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Réseau Actif (association loi 1901)
Ressources pour entreprendre

Tester son activité avant de créer son entreprise

Une couveuse permet de trouver ses premiers clients et de vérifier que son projet tient la route, sans avoir encore immatriculé d’entreprise. Voici comment fonctionne le contrat d’appui au projet d’entreprise, le CAPE, et ce qu’il faut savoir avant de signer.

Des entrepreneurs écoutent la présentation d'une entreprise lors d'une soirée du réseau

Le principe

Qu’est-ce qu’une couveuse d’entreprise ?

Une couveuse est une structure qui vous permet de tester votre activité en conditions réelles avant de créer votre entreprise. Vous prospectez, vous vendez, vous facturez vos premiers clients, mais sous le numéro de la structure qui vous accompagne. Votre entreprise n’existe pas encore juridiquement.

Ce test repose sur un contrat prévu par la loi : le contrat d’appui au projet d’entreprise, ou CAPE, défini aux articles L. 127-1 à L. 127-7 du Code de commerce. Le mot « couveuse » n’apparaît pas dans la loi, qui parle de « personne morale responsable de l’appui ». Il peut s’agir d’une société ou d’une association.

L’intérêt est de répondre aux vraies questions avant d’engager des frais de création : des clients achètent-ils, à quel prix, et le métier vous convient-il au quotidien ? Pendant ce temps, la couveuse vous suit avec des rendez-vous réguliers et vous aide à structurer votre projet.

Le contrat CAPE

Ce que prévoit la loi

Les règles essentielles du contrat, telles que les fixent le Code de commerce et le Code du travail.

Un contrat écrit

Le CAPE doit être conclu par écrit, sous peine de nullité. Il décrit le programme d’accompagnement, les moyens mis à votre disposition et ce que vous avez le droit d’engager auprès de vos clients et fournisseurs.

Douze mois, renouvelables deux fois

Le contrat dure au plus un an. Il peut être renouvelé deux fois, toujours par écrit. La période de test ne dépasse donc jamais trois ans.

Pour qui

Toute personne qui porte un projet de création ou de reprise et qui n’est pas salariée à temps plein. Le dirigeant associé unique d’une société, EURL ou SASU, peut aussi en signer un.

Pas un contrat de travail

Vous n’êtes pas salarié de la couveuse, mais vous relevez du régime général de la sécurité sociale, y compris pour les accidents du travail. La couveuse verse les cotisations et déclare le contrat.

Vos engagements sont portés

Tant que vous n’êtes pas immatriculé, la couveuse répond à l’égard des tiers des engagements pris dans le cadre du programme. Après l’immatriculation, vous en répondez ensemble jusqu’à la fin du contrat.

Une mention sur vos factures

Vos devis et factures indiquent que vous êtes en CAPE, avec le nom, l’adresse et le numéro de la couveuse, et la date de fin du contrat.

Avant de signer

Les points à vérifier

Le coût de l’accompagnement

Chaque couveuse fixe ses conditions d’entrée et le prix de son suivi. La Région Sud indique que le reste à charge peut prendre la forme d’un pourcentage du chiffre d’affaires, d’un forfait mensuel, ou des deux. Aucun texte ne fixe ce montant : demandez-le par écrit avant de vous engager.

Vos allocations et votre protection sociale

Si vous êtes inscrit à France Travail, vous pouvez sous conditions continuer à percevoir vos allocations pendant le CAPE, et une rémunération versée pendant le contrat peut ouvrir de nouveaux droits. Le CAPE ne donne pas droit aux congés payés. Faites le point avec votre conseiller France Travail avant la signature.

Le chiffre d’affaires et votre rémunération

Avant votre immatriculation, c’est la couveuse qui facture vos clients. Le contrat précise si vous êtes rémunéré, comment cette rémunération est calculée et versée, et comment vous remboursez les cotisations qu’elle paie pour vous. Lisez ces clauses avec attention : ce sont elles qui déterminent ce qui vous revient.

La suite

Si l’activité démarre vraiment, vous devez immatriculer votre entreprise, et une copie du contrat est jointe à la déclaration. Le CAPE continue alors jusqu’à son terme. Il peut aussi s’arrêter plus tôt : les conditions de rupture anticipée figurent obligatoirement dans le contrat.

Ce qui existe

Couveuse, pépinière, incubateur, coopérative : quelle différence ?

Plusieurs formules accompagnent les créateurs. Elles ne s’adressent pas au même moment du projet.

Couveuse

Tester l’activité avant de créer, sous contrat CAPE, avec le numéro de la structure qui vous accompagne. Jusqu’à trois ans.

Pépinière d’entreprises

Héberger et suivre une entreprise en création ou récente, avec des bureaux ou ateliers à prix réduit, généralement pendant deux à quatre ans.

Lire la page pépinière

Incubateur et accélérateur

L’incubateur accompagne surtout des projets innovants, avant ou juste après la création. L’accélérateur aide des entreprises déjà lancées à grandir, parfois contre une part du capital.

Coopérative d’activité et d’emploi

Exercer une activité indépendante sans créer sa société, avec un statut d’entrepreneur-salarié, et devenir associé de la coopérative dans les trois ans.

Et Réseau Actif ?

Réseau Actif n’est pas une couveuse

Réseau Actif est une association loi 1901 qui réunit les entrepreneurs du Pays de Fayence. Elle ne signe pas de CAPE et n’héberge aucune activité. Ce qu’elle apporte est complémentaire : un endroit pour parler de son projet, des entrepreneurs qui se sont posé les mêmes questions il y a peu, et un réseau pour trouver ses premiers contacts.

La permanence du mercredi après-midi, à France Services, 50 route de l’Aérodrome à Fayence, est gratuite et ouverte à tous, adhérents ou non. Vous pouvez y venir avec votre projet de test, en discuter, et préparer les questions à poser à la structure que vous choisirez.

Pour trouver une couveuse, la Région Sud présente dans son dispositif Mon projet d’entreprise les structures qu’elle soutient, et Service Public Entreprendre décrit les différentes façons de tester son projet avant de créer.

L'entrée de la Maison du Pays de Fayence, où se tient France Services
La permanence se tient à France Services, à Fayence

Questions fréquentes

La couveuse en quelques questions

Faut-il avoir créé son entreprise pour entrer en couveuse ?
Non, c’est justement l’intérêt. Pendant le CAPE, votre entreprise n’est pas encore immatriculée : vous vendez et facturez sous le numéro de la couveuse. Si l’activité démarre vraiment, vous immatriculez votre entreprise avant la fin du contrat, qui continue alors jusqu’à son terme.
Combien de temps peut-on rester en couveuse ?
Le CAPE dure au plus douze mois et peut être renouvelé deux fois, chaque fois par écrit. La période de test ne dépasse donc jamais trente-six mois. La durée exacte dépend de votre projet et de ce que prévoit la couveuse.
Est-on salarié de la couveuse ?
Non. Le CAPE n’est pas un contrat de travail. Vous relevez pourtant du régime général de la sécurité sociale, y compris pour les accidents du travail, et la couveuse verse les cotisations sociales pour votre compte. Le contrat prévoit comment vous les lui remboursez.
Peut-on garder ses allocations chômage ?
Oui, sous conditions : une personne inscrite à France Travail peut continuer à percevoir ses allocations pendant le CAPE, et une rémunération versée pendant le contrat peut ouvrir de nouveaux droits. Le mieux est d’en parler à votre conseiller France Travail avant de signer.
Réseau Actif peut-il me recommander une couveuse ?
L’association ne recommande pas de structure en particulier. À la permanence de Fayence, un membre du réseau vous aide à préparer votre projet et à formuler vos questions. La liste des couveuses soutenues par la Région Sud figure sur le site de la Région, dans le dispositif « Mon projet d’entreprise ».

Sources

Pour lire les textes

Textes et liens vérifiés le 30 septembre 2026.

Un projet à tester ?

Parlons-en, sans engagement

Venez à la permanence du mercredi à Fayence, ou rencontrez les entrepreneurs du territoire lors d’une prochaine soirée du réseau.