Négocier un prix : client, fournisseur, banquier, bailleur

Publié le · par Réseau Actif · sources officielles citées

Négocier un prix sans se brader : les trois chiffres à préparer (objectif, plancher, MESORE), la négociation raisonnée de Fisher et Ury, qui doit annoncer le premier chiffre selon la recherche sur l'ancrage, et les règles utiles face au fournisseur, au banquier et au bailleur.

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En bref

Pour négocier un prix sans se brader, tout se prépare avant le rendez-vous : un objectif ambitieux, un prix plancher et une solution de repli si l'accord échoue, la MESORE ou BATNA, notion de Roger Fisher et William Ury (Getting to Yes, Harvard, 1981). Leur négociation raisonnée sépare les personnes du problème, cherche les intérêts derrière les positions, invente des options à bénéfice mutuel et s'appuie sur des critères objectifs : elle vise une négociation intégrative, qui agrandit le gâteau, plutôt que distributive, qui partage un gâteau fixe. Celui qui annonce le premier chiffre obtient en moyenne un meilleur résultat, car il ancre la discussion (Galinsky et Mussweiler, 2001), surtout a

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La réponse courte
  • Avant : notez votre objectif, votre prix plancher et votre solution de repli, la MESORE.
  • Pendant : cherchez les intérêts derrière les positions, appuyez-vous sur des critères objectifs (Fisher et Ury, Harvard, 1981).
  • Le premier chiffre avantage en moyenne celui qui l'annonce, s'il connaît le marché et tait ses priorités.
  • Chaque concession s'échange contre une contrepartie. Face au fournisseur, au banquier et au bailleur, la loi fixe des limites utiles.

1. Avant de négocier, fixez trois chiffres : objectif, plancher, solution de repli

Une négociation se perd souvent avant le premier mot. Sans chiffres préparés, au premier « c'est cher », il ne reste que l'improvisation, et elle fait rarement monter le prix.

  • Le prix plancher : votre prix de revient plus le revenu dont vous avez besoin. Il se calcule, il ne se ressent pas (voir Prix de revient, marge et taux de marque).
  • L'objectif : le prix visé, ambitieux mais défendable. Entre les deux, votre marge de manœuvre.
  • La solution de repli : ce que vous ferez si l'on ne signe pas. Un autre chantier, un deuxième fournisseur, une autre banque.

La MESORE, l'idée venue de Harvard

Cette dernière notion vient de Getting to Yes, publié en 1981 par Roger Fisher et William Ury, du Harvard Negotiation Project. Ils l'appellent BATNA ; la traduction française de 1982 dit MESORE, « meilleure solution de rechange ».

C'est elle qui dit quand refuser : un accord moins bon que votre MESORE est un mauvais accord, même signé avec le sourire. Pensez aussi à celle de l'autre.

Exemple fictif

Ismaël, menuisier agenceur à Fréjus, doit chiffrer l'agencement d'une boutique de Saint-Raphaël. Plancher : 10 400 € HT, salaire compris. Objectif : 12 000 €. MESORE : une cuisine à Puget-sur-Argens, sur les mêmes semaines.

Celle de la cliente : un concurrent libre en mars, alors qu'elle veut ouvrir pour Pâques. Ismaël sait déjà quand il dira non.

Les trois chiffres à préparer. En haut, votre objectif, le prix que vous visez. En bas, votre prix plancher, en dessous duquel vous perdez de l'argent. Entre votre plancher et le maximum que l'autre peut payer s'étend la zone d'accord. Hors de cette zone, votre solution de repli, la MESORE, prend le relais. Les trois chiffres à préparer prix Votre objectif le prix que vous visez La zone d'accord entre votre plancher et le maximum de l'autre Votre prix plancher en dessous, vous perdez Hors zone : votre MESORE ce que vous ferez sans accord

2. Négociation raisonnée : cherchez les intérêts derrière les positions

Les chercheurs distinguent deux situations. La négociation distributive ressemble au marchandage d'un tapis : un gâteau fixe, et chaque part prise par l'un manque à l'autre. La négociation intégrative cherche d'abord à agrandir le gâteau.

Au marchandage de positions, Fisher et Ury opposent la négociation raisonnée, qui cherche justement à agrandir le gâteau. Quatre règles :

  • séparer les personnes du problème : ferme sur le prix, aimable avec la personne ;
  • chercher les intérêts, pas les positions : « je veux 10 % » est une position ; derrière, il y a un budget voté, un associé à convaincre, une trésorerie serrée ;
  • inventer des options à bénéfice mutuel avant de choisir : échéancier, version allégée, seconde tranche ;
  • s'appuyer sur des critères objectifs : prix de marché, indice, norme, règle de droit.

La fenêtre de la bibliothèque, 1925

En janvier 1925, l'Américaine Mary Parker Follett, pionnière du management, raconte une scène vécue à la bibliothèque de Harvard. Quelqu'un veut ouvrir la fenêtre ; elle, la fermer. Ils ouvrent celle de la pièce voisine, vide : elle fuyait le vent du nord, lui voulait de l'air. Personne n'a cédé.

Follett pointe aussi le défaut du compromis : quand on sait qu'on coupera la poire en deux, chacun gonfle sa demande. Dans un conflit salarial du Massachusetts, les ouvrières les moins payées touchaient environ 8 ou 9 dollars par semaine ; leurs représentantes réclamaient un salaire minimum de 22,40 dollars.

Résultat, note-t-elle : personne ne sait plus ce que l'autre veut vraiment. Et couper la poire en deux récompense celui qui a demandé la plus grosse poire.

Exemple fictif

Devis d'Ismaël : 12 000 €. La gérante répond 10 000 €, « pas un euro de plus ». Ismaël demande d'où vient ce chiffre : c'est le montant de son prêt.

Le problème n'est pas le prix, c'est le calendrier. Il propose le magasin à 10 000 € avant Pâques, puis la bibliothèque du fond à 2 000 € en juin. Accepté.

3. Qui annonce le premier chiffre ? Souvent vous, si vous connaissez le marché

« Celui qui annonce le premier a perdu », dit-on. La recherche dit plutôt l'inverse. Le premier chiffre sert d'ancre : on s'en éloigne trop peu (voir notre guide sur les biais cognitifs).

En 2001, Adam Galinsky et Thomas Mussweiler l'ont vérifié sur trois expériences : celui qui fait la première offre, acheteur ou vendeur, obtient un meilleur résultat, et cette offre prédit fortement le prix final.

Un chiffre précis pèse plus qu'un chiffre rond

En 2013, une équipe de l'université Columbia le montre sur des marchandages imaginés, proposés en ligne : face à 20 dollars, on contre-propose plus loin que face à 19 ou 21. Le chiffre précis laisse penser que son auteur a calculé.

Un devis à 11 860 € dit « j'ai compté » ; à 12 000 €, « à peu près ». Le chiffre rond invite à la remise ronde.

Réserve des auteurs : trop extrême, ou sans calcul derrière, l'offre précise peut faire capoter la discussion.

Quand ne pas parler en premier

En 2016, cinq chercheurs, dont Galinsky, montrent qu'une première offre a deux effets. Elle ancre, mais elle peut révéler ce qui compte le plus pour son auteur. Dans leurs expériences, quand elle trahissait ses priorités, l'avantage s'inversait face à un interlocuteur attentif à son seul intérêt. En pratique :

  • vous connaissez vos coûts et le marché : annoncez en premier un chiffre précis et justifiable ;
  • vous ignorez ce que vaut la chose : posez d'abord des questions ;
  • annoncez un chiffre, jamais vos priorités : « 11 860 € » se discute, « il me faut ce chantier » se paie.
Le détail qui change tout

L'ancre de l'autre se neutralise. Chez Galinsky et Mussweiler, l'avantage du premier chiffre disparaissait quand celui qui le recevait pensait à autre chose : aux solutions de rechange de son interlocuteur, au prix limite de celui-ci, ou à son propre objectif. Pas réduit : annulé.

Un client ouvre à 8 000 € pour un travail qui en vaut 12 000 ? Ne contre-proposez pas « autour » de 8 000 : revenez à votre objectif et à votre calcul.

Une nuance honnête : négociations jouées en laboratoire, pas sur des chantiers. Mais écrire son chiffre avant le rendez-vous ne coûte rien.

4. Avec un client : chaque concession contre une contrepartie

Face à un client, une règle simple : rien ne se donne, tout s'échange. À une demande de remise, répondez « oui, si ».

  • Demandez une contrepartie : acompte plus élevé, paiement comptant, dates souples, engagement sur plusieurs commandes.
  • Réduisez le contenu plutôt que le prix (voir Annoncer ses prix).
  • Proposez deux ou trois formules de même valeur pour vous. En 2019, six expériences ont montré que plusieurs offres équivalentes présentées ensemble ancrent plus fort, paraissent plus sincères et détendent la discussion. La question devient « laquelle ? » plutôt que « oui ou non ? ».
  • Entre professionnels, le droit connaît la même idée : celui qui obtient ou tente d'obtenir de l'autre « un avantage ne correspondant à aucune contrepartie ou manifestement disproportionné » engage sa responsabilité (article L. 442-1, I du code de commerce). Une remise ordinaire n'est pas une faute : la règle vise les abus.
  • Taisez-vous après votre prix, puis posez des questions (voir Écoute active et communication assertive).
La galerie des négociateurs (portraits grossis, fictifs)

« Un confrère me le fait à moitié prix. » Le devis du confrère n'est jamais montré. Il vit, comme le monstre du Loch Ness, de témoignages invérifiables.

« Faites un geste. » Le geste commercial va toujours dans le même sens : de votre poche vers la sienne.

5. Fournisseur, banquier, bailleur : la même méthode, des règles en plus

Le fournisseur : volume, délai de paiement, convention écrite

Votre MESORE, c'est un second devis. Outre le prix, le regroupement des commandes, la livraison et le délai de paiement se négocient. Ce délai est encadré (article L. 441-10 du code de commerce) :

  • à défaut d'accord, 30 jours après la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation ;
  • au maximum 60 jours après la date d'émission de la facture ;
  • ou 45 jours fin de mois, si le contrat le prévoit expressément et sans abus manifeste envers le créancier.

Certains secteurs ont leurs propres plafonds, plus courts ou plus longs : denrées périssables, transport routier, jouet, bijouterie… (article L. 441-11).

Si vous revendez ses produits, le résultat de la négociation commerciale figure dans une convention écrite d'un, deux ou trois ans, conclue en principe au plus tard le 1er mars (article L. 441-3).

Une exception surprend : aucun acheteur ne peut obtenir de remises, rabais ni ristournes sur l'achat de fruits et légumes frais. Seule une réfaction pour produit non conforme reste possible, si un accord interprofessionnel en fixe les conditions (article L. 443-2, II).

Exemple fictif

Ismaël achète 18 000 € de panneaux par an. Il demande 5 %, le négociant offre 2 %.

Au lieu de couper la poire en deux, il regroupe ses livraisons, contre 3 % et un paiement à 45 jours fin de mois écrit au contrat, au lieu de 30 jours. Il n'a pas eu ses 5 %, mais il paie environ un mois plus tard.

Le banquier : un dossier, une autre banque, vos droits

Il négocie avec un dossier, pas avec votre enthousiasme. Ayez aussi une MESORE : une autre banque, du crédit-bail, un report.

  • Découvert réduit ou supprimé : un concours à durée indéterminée et non occasionnel ne peut être réduit ou interrompu que par écrit, après un préavis d'au moins 60 jours, sauf comportement gravement répréhensible ou situation irrémédiablement compromise ; sur demande, la banque en donne les raisons (article L. 313-12 du code monétaire et financier).
  • Blocage : la médiation du crédit de la Banque de France est ouverte à toutes les entreprises, gratuite et confidentielle. Après un échange avec votre conseiller, saisissez-la en ligne (aide au 3414), avant la fin du préavis si un découvert est dénoncé.
Ce que peu de gens savent

Si votre banque vous note, vous pouvez demander la note. Elle doit fournir aux entreprises qui sollicitent un prêt ou en bénéficient « leur notation et une explication sur les éléments ayant conduit aux décisions de notation les concernant », si elles le demandent (article L. 313-12-1 du code monétaire et financier).

Le critère objectif par excellence : demandez-la par écrit avant de discuter taux ou garantie.

Le bailleur : tout se joue avant la signature

Le loyer de départ d'un bail commercial est libre. C'est là que vous avez le plus de marge : montant, clauses de sortie, travaux, charges (voir Bail commercial 3-6-9 et bail dérogatoire).

Ensuite, la révision triennale se demande trois ans au moins après l'entrée dans les lieux. La hausse est plafonnée à la variation de l'indice des loyers commerciaux ou des activités tertiaires (article L. 145-38 du code de commerce).

Exception : le bailleur prouve que les facteurs locaux de commercialité ont changé au point de faire varier à eux seuls la valeur locative de plus de 10 %. Même alors, la hausse ne peut dépasser, pour une année, 10 % du loyer de l'année précédente.

Exemple fictif

Trois ans après son entrée dans l'atelier, Ismaël reçoit une demande de révision : 15 % de hausse, « vu le quartier ». Il calcule la variation de l'indice depuis la dernière fixation du loyer et répond par écrit, article L. 145-38 à l'appui.

Le bailleur, qui ne peut pas prouver que le quartier a changé à ce point, revient à l'indice. Une règle de trois a remplacé toute l'éloquence du monde.

Quatre interlocuteurs, quatre leviers. Le client : céder du contenu, pas du prix, et demander une contrepartie. Le fournisseur : le volume, le délai de paiement dans la limite légale, un second devis. Le banquier : un plan de trésorerie, votre notation, une autre banque, la médiation du crédit. Le bailleur : le loyer de départ, libre, puis une révision triennale plafonnée par l'indice. Quatre interlocuteurs, quatre leviers Le client moins de contenu, pas moins de prix chaque remise contre une contrepartie Le fournisseur volume, second devis, délai de paiement dans la limite légale, 60 jours en général Le banquier plan de trésorerie, votre notation une autre banque, la médiation du crédit Le bailleur loyer de départ libre, à négocier puis révision plafonnée par l'indice

6. La fiche de préparation d'une négociation

À remplir avant chaque négociation qui compte. Une fiche remplie la veille vaut mieux que les arguments trouvés sur le parking.

1. Le cadre et mes trois chiffres

Interlocuteur : [client / fournisseur / banque / bailleur, nom] · Rendez-vous le : [date]

Ce qui est négocié : [devis, contrat, prêt, bail…] · Qui décide de son côté : […]

Mon objectif : [montant] · justifié par : [prix de revient, marché, indice…]

Mon prix plancher (en dessous, je refuse) : [montant]

Ma solution de repli si l'accord échoue (MESORE) : […] · comment l'améliorer d'ici là : […]

2. L'autre partie et le premier chiffre

Sa position probable : […] · ses intérêts derrière : [budget, délai, trésorerie, sécurité…]

Sa solution de repli sans moi : […] · son prix limite probable : [montant]

Je connais le marché et mes coûts : [oui : j'annonce en premier / non : je pose d'abord des questions]

Mon premier chiffre, précis et justifiable : [montant] · ce que je ne dis pas : [mes priorités, mon urgence]

Si l'autre ouvre loin, je reviens à : [mon objectif, mon calcul, sa solution de repli]

3. Concessions, contreparties, critères

Concession 1 : […] · contre : [acompte, paiement comptant, volume, délai…]

Concession 2 : […] · contre : […]

Concession 3 : […] · contre : […]

Ce que je n'accorde pas : […] · mes formules à présenter : [A / B / C]

Critères objectifs à citer : [devis concurrent, prix de marché, indice ILC ou ILAT, article de loi, notation bancaire]

4. Après la négociation

Résultat : [montant et conditions] · par rapport à mon objectif : [au-dessus / atteint / en dessous]

Écrit et signé : [devis, avenant, offre de prêt…] · à refaire autrement : […]

7. Questions fréquentes

Qu'est-ce que la négociation raisonnée ?

C'est la méthode présentée en 1981 par Roger Fisher et William Ury, du Harvard Negotiation Project, dans Getting to Yes. Quatre règles : séparer les personnes du problème, viser les intérêts plutôt que les positions, inventer des options à bénéfice mutuel, s'appuyer sur des critères objectifs. Et toujours connaître sa MESORE.

Négociation distributive ou intégrative : quelle différence ?

Distributive : on se partage une valeur fixe, souvent un prix, et ce que l'un gagne, l'autre le perd. Intégrative : on combine plusieurs sujets (prix, délai, volume, paiement) pour que chacun obtienne ce qui compte le plus pour lui. La plupart des négociations commerciales mêlent les deux.

Faut-il toujours annoncer son prix en premier ?

Non. Annoncer en premier aide en moyenne quand vous connaissez la valeur de ce qui se négocie et que votre offre ne trahit pas vos priorités. Sinon, posez d'abord des questions. Si l'autre ouvre le premier, ne vous calez pas sur son chiffre : revenez à votre objectif.

Préparer une négociation à plusieurs

Un autre entrepreneur voit souvent votre MESORE quand vous ne voyez que le client d'en face. Réseau Actif, association loi 1901 à but non lucratif du Pays de Fayence, réunit des entrepreneurs de tous les secteurs pour s'entraider. Ses guides sont gratuits et ouverts à tous. Pour nous rencontrer : reseauactif.fr

Sources (lues le 17 octobre 2026). R. Fisher et W. Ury, Getting to Yes, Houghton Mifflin, 1981 (notices de l'Internet Archive) ; Comment réussir une négociation, Seuil, 1982 à 2022 (notices BnF) · Program on Negotiation, Harvard Law School, « Principled Negotiation » · Université de Genève, « William Ury, ou l'art de la négociation raisonnée » · M. P. Follett, « Constructive Conflict », 1925, dans Dynamic Administration, 1973 (extraits) · A. D. Galinsky et T. Mussweiler, « First offers as anchors », Journal of Personality and Social Psychology, 2001 (résumé) · M. F. Mason, A. J. Lee, E. A. Wiley et D. R. Ames, « Precise offers are potent anchors », Journal of Experimental Social Psychology, 2013 (prépublication) · D. D. Loschelder, R. Trötschel, R. I. Swaab, M. Friese et A. D. Galinsky, « The information-anchoring model of first offers », Journal of Applied Psychology, 2016 (résumé) · G. J. Leonardelli et coll., « Multiple equivalent simultaneous offers », Organizational Behavior and Human Decision Processes, 2019 (résumé) · Code de commerce, articles L. 145-38, L. 441-3, L. 441-10, L. 441-11, L. 442-1 et L. 443-2 (version du 1er octobre 2026) ; code monétaire et financier, articles L. 313-12 et L. 313-12-1 (version du 1er septembre 2026), lus sur codes.droit.org · Banque de France, « Saisir la médiation du crédit ». Avertissement. Ce guide donne des repères de négociation et cite des règles de droit à leur date de lecture. Il ne constitue pas un conseil juridique. Version. Document établi le 17 octobre 2026 par Réseau Actif.


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