Compte courant d'associé : taux, débiteur, modèle

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Compte courant d'associé : remboursement, taux plafond de 4,33 %, PFU de 31,4 %, compte débiteur interdit en SARL et SAS, convention en Word.

En bref

Le compte courant d'associé enregistre les sommes qu'un associé prête à sa société en plus de sa part de capital. Sauf stipulation contraire, comme une clause de blocage, il est remboursable à tout moment (Cour de cassation, 12 février 2025, n° 23-17.483). Les intérêts doivent être fixés par écrit ; la société ne les déduit que dans la limite d'un taux plafond, 4,33 % pour les exercices de douze mois clos du 30 juin au 29 septembre 2026, et si son capital est entièrement libéré (article 39, 1, 3° du code général des impôts). Pour l'associé personne physique, les intérêts supportent par défaut 31,4 % : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le compte courant débiteur est interdit à

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La réponse courte

Le compte courant d'associé enregistre les sommes qu'un associé prête à sa société en plus de sa part de capital : c'est une dette de la société envers lui. Sauf stipulation contraire, comme une clause de blocage, l'associé peut en exiger le remboursement à tout moment (Cour de cassation, 12 février 2025). Les intérêts doivent être fixés par écrit ; la société ne les déduit que dans la limite d'un taux plafond publié par l'administration, 4,33 % pour les exercices de douze mois clos du 30 juin au 29 septembre 2026, et à condition que son capital soit entièrement libéré (article 39, 1, 3° du code général des impôts). Pour l'associé personne physique, ces intérêts supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. L'inverse, un compte courant débiteur, est interdit à peine de nullité aux gérants et associés personnes physiques de SARL, aux administrateurs et directeurs généraux de SA et au président et aux dirigeants de SAS.

1. Ce qu'est un compte courant d'associé

Un prêt de l'associé à sa société. L'associé met des sommes à la disposition de la société, ou lui en laisse : un virement, mais aussi une rémunération, des frais ou des dividendes qu'il ne retire pas tout de suite. La société les inscrit au passif de son bilan, dans un compte d'associé (compte 4551 « Associés, comptes courants » selon Bpifrance Création). Il n'y a pas de compte bancaire à ouvrir : c'est une écriture comptable, et une créance de l'associé sur la société.

Ce n'est pas du capital. Le capital est apporté une fois pour toutes, rémunéré par des dividendes quand il y a des bénéfices, et récupéré seulement à la sortie de l'associé ou à la liquidation. L'avance en compte courant se rembourse, et peut produire des intérêts même si la société n'a pas de bénéfice distribuable. Elle évite une augmentation de capital, plus longue et plus coûteuse.

Qui peut prêter ? Les associés ou actionnaires, les gérants, les administrateurs, les directeurs généraux et les présidents de SAS : les fonds qu'ils laissent en compte ne sont pas des « fonds remboursables du public », réservés aux banques (article L. 312-2 du code monétaire et financier). Un entrepreneur individuel n'a pas d'associé, donc pas de compte courant d'associé.

2. Apporter et récupérer son argent

Écrire avant de verser. L'écrit protège les deux parties, et il est obligatoire pour le taux d'intérêt. Tout ce qui compte se négocie avant le virement : le montant, la durée, les intérêts, le préavis de remboursement. Le taux d'intérêt conventionnel doit être fixé par écrit (article 1907 du code civil). La convention en Word du § 7 sert à cela. Dans une SARL, une convention entre la société et l'un de ses gérants ou associés est présentée à l'assemblée dans un rapport, sur lequel elle statue (article L. 223-19 du code de commerce) ; dans une SAS, le rapport porte sur les conventions avec le président, un dirigeant ou un associé disposant de plus de 10 % des droits de vote (article L. 227-10).

Remboursable à tout moment, sauf stipulation contraire. La Cour de cassation le rappelle : tout associé peut exiger à tout moment, et sans avoir à justifier sa demande, le remboursement du solde de son compte courant, l'avance constituant un prêt à durée indéterminée (Cass. com., 12 février 2025, n° 23-17.483, publié au bulletin). C'est confortable pour l'associé, moins pour le trésorier : une demande de remboursement peut tomber au pire moment.

La clause de blocage. C'est la « stipulation contraire » : l'associé s'engage à ne pas demander le remboursement avant une date, ou avant un événement. Selon Bpifrance Création, les banques peuvent alors traiter le compte courant comme des quasi-fonds propres, surtout s'il s'accompagne d'une cession d'antériorité, par laquelle l'associé accepte de n'être remboursé qu'après d'autres créanciers. Une banque qui prête à la société le demande souvent.

Se rembourser quand la société va mal

Le gérant qui se rembourse son compte courant en connaissant les difficultés de la société, pour privilégier sa situation personnelle, peut commettre une faute de gestion : le seul fait que le compte bancaire était créditeur ce jour-là ne suffit pas à l'écarter (Cass. com., 20 octobre 2021, n° 20-11.095). En cas de liquidation judiciaire avec une insuffisance d'actif, le tribunal peut mettre tout ou partie de celle-ci à la charge des dirigeants dont la faute de gestion y a contribué, sauf simple négligence (article L. 651-2 du code de commerce).

Si la société entre en procédure collective

  • Plus de remboursement. Le jugement d'ouverture interdit de payer les créances nées avant lui (article L. 622-7). Le compte courant y passe comme les autres dettes : un paiement fait en violation de cette règle peut être annulé à la demande de tout intéressé.
  • Déclarer sa créance. L'associé déclare son compte courant au mandataire judiciaire (article L. 622-24) dans les deux mois de la publication du jugement d'ouverture au Bodacc (article R. 622-24). Être « de la maison » ne dispense pas de remplir la déclaration.
  • La période suspecte. Un paiement de dette non échue fait depuis la date de cessation des paiements est nul (article L. 632-1, I, 3°) : rembourser par anticipation un compte bloqué après la date de cessation des paiements ne tient pas.
La vie d'un compte courant d'associé en quatre temps. 1 : le versement, avec une convention écrite. 2 : les intérêts, à un taux fixé par écrit, déductibles pour la société jusqu'au taux plafond, 4,33 % pour les derniers exercices publiés. 3 : le remboursement, à tout moment sauf clause de blocage. 4 : en cas de difficultés, prudence : se rembourser peut être une faute de gestion, et en procédure collective on déclare sa créance dans les deux mois. La vie d'un compte courant 1 Le versement une convention écrite 2 Les intérêts taux écrit ; déduction jusqu'à 4,33 % (BOFiP) 3 Le remboursement à tout moment, sauf clause de blocage 4 Les difficultés pas de retrait de faveur ; créance déclarée en 2 mois

3. Les intérêts : ce que la société peut déduire

Rémunéré ou non, c'est un choix. On peut prêter sans intérêt. Si l'on en prévoit, le taux est écrit (article 1907 du code civil). Selon Bpifrance Création, un associé personne physique peut renoncer aux intérêts, mais il n'est pas recommandé à une société associée d'y renoncer, sous peine de se voir reprocher un acte anormal de gestion.

Un plafond de déduction. La société déduit de son résultat les intérêts servis aux associés, quelle que soit sa forme, dans la limite d'un taux égal à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les banques pour les prêts à taux variable aux entreprises d'une durée initiale supérieure à deux ans (article 39, 1, 3°). Au-delà, l'intérêt peut être versé, mais il n'est pas déductible. Le plafond vaut pour tous les associés, dirigeants ou non, et la déduction suppose que le capital ait été entièrement libéré. Quand le prêteur est une entreprise associée ou liée, la société peut retenir à la place le taux qu'elle aurait obtenu d'un établissement financier indépendant, s'il est plus élevé (article 212).

Taux effectifs moyens publiés (BOI-BIC-CHG-50-50-30, 5 août 2026)Taux
3e trimestre 20254,36 %
4e trimestre 20254,30 %
1er trimestre 20264,31 %
2e trimestre 20264,35 %
Exercice de douze mois clos entre le 30 juin et le 29 septembre 20264,33 %

Pour un exercice clos le 31 décembre 2026, le taux sera la moyenne des quatre trimestres de 2026 : il ne sera connu qu'après la publication du taux du 4e trimestre. Pour un exercice décalé ou de durée différente, le BOFiP donne la formule de calcul.

Exemple fictif : une SARL de menuiserie à Fayence

La SARL, au capital entièrement libéré, clôt un exercice de douze mois le 31 août 2026. Sur toute la durée de l'exercice, l'une des deux associées, une personne physique, lui a laissé 30 000 € en compte courant, rémunérés à 5 % par une convention écrite.

  • Intérêts versés : 30 000 × 5 % = 1 500 €.
  • Plafond de déduction : 30 000 × 4,33 % = 1 299 €.
  • Résultat : la société déduit 1 299 € ; les 201 € restants ne sont pas déductibles. Fixer le taux un peu sous le plafond évite ce petit calcul chaque année.

4. L'imposition des intérêts pour l'associé

L'associé personne physique perçoit des revenus de capitaux mobiliers, soumis par défaut à l'imposition forfaitaire de 12,8 % (article 200 A), à laquelle s'ajoutent les prélèvements sociaux. Depuis le 1er janvier 2026, ceux-ci sont de 18,6 % sur les produits de placement : CSG de 10,6 %, CRDS de 0,5 % et prélèvement de solidarité de 7,5 % (Service Public). Le prélèvement forfaitaire unique atteint donc 31,4 %. L'associé peut opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, plus avantageux s'il n'est pas imposable ou imposé à 11 %, selon Service Public.

  • À la source : la société qui paie retient un prélèvement de 12,8 % (article 125 A), imputé ensuite sur l'impôt de l'année (article 193).
  • La dispense : l'associé dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) peut demander à en être dispensé, par une attestation sur l'honneur remise à la société au plus tard le 30 novembre de l'année qui précède le paiement (article 242 quater).

Sur les 1 500 € de l'exemple, au prélèvement forfaitaire unique : 192 € d'impôt et 279 € de prélèvements sociaux, soit 1 029 € nets pour l'associée.

L'associé société soumis à l'impôt sur les sociétés comptabilise les intérêts en produits financiers imposables (Bpifrance Création).

5. Le compte courant débiteur : interdit à qui ?

Un compte courant est débiteur quand c'est l'associé qui doit de l'argent à la société : il a retiré plus qu'il n'avait apporté, ou la société a payé ses dépenses personnelles. C'est l'erreur classique de l'associé qui confond la carte bancaire de la société avec la sienne.

FormeQui ne peut pas avoir de compte courant débiteur
SARL et EURL (article L. 223-21)Les gérants et les associés autres que les personnes morales, ainsi que les représentants légaux des personnes morales associées.
SA (article L. 225-43)Les administrateurs autres que les personnes morales, le directeur général, les directeurs généraux délégués et les représentants permanents des personnes morales administrateurs.
SAS et SASU (article L. 227-12)Le président et les dirigeants de la société.
Dans tous ces casLa même interdiction vise leur conjoint, leurs ascendants et descendants, et toute personne interposée.

Ce qui est interdit, à peine de nullité du contrat : emprunter à la société sous quelque forme que ce soit, se faire consentir un découvert, en compte courant ou autrement, et faire cautionner ou avaliser par elle ses engagements envers des tiers. Une société qui exploite un établissement financier échappe à l'interdiction pour les opérations courantes de son commerce conclues à des conditions normales.

Qui ne peut pas avoir de compte courant débiteur. En SARL : les gérants et les associés personnes physiques. En SA : les administrateurs personnes physiques, le directeur général et les directeurs généraux délégués. En SAS : le président et les dirigeants. Dans tous les cas, leur conjoint, leurs parents, leurs enfants et toute personne interposée. Ailleurs, ce n'est pas interdit par ces articles, mais des risques pénaux et fiscaux demeurent selon la forme de la société. Compte débiteur interdit SARL gérants, associés personnes physiques SA administrateurs, DG, DG délégués SAS président et dirigeants + conjoint, parents, enfants, prête-nom Ailleurs : pas interdit mais risque pénal et fiscal

Les associés qui ne sont pas visés

L'associé non dirigeant d'une SAS, l'actionnaire qui n'est pas administrateur d'une SA ou l'associé personne morale d'une SARL ne sont pas visés par ces articles. Ce n'est pas pour autant un feu vert :

  • L'abus de biens sociaux. Le dirigeant qui fait, de mauvaise foi, des biens ou du crédit de la société un usage qu'il sait contraire à son intérêt, à des fins personnelles ou pour favoriser une entreprise où il est intéressé, encourt cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende (articles L. 241-3, 4° pour la SARL, L. 242-6, 3° pour la SA, applicable aux dirigeants de SAS par l'article L. 244-1).
  • Le fisc. Dans une société soumise à l'impôt sur les sociétés, les sommes mises à la disposition des associés à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes sont considérées, sauf preuve contraire, comme des revenus distribués (articles 108 et 111, a du code général des impôts) : l'associé peut être imposé comme s'il avait reçu un dividende.
  • Les conventions réglementées. Une avance à un associé de SAS qui détient plus de 10 % des droits de vote entre dans le rapport sur les conventions (article L. 227-10).

Et dans une SCI ? Les articles du code civil consacrés aux sociétés civiles ne contiennent pas d'interdiction équivalente à celles de la SARL, de la SA et de la SAS : ce sont alors les statuts, l'intérêt de la société et la fiscalité qui encadrent l'opération. Un notaire ou un expert-comptable vous dira ce qu'il en est pour la vôtre.

Régulariser. Un compte débiteur se rembourse vite, par un virement de l'associé, ou par compensation avec une rémunération ou un dividende régulièrement décidés. Mieux vaut le faire avant la clôture que d'en discuter avec le contrôleur.

6. Abandonner son compte courant, ou le transformer en capital

L'abandon de créance. L'associé renonce à se faire rembourser, souvent pour aider la société à passer un cap. Pour la société qui en bénéficie, l'abandon constitue en principe un produit imposable (BOI-BIC-BASE-50, pour l'abandon consenti par une entreprise) : effacer une dette n'est pas gratuit fiscalement. Une clause de retour à meilleure fortune, qui prévoit le remboursement si la situation se rétablit, peut être prévue : elle se négocie avant de signer.

L'incorporation au capital. Dans une SA ou une SAS, les actions nouvelles peuvent être libérées par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la société (article L. 225-128, applicable à la SAS par l'article L. 227-1) : le compte courant devient du capital. L'opération obéit aux règles de l'augmentation de capital ; elle se prépare avec un professionnel.

7. La convention de compte courant à remplir

Le modèle couvre le cas le plus fréquent : un associé personne physique qui prête une somme à sa société, avec ou sans intérêts, avec ou sans blocage. Supprimez les options inutiles avant de signer.

Convention de compte courant d'associé

Entre les soussignés :

La société [dénomination], [forme : SARL, SAS…] au capital de [montant] €, dont le siège est [adresse], immatriculée au RCS de [ville] sous le numéro [SIREN], représentée par [nom], [qualité], ci-après « la Société » ;

Et [nom, prénom], demeurant [adresse], associé titulaire de [nombre] [parts sociales ou actions], ci-après « l'Associé ».

Article 1. Objet. L'Associé met à la disposition de la Société, qui l'accepte, une avance en compte courant d'associé, dans les conditions ci-dessous.

Article 2. Montant et versement. L'avance s'élève à [montant en chiffres] € ([montant en lettres] euros), versée le [date] par [virement sur le compte de la Société]. Toute avance complémentaire fera l'objet d'un accord écrit des parties.

Article 3. Remboursement. Option A : l'avance est remboursable à tout moment, sur demande écrite de l'Associé, avec un préavis de [nombre] jours. Option B : l'Associé s'interdit d'en demander le remboursement avant le [date de fin du blocage] ; à compter de cette date, elle est remboursable sur demande écrite, avec un préavis de [nombre] jours.

Article 4. Intérêts. Option A : l'avance ne porte pas intérêt. Option B : l'avance porte intérêt au taux annuel de [taux] %, calculé prorata temporis sur le solde créditeur et payé [chaque année à la clôture de l'exercice]. Les parties savent que la part des intérêts calculée au-delà du taux prévu à l'article 39, 1, 3° du code général des impôts n'est pas déductible du résultat de la Société.

Article 5. Subordination (facultatif). L'Associé accepte de n'être remboursé qu'après complet désintéressement de [nom de l'établissement prêteur] au titre du prêt n° [référence].

Article 6. Cession des titres. En cas de cession de tout ou partie de ses titres, le sort de l'avance est réglé ainsi : [remboursement à la date de la cession, ou cession de la créance au cessionnaire].

Article 7. Approbation. La présente convention est soumise, s'il y a lieu, à la procédure des conventions réglementées prévue par [l'article L. 223-19 ou L. 227-10] du code de commerce.

Fait à [ville], le [date], en deux exemplaires. Pour la Société : [signature] · L'Associé : [signature]

Demande de remboursement

[Nom, prénom, adresse de l'Associé] à [dénomination et adresse de la Société], à l'attention de [nom du gérant ou du président], le [date].

Objet : remboursement de mon compte courant d'associé.

Conformément à [l'article 3 de la convention du …], je vous demande le remboursement de [la totalité ou … €] du solde de mon compte courant d'associé, soit [montant] €, à l'issue du préavis de [nombre] jours, par virement sur le compte [IBAN]. Je vous remercie de me confirmer la date du virement.

[Signature]

La check-list avant de signer

  • Le capital est entièrement libéré, sinon aucun intérêt n'est déductible.
  • Le taux est écrit et, de préférence, inférieur au dernier taux plafond publié.
  • Le blocage éventuel est compatible avec vos propres besoins de trésorerie.
  • La convention est présentée aux associés selon la forme de la société.
  • Aucun gérant ou dirigeant visé par l'interdiction n'a un compte débiteur à la clôture.
  • Pour un associé qui veut la dispense du prélèvement de 12,8 % : l'attestation est remise avant le 30 novembre.

8. Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un compte courant d'associé ?

C'est l'enregistrement des sommes qu'un associé prête à sa société en plus de sa part de capital. Il figure au passif du bilan : c'est une dette de la société envers l'associé.

Quel taux d'intérêt pour un compte courant d'associé ?

Le taux est libre mais doit être écrit. La société ne déduit les intérêts que dans la limite du taux plafond publié par l'administration : 4,33 % pour les exercices de douze mois clos entre le 30 juin et le 29 septembre 2026.

Comment sont imposés les intérêts de compte courant d'associé ?

Pour un associé personne physique, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif. La société retient 12,8 % lors du paiement, sauf dispense.

Peut-on avoir un compte courant d'associé débiteur ?

Non pour les gérants et associés personnes physiques de SARL, les administrateurs et directeurs généraux de SA, et le président et les dirigeants de SAS, ni pour leurs proches ou un prête-nom : le contrat est nul. Pour les autres, ce n'est pas interdit par ces articles, mais les risques pénal et fiscal demeurent.

Un associé peut-il demander à tout moment le remboursement de son compte courant ?

Oui, sauf stipulation contraire, comme une clause de blocage, selon la Cour de cassation. Le dirigeant qui se rembourse en connaissant les difficultés de la société s'expose toutefois à une action pour faute de gestion.

Que devient le compte courant si la société est en redressement ou en liquidation ?

Il ne peut plus être remboursé hors de la procédure. L'associé déclare sa créance au mandataire judiciaire dans les deux mois de la publication du jugement d'ouverture au Bodacc.

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Pour nous rencontrer : reseauactif.fr

Sources. Code général des impôts, articles 39, 108, 111, 125 A, 193, 200 A, 212 et 242 quater, version à jour du 1er septembre 2026 (codes.droit.org) ; code de commerce, articles L. 223-19, L. 223-21, L. 225-43, L. 225-128, L. 227-1, L. 227-10, L. 227-12, L. 241-3, L. 242-6, L. 244-1, L. 622-7, L. 622-24, L. 632-1, L. 651-2 et R. 622-24, version à jour du 1er octobre 2026 (codes.droit.org) ; code civil, articles 1905 et 1907, version à jour du 29 juillet 2026 (codes.droit.org) ; code monétaire et financier, article L. 312-2, version à jour du 1er septembre 2026 (codes.droit.org) ; code de la sécurité sociale, article L. 136-8, version à jour du 15 octobre 2026 (codes.droit.org) ; consultés le 15 octobre 2026 · Cour de cassation, chambre commerciale, 12 février 2025, n° 23-17.483, publié au bulletin, et 20 octobre 2021, n° 20-11.095 · Bulletin officiel des finances publiques : BOI-BIC-CHG-50-50-30, version du 5 août 2026 ; BOI-BIC-BASE-50, version du 28 janvier 2013 ; lus le 15 octobre 2026 · Service Public : « Prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) sur les revenus du patrimoine et de placements », vérifiée le 30 juin 2026 ; Entreprendre Service Public, « Évolution du taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) », publiée le 10 février 2026 ; lues le 15 octobre 2026 · Bpifrance Création : « Comptes courants d'associés », lue le 15 octobre 2026. Avertissement. Exemples fictifs. Ce guide et son modèle ne constituent ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Réseau Actif n'est pas un service public. Version. Document établi le 15 octobre 2026 par Réseau Actif.


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