Dire non à un client : 10 réponses, avenant, refus de vente

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Refuser une demande sans perdre le client : planning complet, délai, remise, travail hors devis. Refus de vente : ce que dit la loi. 10 réponses et un avenant en Word.

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En bref

Dire non à une demande n'est pas refuser un client : c'est fixer les conditions dans lesquelles on travaille. La méthode : prendre le temps de répondre, dire non clairement avec une raison courte, proposer une autre solution (une autre date, un périmètre réduit, un devis complémentaire, un confrère), puis confirmer par écrit. Un contrat signé ne se modifie que du consentement des deux parties (article 1193 du code civil) : le client ne peut pas imposer un travail en plus, et ce travail se fait sur devis complémentaire ou avenant, signé avant de commencer ; sans prix convenu, le prestataire devra justifier son montant en cas de contestation (article 1165). Envers un consommateur, refuser une

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La réponse courte

Dire non à une demande n'est pas refuser un client : c'est fixer les conditions dans lesquelles vous travaillez. Une méthode simple : prendre le temps de répondre, dire non clairement avec une raison courte, proposer une autre solution (un autre délai, un périmètre réduit, un devis complémentaire, un confrère), puis confirmer par écrit. Un contrat signé ne se modifie que du consentement des deux parties (article 1193 du code civil) : le client ne peut pas vous imposer un travail en plus, et un supplément qui n'a pas été convenu avant se discute, et se prouve mal. D'où le devis complémentaire ou l'avenant, signé avant de commencer. Envers un consommateur, refuser de vendre un produit ou un service sans motif légitime est interdit (article L. 121-11 du code de la consommation), mais ne pas avoir de disponibilité ou ne pas avoir la compétence en est un ; entre professionnels, chacun est libre de contracter ou non (article 1102 du code civil), mais une relation commerciale établie ne se rompt pas brutalement, sans préavis écrit (article L. 442-1 du code de commerce). Et refuser pour un motif discriminatoire est un délit (articles 225-1 et 225-2 du code pénal).

1. Pourquoi c'est si difficile quand on est à son compte

Aucune hiérarchie derrière laquelle s'abriter. Un salarié peut répondre « ce n'est pas moi qui décide ». Un indépendant, non : le refus porte son nom, et le client le sait. La peur de le perdre, de perdre la recommandation qu'il aurait faite, ou simplement de décevoir, pousse à accepter.

La trésorerie qui pèse. Un mois calme, chaque demande ressemble à une chance qu'on n'a pas le droit de laisser passer. C'est souvent à ce moment que l'on accepte une remise qui efface la marge, ou un délai qui oblige à travailler le week-end.

Le prix du oui. Chaque oui de trop se paie quelque part : une marge qui fond, un autre client servi en retard, des soirées de travail, une fatigue qui s'installe. Dire non à une demande, c'est souvent protéger la qualité de ce que vous avez déjà promis aux autres. Pour vérifier ce qu'une remise vous coûte vraiment, voir notre guide Taux de marge, taux de marque et prix de revient.

Exemple fictif

Nadia, graphiste indépendante, a signé un devis pour un logo et une carte de visite. En cours de route, le client demande « au passage » un dépliant, puis trois versions de plus du logo. Nadia accepte tout, sans rien écrire. Au moment de facturer le dépliant, le client répond qu'il pensait que c'était compris. Rien ne prouve le contraire : il n'y a ni devis complémentaire, ni avenant.

2. Quand dire non

Toutes les demandes ne méritent pas un refus. Mais certaines situations reviennent, et elles ont presque toujours une meilleure réponse que « oui ».

La demandePourquoi dire nonCe que vous pouvez proposer
Votre planning est déjà pleinVous ne tiendriez pas vos engagements envers les autresUne date où vous serez disponible, ou un confrère
Hors de votre métier ou de vos compétencesVous risquez un travail mal fait, dont vous répondrezUn confrère, un partenaire, ou la partie que vous savez faire
Un délai impossibleVous retarderez les autres clients, ou vous bâclerezUne date réaliste, une livraison en deux temps, un tarif d'urgence s'il est prévu
Une remise excessiveElle efface votre margeUn périmètre réduit pour le même budget, un paiement plus rapide, un volume plus important
Un travail en plus du devisLe devis signé fixe ce qui est dûUn devis complémentaire ou un avenant, signé avant de commencer
Des messages à toute heureVous n'êtes jamais au reposVos horaires de réponse, écrits dans vos conditions et votre signature
Commencer sans devis signé ni acompteRien ne prouve ce qui a été commandéCommencer dès réception du devis signé et de l'acompte
Une nouvelle commande malgré une facture impayéeVous augmentez le risqueReprendre dès le règlement de la facture en cours
Un paiement « sans facture »Ne pas déclarer une partie de son chiffre d'affaires est du travail dissimulé, et le client qui y recourt sciemment est visé aussi (articles L. 8221-1 et L. 8221-3 du code du travail)Le même travail, avec une facture : c'est elle qui prouve, pour vous deux, ce qui a été fait et payé
Un client irrespectueuxAucune relation de travail ne le justifieUn rappel écrit et calme, puis, s'il le faut, la fin de la relation

3. La méthode en quatre temps

1Prendre le temps« Je regarde et je vous réponds demain. »
2Dire non clairementUne phrase, une raison courte, sans excuses en cascade.
3Proposer autre choseUn délai, un périmètre, un devis, un confrère.
4ÉcrireUn mail qui confirme ce qui a été convenu.

1. Prendre le temps. La plupart des oui regrettés sont des oui donnés tout de suite, au téléphone ou sur un chantier. Vous avez le droit de répondre plus tard. Une phrase suffit : « Je regarde mon planning et je vous réponds demain matin. »

2. Dire non clairement. Un refus flou (« ça va être compliqué ») est souvent entendu comme un oui. Dites-le en une phrase, avec une raison courte et vraie. Inutile d'en donner cinq : plus vous vous justifiez, plus vous ouvrez de discussions.

3. Proposer une autre solution. Le non porte sur la demande, pas sur la personne. Proposez ce que vous pouvez faire : un autre délai, une partie du travail, un devis pour le reste, un confrère de confiance. C'est ce qui garde la relation ouverte.

4. Confirmer par écrit. Ce qui a été dit au téléphone s'oublie ou se discute. Un mail court, envoyé le jour même, fixe ce qui a été convenu. Attention : en droit, le silence ne vaut pas acceptation, sauf exceptions (article 1120 du code civil). Ne comptez pas sur un client qui « n'a rien répondu » : demandez un accord écrit.

4. Le cadre écrit qui vous protège

Le devis signé. C'est lui qui dit ce qui est commandé, pour quel prix et dans quel délai. Tout ce qui n'y est pas est une nouvelle demande. Un contrat légalement formé tient lieu de loi à ceux qui l'ont fait (article 1103 du code civil), et il ne peut être modifié que de leur consentement mutuel (article 1193). Décrivez donc précisément le travail : nombre de versions, de déplacements, de réunions, ce qui est exclu. Voir notre guide Modèle de devis : le document qui fait signer.

L'avenant ou le devis complémentaire. Pour tout travail en plus, faites signer avant de commencer : un devis complémentaire, ou un avenant qui modifie le premier. Dans le bâtiment, la règle est même écrite pour les constructions à forfait : l'entrepreneur ne peut demander aucune augmentation de prix pour des changements ou augmentations faits sur le plan s'ils n'ont pas été autorisés par écrit, avec un prix convenu avec le propriétaire (article 1793 du code civil). Pour une prestation de service dont le prix n'a pas été fixé avant l'exécution, le prestataire peut le fixer, mais doit en motiver le montant en cas de contestation, et le juge peut être saisi en cas d'abus (article 1165) : mieux vaut l'avoir écrit avant.

Avec un particulier, chez lui. Un devis ou un avenant signé au domicile du client particulier, ou ailleurs que dans vos locaux, est un contrat « hors établissement » (article L. 221-1 du code de la consommation). Le client dispose alors de quatorze jours pour se rétracter (article L. 221-18), et vous ne pouvez recevoir aucun paiement, acompte compris, avant sept jours (article L. 221-10), sauf pour des travaux d'entretien ou de réparation urgents qu'il a lui-même demandés, limités au strict nécessaire. Pour commencer avant la fin du délai de rétractation, il faut sa demande expresse, sur papier ou support durable (article L. 221-25). Avant d'écrire « acompte à la signature », vérifiez où le devis sera signé.

Les conditions générales de vente. Elles fixent vos conditions de règlement et les éléments de détermination du prix, comme les réductions éventuelles ; si vous en avez établi, vous devez les communiquer à tout acheteur professionnel qui les demande (article L. 441-1 du code de commerce). Écrivez-y aussi ce qui évitera les discussions : vos horaires de réponse, le nombre de modifications comprises, le tarif d'une intervention urgente, l'acompte. Voir nos guides Conditions générales de vente : trame et mentions et Modèle de contrat de prestation de service.

5. Ce que dit la loi sur le refus

Envers un consommateur : pas de refus sans motif légitime

Est interdit le fait de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf motif légitime (article L. 121-11 du code de la consommation). Le refus est puni de l'amende des contraventions de la 5e classe (article R. 132-1), soit 1 500 € au plus pour une personne physique (article 131-13 du code pénal) et le quintuple pour une personne morale (article 131-41).

La loi ne définit pas le motif légitime. L'Institut national de la consommation cite, d'après les décisions des tribunaux : l'indisponibilité du produit ou du service, des raisons de sécurité, certains refus de moyens de paiement annoncés à l'avance, le caractère anormal de la demande (quantité inhabituelle, client qui n'a pas les qualifications ou installations exigées par la loi, client à l'insolvabilité notoire ou qui ne présente pas de garanties suffisantes), la mauvaise foi de l'acheteur (comportement insultant, par exemple), une interdiction de la loi et les contrats conclus en considération de la personne, comme l'avocat qui refuse une affaire hors de son domaine de compétence. Il précise que les convenances personnelles du professionnel ne sont jamais un motif légitime.

En pratique : expliquer que la demande dépasse vos compétences, que votre planning est complet jusqu'à telle date, ou que la commande attendra le règlement d'une facture échue, ce n'est pas refuser sans raison. Proposez si possible une autre solution, et gardez une trace écrite de votre réponse et de son motif.

Jamais pour un motif discriminatoire

Refuser la fourniture d'un bien ou d'un service en raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de la grossesse, de l'apparence physique, du nom de famille, du lieu de résidence, de l'état de santé, du handicap, de l'âge, des opinions politiques, de la religion, du fait de parler une autre langue que le français, de la particulière vulnérabilité due à la situation économique, apparente ou connue, ou d'un autre des critères énumérés par l'article 225-1 du code pénal est un délit, puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende, cinq ans et 75 000 € s'il est commis dans un lieu accueillant du public (article 225-2). La règle vaut aussi envers un client professionnel. Refuser un client qui n'a pas payé vos factures n'est pas discriminatoire ; refuser un quartier, un nom ou une apparence l'est.

Entre professionnels : la liberté, avec deux limites

Chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter et de choisir son cocontractant, dans les limites fixées par la loi (article 1102 du code civil). L'Institut national de la consommation rappelle que l'interdiction du refus de vente ne concerne que les relations avec un consommateur : un professionnel peut refuser de vendre à un autre professionnel. Deux limites :

  • La rupture brutale. Rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte notamment de sa durée, engage votre responsabilité (article L. 442-1, II, du code de commerce). Le délai tient compte notamment de la durée de la relation et des usages ; un préavis de dix-huit mois met à l'abri d'un reproche de durée insuffisante, et la résiliation sans préavis reste possible si l'autre partie n'exécute pas ses obligations ou en cas de force majeure (même article). Si dire non revient à arrêter de travailler avec un client régulier, prévenez-le par écrit, en gardant la preuve de l'envoi (lettre recommandée avec avis de réception, ou mail), et continuez à travailler aux conditions habituelles pendant le préavis. Si un contrat écrit prévoit un préavis ou une durée, il s'applique aussi.
  • La bonne foi. Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi, et cette règle est d'ordre public (article 1104 du code civil).

Ce qui est déjà signé

Vous ne pouvez pas dire non à ce que vous avez promis : un contrat à durée déterminée s'exécute jusqu'à son terme (article 1212 du code civil), et le prestataire qui n'exécute pas peut être condamné à des dommages et intérêts (article 1231-1). Un contrat à durée indéterminée peut prendre fin à tout moment, avec le préavis prévu ou, à défaut, un délai raisonnable (article 1211). Une exception utile : vous pouvez refuser d'exécuter votre obligation si l'autre partie n'exécute pas la sienne et si cette inexécution est suffisamment grave (article 1219), par exemple une facture importante restée impayée malgré vos relances. Voir notre guide Relance de facture impayée : lettres et étapes, et faites-vous conseiller avant de suspendre un chantier.

6. Vos horaires, vos limites

Les messages du soir et du week-end ne s'arrêtent pas d'eux-mêmes. Ils s'arrêtent quand le client sait quand vous répondez. Trois gestes simples : écrire vos horaires de réponse dans votre signature de mail et vos conditions générales, mettre un message d'absence pendant vos congés (voir notre guide Modèle de message d'absence), et, si votre métier connaît de vraies urgences, prévoir dans vos conditions un tarif d'intervention urgente, annoncé à l'avance et confirmé par le client avant que vous vous déplaciez. Un client qui sait qu'une urgence a un prix en fait souvent moins.

7. Les dix modèles de réponses et l'avenant

Adaptez le ton à votre métier et à votre client : tutoiement ou vouvoiement, mail ou SMS. Gardez la structure : une phrase de remerciement, un non clair, une raison courte, une proposition. Les mentions entre crochets sont à remplacer. Les prix s'annoncent hors taxes à un professionnel, toutes taxes comprises à un particulier.

1. La demande sort de votre métier

Bonjour [Prénom],

Merci d'avoir pensé à moi pour [la demande]. Ce n'est pas mon métier, et je préfère vous le dire franchement plutôt que de faire un travail que je ne maîtrise pas. Je vous recommande [Nom, métier, coordonnées], que je connais et en qui j'ai confiance. Pour [la partie qui relève de votre métier], je suis à votre disposition.

Bien à vous, [Signature]

2. Votre planning est complet

Bonjour [Prénom],

Merci pour votre demande. Mon planning est complet jusqu'au [date], et je ne pourrai pas m'occuper de [la demande] avant. Si cette date vous convient, je vous réserve un créneau dès maintenant. Sinon, je peux vous donner le nom de [un confrère], qui pourra peut-être intervenir plus tôt.

Bien à vous, [Signature]

3. Le délai est impossible

Bonjour [Prénom],

Merci pour votre message. Je ne pourrai pas livrer [le travail] pour le [date demandée] sans le bâcler, et ce n'est pas ce que vous attendez. Je vous propose le [date réaliste], ou bien une première partie, [laquelle], pour le [date], et le reste le [date]. Dites-moi ce qui vous arrange le mieux.

Bien à vous, [Signature]

4. On vous demande une remise

Bonjour [Prénom],

Je comprends que le budget compte. Mon prix correspond au temps et au soin que demande ce travail, et je préfère ne pas le baisser. En revanche, pour rester dans votre budget de [montant], je peux [retirer telle partie / la prévoir plus tard / réduire le nombre de …]. Si cela vous va, je vous envoie le devis ajusté.

Bien à vous, [Signature]

5. Un travail en plus du devis

Bonjour [Prénom],

Avec plaisir pour [la nouvelle demande]. Elle n'est pas comprise dans le devis n° [numéro] du [date] : je vous envoie un devis complémentaire de [montant] € [HT pour un professionnel / TTC pour un particulier], et je m'y mets dès que vous me l'aurez retourné signé. Le travail prévu au premier devis continue comme convenu.

Bien à vous, [Signature]

6. Un message hors de vos horaires, ou une urgence le week-end

Le soir, par SMS :

Bonsoir [Prénom], j'ai bien reçu votre message. Je m'en occupe [demain matin / lundi] à partir de [heure]. Bonne soirée, [Prénom]

Si le client parle d'urgence :

Bonjour [Prénom],

Je ne travaille pas le week-end, sauf urgence. Une intervention urgente le week-end est facturée [tarif, TTC pour un particulier, déplacement compris ou non]. Si la situation ne peut vraiment pas attendre, confirmez-moi par retour de message que ce tarif vous convient, et je vous donne l'heure de passage. Sinon, je m'en occupe en priorité lundi à [heure].

Bien à vous, [Signature]

7. Un « petit service » gratuit ou un essai

Bonjour [Prénom],

Merci de votre confiance. Je ne fais pas de [maquette / essai / étude] gratuitement : c'est déjà une partie du travail. En revanche, je peux vous montrer [des réalisations / des références] et vous proposer une première étape courte, à [montant] € [HT / TTC], déduite du devis si vous poursuivez.

Bien à vous, [Signature]

8. Commencer sans devis signé ni acompte

Bonjour [Prénom],

Je comprends l'urgence. Pour réserver votre créneau, il me faut le devis signé et l'acompte de [montant ou pourcentage] prévu au devis. Dès réception, je bloque le [date] et je commence.

Bien à vous, [Signature]

9. Une nouvelle commande alors qu'une facture est impayée

Bonjour [Prénom],

Merci pour cette nouvelle demande. La facture n° [numéro] de [montant] €, échue le [date], n'est pas encore réglée. Je lancerai cette nouvelle commande dès son règlement. S'il y a un souci avec cette facture, appelez-moi, on en parle.

Bien à vous, [Signature]

10. Mettre fin à une relation régulière

Bonjour [Prénom],

Après [durée] de collaboration, j'ai décidé de ne plus assurer [la prestation] pour [société]. Pour vous laisser le temps de vous organiser, je continuerai à l'assurer dans les conditions actuelles jusqu'au [date de fin, après un préavis tenant compte de la durée de la relation]. Si vous le souhaitez, je peux vous indiquer [un confrère / les éléments utiles à la reprise]. Merci pour la confiance que vous m'avez accordée.

Bien à vous, [Signature]

Avenant au devis ou au contrat de prestation

Avenant n° [1] au [devis n° … / contrat de prestation] du [date]

Entre [votre nom ou dénomination, forme, adresse, SIREN], ci-après « le prestataire », et [nom du client ou dénomination, adresse, SIREN le cas échéant], ci-après « le client ».

Article 1. Objet. Le présent avenant modifie le [devis / contrat] du [date], à la demande du client, pour [ajouter / retirer / modifier] la prestation suivante : [description précise du travail, quantités, livrables].

Article 2. Prix. Cette modification [augmente / diminue] le prix de [montant] € HT, soit [montant] € TTC [ou : TVA non applicable, article 293 B du CGI]. Le nouveau prix total est de [montant] € HT, soit [montant] € TTC. [Option : un acompte de … € est versé à la signature, ou, si l'avenant est signé chez un client particulier, à l'expiration d'un délai de sept jours.]

Article 3. Délai. Le délai d'exécution est [inchangé / reporté au …].

[Si le client est un particulier et que l'avenant est signé chez lui ou à distance : Article 3 bis. Rétractation. Le client dispose d'un délai de quatorze jours à compter de la signature pour se rétracter, par exemple au moyen du formulaire type joint. S'il souhaite que le travail commence avant la fin de ce délai, il le demande expressément ci-dessous : « Je demande que la prestation commence avant la fin du délai de rétractation. Je reconnais qu'une fois la prestation entièrement exécutée, je ne pourrai plus me rétracter. » Date et signature.]

Article 4. Le reste du contrat. Toutes les autres conditions du [devis / contrat] initial restent inchangées et s'appliquent au présent avenant.

Fait à [ville], le [date], en deux exemplaires [ou : signé électroniquement].

Le prestataire, [nom, signature] · Le client, [nom, signature précédée de la mention « bon pour accord »]

8. Questions fréquentes

Peut-on refuser un client sans donner de raison ?

Envers un autre professionnel, oui : chacun est libre de contracter ou non (article 1102 du code civil), sous réserve de ne pas rompre brutalement une relation établie et de ne jamais refuser pour un motif discriminatoire. Envers un consommateur, le refus doit reposer sur un motif légitime (article L. 121-11 du code de la consommation) ; les convenances personnelles ne suffisent pas, selon l'Institut national de la consommation.

Peut-on refuser un client particulier parce qu'on est complet ?

Oui. L'indisponibilité du service fait partie des motifs légitimes retenus par les tribunaux, selon l'Institut national de la consommation. Dites-le simplement, avec la date à laquelle vous serez disponible, et gardez une trace de votre réponse.

Un client peut-il exiger un travail qui n'est pas dans le devis ?

Non. Le devis signé fixe ce qui est dû, et il ne se modifie que d'un commun accord (article 1193 du code civil). Le travail en plus se fait sur devis complémentaire ou avenant, signé avant de commencer. À l'inverse, un travail fait sans prix convenu se paie mal : il faudra justifier le montant en cas de contestation (article 1165).

Peut-on arrêter un chantier ou une mission si le client ne paie pas ?

Le code civil permet de refuser d'exécuter son obligation si l'autre n'exécute pas la sienne et si cette inexécution est suffisamment grave (article 1219). La gravité s'apprécie au cas par cas : relancez par écrit, mettez en demeure, et faites-vous conseiller avant de suspendre. Une suspension injustifiée pourrait vous être reprochée.

Faut-il se justifier longuement ?

Non. Une raison courte et vraie suffit, suivie d'une proposition. Les longues justifications ouvrent la négociation sur chacune d'elles. Envers un consommateur, gardez simplement une trace écrite de votre motif.

Dire non est plus facile quand on n'est pas seul

Avant de refuser une remise ou d'annoncer la fin d'une collaboration, il aide d'en parler à d'autres entrepreneurs qui l'ont déjà fait. La CCI, la CMA, les réseaux d'accompagnement et les réseaux d'entrepreneurs sont là pour cela. Pour une question juridique précise, votre avocat ou votre expert-comptable restent vos premiers interlocuteurs.

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Pour nous rencontrer : reseauactif.fr

Sources. Code civil, articles 1102, 1103, 1104, 1120, 1165, 1193, 1211, 1212, 1219, 1231-1 et 1793, version à jour du 29 juillet 2026 (codes.droit.org) ; code de commerce, articles L. 441-1 et L. 442-1, version à jour du 1er octobre 2026 (codes.droit.org) ; code de la consommation, articles L. 121-11, L. 221-1, L. 221-10, L. 221-18, L. 221-25 et R. 132-1, version à jour du 10 octobre 2026 (codes.droit.org) ; code pénal, articles 131-13, 131-41, 225-1 et 225-2, version à jour du 26 août 2026 (codes.droit.org) ; code du travail, articles L. 8221-1 et L. 8221-3, version à jour du 8 octobre 2026 (codes.droit.org) ; consultés le 16 octobre 2026 · Institut national de la consommation : « Refus de vente ou de prestation de services aux consommateurs : vos droits et recours », vérifiée le 1er février 2024, lue le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique. Les exemples sont fictifs. Réseau Actif n'est pas un service de l'administration ni un cabinet d'avocats, et ne fournit aucun document officiel. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif, textes relus le 16 octobre 2026.


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