Construire son argumentaire en cinq marches, répondre aux objections, prospecter par la recommandation et le réseau, et les règles de démarchage en vigueur depuis le 11 août 2026, avec une trame à remplir.
Télécharger (PDF) Version à remplir (DOCX)Le même texte que le PDF, à lire ici. Les modèles se remplissent plus facilement dans la version à télécharger.
Un argumentaire qui s'adresse à tout le monde ne convainc personne. Avant d'écrire une ligne, prenez dix minutes pour décrire votre client type :
Deux ou trois cibles ? Un argumentaire pour chacune : on ne parle pas à un gestionnaire de copropriété comme à un couple qui refait sa cuisine.
Partez du problème, avec les mots du client : « votre chauffe-eau met dix minutes à chauffer » parle mieux que « nous sommes spécialistes du sanitaire ». Proposez la solution, concrètement, et ce qu'elle change pour lui. Prouvez : photos de chantiers, avis, référence connue, garantie, qualification. Sans preuve, une promesse reste une promesse, et votre client en a déjà entendu beaucoup.
Annoncez le prix sans gêne, mais après la valeur : un prix entendu avant de savoir ce qu'il comprend paraît trop élevé, quel qu'il soit. Puis demandez : « On fixe une date pour la visite ? ». Bien des entretiens finissent sur « je vous laisse réfléchir » faute d'avoir simplement posé la question.
Pour chaque atout, enchaînez la caractéristique (le fait), l'avantage (ce qu'il permet) et la preuve (ce qui le démontre). Bpifrance Création y ajoute un B, pour bénéfice (méthode CAPB) : ce que le client y gagne, en quelques mots simples. Insistez sur lui plutôt que sur la technique.
| Caractéristique | Avantage | Preuve |
|---|---|---|
| Peinture lessivable mate | Les traces de doigts partent à l'éponge | Démonstration sur un échantillon |
| Intervention sous 48 heures | Pas une semaine sans eau chaude | Délais réels cités dans les avis |
Une objection n'est pas un refus. Bpifrance Création invite à y voir une marque d'intérêt, et c'est logique : un client qui n'est vraiment pas intéressé ne discute pas, il vous dit au revoir. Ne la prenez pas pour vous et suivez quatre temps : écouter jusqu'au bout, reformuler (« si je comprends bien, c'est le budget qui coince ? »), répondre, puis vérifier (« est-ce que ça répond à votre question ? »).
Ce sont presque toujours les mêmes objections qui reviennent, et « je vais réfléchir » est souvent la façon polie de dire « pas encore convaincu ». Préparez vos réponses à froid :
| Le client dit | Une réponse possible |
|---|---|
| « C'est trop cher. » | « Comparons ce que chaque devis comprend : fournitures, garantie, évacuation des gravats. » |
| « Je vais réfléchir. » | « Bien sûr. Qu'est-ce qui vous fait hésiter : le prix, la date, la solution ? » |
| « J'ai déjà quelqu'un. » | « Tant mieux s'il vous satisfait. Gardez mon devis comme point de comparaison. » |
| « Je n'ai pas le temps. » | « Dix minutes jeudi, et vous décidez ensuite si ça vaut la peine. » |
Exemples fictifs.
Entre professionnels, la CNIL admet le téléphone ou le courriel sans accord préalable, sur le fondement de l'intérêt légitime, si l'offre est en rapport avec la profession de la personne (son exemple : un logiciel proposé au directeur informatique). La personne doit être informée et pouvoir s'opposer simplement et gratuitement : tenez une liste des refus.
Par courriel ou SMS vers un particulier, l'accord préalable est la règle, sauf pour vos clients et des produits analogues, avec la possibilité de refuser à chaque message (article L. 34-5 du code des postes et des communications électroniques).
Le principe. Il est interdit de démarcher par téléphone un consommateur qui n'y a pas consenti au préalable (article L. 223-1 du code de la consommation). Bloctel a cessé d'exister ce jour-là.
Un vrai consentement est libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable, donné par un geste clair. La demande indique qui appellera, pour quels produits ou services, pour combien de temps (un an au plus, sans reconduction tacite), comment retirer son accord, même oralement, et comment obtenir la preuve du consentement, que vous gardez trois ans (articles R. 223-1 à R. 223-3). Une mention prérédigée, ou un formulaire « être rappelé » qui omet l'une de ces informations, ne vaut pas consentement.
Les exceptions : un contrat en cours, si l'appel a un rapport avec lui, y compris pour proposer un produit complémentaire ; la vente de journaux et magazines. Pour les économies d'énergie, les énergies renouvelables et l'adaptation du logement au vieillissement ou au handicap, l'appel commercial reste interdit même avec consentement, sauf contrat en cours ; seul est permis le rappel d'un particulier qui a lui-même demandé une information, dans les cinq jours ouvrables et sur ce seul sujet, trace de sa demande conservée trois ans (article R. 223-4).
Quand appeler : du lundi au vendredi hors jours fériés, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, et pas plus de quatre tentatives en trente jours pour une même personne (article D. 223-9). Seule dérogation : un rendez-vous téléphonique qu'elle a accepté, à une date et une heure précises.
Les risques : le contrat conclu après un appel irrégulier est nul ; l'entreprise qui profite des appels est présumée responsable, même s'ils sont passés par un prestataire ; l'amende administrative peut atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (article L. 242-16).
Mon client type : […] · son problème, avec ses mots : […]
Ce qui compte pour lui : [délai, prix, qualité…] · où je le croise : […]
Le problème : [« Vous… »] · ma solution : […]
Mes preuves : [photos, avis, références, garanties]
Mon prix : [… €, ce qu'il comprend] · ma question finale : [« On fixe… ? »]
Argument CAP n° 1 : [caractéristique → avantage → preuve]
Argument CAP n° 2 : [caractéristique → avantage → preuve]
« C'est trop cher » : […] · « Je vais réfléchir » : […]
« J'ai déjà quelqu'un » : […] · celle de mon métier : […]
Cette semaine : recommandation demandée à […] · professionnels contactés : […]
Prochain salon : […] · particuliers appelés seulement si [contrat en cours ou consentement prouvé]
N'entreprenez pas seul : la CCI et la CMA accompagnent les entreprises et forment à la vente ; les réseaux d'entrepreneurs et les pépinières permettent de tester son discours devant des gens qui ont déjà vendu.
Réseau Actif, association et club d'entrepreneurs du Var, réunit des professionnels de tous métiers : artisans, commerçants, indépendants, dirigeants. Ses soirées servent à se faire connaître des autres professionnels du territoire : de la prospection, mais entre gens qui se connaissent.
Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code de la consommation, articles L. 221-10, L. 221-18, L. 223-1 (issu de l'article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025), L. 242-16, R. 223-1 à R. 223-4 et D. 223-9 (décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026), version à jour du 10 octobre 2026 ; code des postes et des communications électroniques, article L. 34-5, version à jour du 19 août 2026 ; consultés sur codes.droit.org le 13 octobre 2026 · Entreprendre Service Public : « Démarchage téléphonique interdit : quelles sont les nouvelles règles ? », publiée le 21 juillet 2026, mise à jour le 11 août 2026 · CNIL : « Prospection commerciale par téléphone (hors automate d'appel) : quelles sont les règles ? » et « La prospection commerciale par courrier électronique, SMS-MMS et automate d'appel », 10 juin 2026 · Bpifrance Création : « 6 étapes clefs pour réussir une vente en B2B », consultée le 13 octobre 2026. Avertissement. Exemples fictifs. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique : faites vérifier votre recueil du consentement avant d'appeler des particuliers. Version. Document établi le 13 octobre 2026 par Réseau Actif.
Nos ressources documentaires sont librement accessibles. Elles sont produites dans le cadre de notre activité d'information, et rien ne vous est demandé en échange.
La lettre de Réseau Actif : les nouveaux guides pratiques et l'agenda des rencontres. Une adresse suffit.
Vous confirmez d'abord par un clic dans le message reçu. Votre adresse sert uniquement à cette lettre ; vous partez quand vous voulez.