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Ce que le vendeur professionnel doit à ses clients : garantie légale de conformité de 2 ans, vices cachés, encadré des CGV et clauses permises.
Le vendeur professionnel doit au consommateur la garantie légale de conformité : pendant deux ans à compter de la délivrance, réparation ou remplacement sans frais, et un défaut apparu dans les vingt-quatre mois (douze pour un bien d'occasion) est présumé exister dès la délivrance. Il doit aussi à tous ses acheteurs, professionnels compris, la garantie des vices cachés, à faire jouer dans les deux ans de la découverte du vice. Face à un consommateur, aucune clause ne supprime ces garanties, et les conditions générales de vente doivent reproduire l'encadré réglementaire qui les décrit.
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Quand vous vendez un bien à un consommateur, vous lui devez la garantie légale de conformité : pendant deux ans à compter de la délivrance, il peut exiger, sans frais, la réparation ou le remplacement d'un bien défectueux, et un défaut qui apparaît dans les vingt-quatre mois (douze pour un bien d'occasion) est présumé exister dès la délivrance. Vous devez aussi, à tous vos acheteurs, professionnels compris, la garantie des vices cachés du code civil, à faire jouer dans les deux ans de la découverte du vice. Aucune clause ne supprime ces garanties face à un consommateur, et vos conditions générales de vente doivent reproduire l'encadré réglementaire qui les décrit.
Le mot « garantie » recouvre trois choses qu'on mélange volontiers au comptoir : la garantie légale de conformité (articles L. 217-1 et suivants du code de la consommation), due de plein droit au consommateur ; la garantie des vices cachés (articles 1641 à 1649 du code civil), due dans toute vente ; et la garantie commerciale (articles L. 217-21 et suivants), un engagement facultatif du vendeur ou du fabricant, en plus des deux autres, qui le lie une fois promis.
Une étiquette « garanti 2 ans » sur un produit neuf vendu à un particulier ne promet donc rien de plus que la loi : c'est la garantie légale de conformité (Service Public). Si vous voulez vous distinguer, il faut offrir davantage, et l'écrire.
La garantie s'applique aux ventes de biens meubles corporels entre un vendeur professionnel et un acheteur consommateur (article L. 217-1). Elle couvre aussi :
Elle joue aussi quand l'acheteur est un non-professionnel (article L. 217-32), c'est-à-dire une personne morale qui n'agit pas à des fins professionnelles (article liminaire) : une association qui achète du matériel pour ses bénévoles, hors de toute activité professionnelle, par exemple.
Elle ne s'applique pas aux biens vendus sur saisie ou par autorité de justice, aux biens d'occasion vendus aux enchères publiques quand les consommateurs peuvent y assister en personne, ni aux animaux domestiques (article L. 217-2). Les contenus et services numériques vendus seuls (un logiciel, un abonnement en ligne) ont leur propre garantie, construite sur le même modèle (articles L. 224-25-12 et suivants). Une prestation de service ordinaire, une coupe de cheveux ou une révision de chaudière, n'entre pas dans ce chapitre. Une vente d'immeuble non plus : le texte vise des biens meubles.
Le bien doit correspondre au contrat (description, qualité, accessoires, mises à jour prévues, usage spécial que vous avez accepté) et à ce que l'on attend d'un bien du même type, y compris en durabilité et en sécurité, compte tenu de vos déclarations publiques et de la publicité (articles L. 217-4 et L. 217-5). Votre fiche produit vous engage : si elle annonce « silencieux », le client a le droit de dormir. Vous répondez aussi de l'emballage, des instructions de montage et de l'installation faite par vous ou sous votre responsabilité (article L. 217-3).
Une seule porte de sortie contractuelle : le client ne peut pas se plaindre d'une caractéristique dont il a été spécifiquement informé qu'elle s'écartait de ces critères, et qu'il a acceptée expressément et séparément lors de la vente (article L. 217-5, III). Une ligne « vendu en l'état » noyée dans les CGV ne remplit pas cette condition ; une mention claire « rayure sur le flanc gauche, acceptée par l'acheteur », signée à part, s'en approche.
Ce délai de garantie laisse intacte la prescription de droit commun de cinq ans, qui court du jour où le consommateur a connu le défaut (article L. 217-3, renvoyant aux articles 2224 et suivants du code civil).
Le client vous demande la mise en conformité en choisissant entre la réparation et le remplacement, et il met le bien à votre disposition (article L. 217-9). Vous pouvez ne pas suivre son choix si celui-ci est impossible ou entraîne des coûts disproportionnés, au regard de la valeur du bien sans défaut, de l'importance du défaut et de la possibilité de l'autre solution sans inconvénient majeur pour lui. Vous pouvez même refuser toute mise en conformité si elle est impossible ou d'un coût disproportionné. Dans tous les cas, le refus est motivé par écrit ou sur un support durable (article L. 217-12). Un « non » au téléphone ne compte pas, et il vous coûte : le manquement à l'article L. 217-12 est passible d'une amende administrative (article L. 241-10).
La mise en conformité a lieu dans un délai raisonnable, trente jours au plus après la demande, sans inconvénient majeur pour le client, enlèvement et réinstallation compris s'il y a lieu (article L. 217-10). Elle est gratuite, et il ne paie rien pour l'usage normal du bien remplacé (article L. 217-11). Les frais d'envoi qu'il a avancés lui sont remboursés dans les quatorze jours à compter du jour où il est informé de la prise en charge ; au-delà, ils sont majorés de plein droit de 10 %, 20 % ou 50 % selon le retard (article L. 241-6).
Un bien réparé au titre de la garantie bénéficie d'une extension de six mois. Si le client avait choisi la réparation et que vous ne l'avez pas faite, le remplacement fait courir un nouveau délai de garantie à compter de la remise du bien de remplacement (article L. 217-13).
La fiche Service Public sur la garantie légale de conformité (vérifiée le 17 août 2026) annonce une extension de douze mois après réparation. Le code de la consommation, dans sa version à jour du 10 octobre 2026, dit toujours six mois (article L. 217-13), et une actualité du même site (mise à jour le 10 septembre 2026) précise que la directive européenne 2024/1799 sur la réparation, qui prévoit un an, n'est pas encore transposée en France. Le texte prime : appliquez six mois, et surveillez la loi de transposition. Rien ne vous empêche d'offrir un an dès maintenant, par une garantie commerciale.
Le client peut obtenir une réduction du prix ou la résolution de la vente (le remboursement contre restitution du bien) quand vous refusez toute mise en conformité, quand elle dépasse trente jours ou lui cause un inconvénient majeur, quand il supporte définitivement des frais de reprise ou d'installation, ou quand le défaut persiste malgré votre tentative. Il peut y prétendre directement si le défaut est si grave qu'il le justifie. Mais il n'a pas droit à la résolution pour un défaut mineur, ce qu'il vous appartient de démontrer (article L. 217-14).
La réduction est proportionnelle à la perte de valeur due au défaut (article L. 217-15). En cas de résolution, le client restitue le bien à vos frais (article L. 217-16) et vous le remboursez dès réception du bien ou de la preuve de son renvoi, au plus tard dans les quatorze jours, par le même moyen de paiement sauf accord exprès (article L. 217-17) ; en retard, la somme est majorée de 10 %, 20 % ou 50 % (article L. 241-7). La garantie qui restait à courir est suspendue pendant l'immobilisation du bien et pendant une négociation amiable (article L. 217-28).
Vous êtes le seul interlocuteur du client : c'est le vendeur qui met la garantie en œuvre (Service Public). Vous pouvez ensuite vous retourner contre votre fournisseur ou le producteur (action récursoire, article L. 217-31) : gardez factures, dates et photos. Et ne jouez pas la montre : faire obstacle de mauvaise foi à la garantie expose à une amende civile de 300 000 euros au plus, qui peut être portée à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel, en proportion des avantages tirés de la pratique (article L. 241-5).
Karim vend un vélo électrique neuf le 3 février. En octobre, la batterie ne tient plus la charge. Le défaut apparaît dans les vingt-quatre mois : il est présumé exister à la livraison, et Karim n'a pas d'élément montrant une mauvaise utilisation. La cliente demande la réparation. Karim lui remet un récépissé de dépôt, change la batterie en douze jours, sans rien facturer, et lui écrit que la garantie du vélo est prolongée de six mois. Puis il fait jouer la garantie de son grossiste. Une cliente satisfaite et une batterie payée par celui qui l'a fabriquée : c'est le scénario qu'on souhaite à tous les SAV.
Le vendeur doit garantir l'acheteur contre les défauts cachés qui rendent le bien impropre à l'usage auquel on le destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acheté, ou l'aurait payé moins cher, s'il les avait connus (article 1641 du code civil). Trois conditions, donc : un défaut caché (pas un vice apparent dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même, article 1642), antérieur à la vente, et assez grave. Ici, c'est à l'acheteur de prouver le vice (Service Public).
Ce que l'acheteur peut obtenir. Il choisit de rendre le bien et d'être remboursé, ou de le garder et de récupérer une partie du prix (article 1644). Le vendeur qui connaissait le vice doit en plus tous les dommages et intérêts (article 1645) ; celui qui l'ignorait rembourse le prix et les frais de la vente (article 1646).
Le vendeur professionnel est présumé connaître le vice. La Cour de cassation déduit de l'article 1645 une présomption irréfragable : impossible de prouver que vous ne saviez pas. Elle vous oblige à réparer l'intégralité des dommages causés par le vice, et la Cour a jugé cette sévérité compatible avec le droit à un procès équitable, puisqu'elle pousse le professionnel à vérifier minutieusement ce qu'il vend (Cass. com., 5 juill. 2023, n° 22-11.621). Conséquence directe : une clause « aucune garantie des vices cachés » ne vous protège pas face à un acheteur qui n'est pas de votre spécialité (section 5).
Le délai. L'action doit être intentée dans les deux ans à compter de la découverte du vice (article 1648). La chambre mixte de la Cour de cassation a tranché deux questions le 21 juillet 2023 : ce délai est un délai de prescription, qui peut être suspendu, notamment pendant une expertise ordonnée en justice (n° 21-15.809) ; et l'action ne peut pas dépasser le délai butoir de vingt ans à compter de la vente conclue par le vendeur poursuivi (n° 20-10.763, en application de l'article 2232 du code civil). Un vice découvert dix-huit ans après la vente reste donc attaquable, s'il est grave et prouvé, à condition d'agir avant les vingt ans de la vente. Rangez vos factures en conséquence.
Face à un consommateur, les deux garanties se cumulent (article L. 217-30). Il choisira souvent la première, où il n'a rien à prouver pendant vingt-quatre mois.
Pas de garantie de conformité du code de la consommation. Elle vise l'acheteur consommateur (article L. 217-1) et le non-professionnel (article L. 217-32). Quand vous vendez à un artisan, une entreprise ou un commerçant qui achète pour son activité, ou quand vous achetez vous-même pour votre entreprise, ce régime ne s'applique pas.
Restent le contrat et le code civil. Le vendeur a deux obligations principales : délivrer et garantir la chose qu'il vend (article 1603). S'il livre autre chose que ce qui était commandé, c'est un manquement à son obligation de délivrance, qui se règle selon le contrat et le droit commun des contrats. Si le bien commandé présente un défaut caché, c'est la garantie des vices cachés, avec son délai de deux ans à compter de la découverte. La frontière entre les deux est une affaire de juristes, et souvent de procès : décrivez précisément, dans le devis ou le bon de commande, ce que vous vendez.
Les clauses limitatives. Entre professionnels, on peut aménager la garantie des vices cachés, mais dans un couloir étroit. Le vendeur peut stipuler qu'il ne garantira pas les vices qu'il ignorait (article 1643), mais, pour la Cour de cassation, la clause limitative ou exclusive de garantie n'est opposable à un acheteur professionnel que s'il est de même spécialité que le vendeur (Cass. com., 6 mai 2026, n° 25-13.130). Elle lui est alors opposable, sauf à prouver que le vendeur connaissait réellement le vice et l'a caché de mauvaise foi (Cass. 3e civ., 23 oct. 2025, n° 23-18.469). Et la « même spécialité » se vérifie concrètement : dans l'affaire de 2026, concevoir des centrales solaires et fabriquer des panneaux photovoltaïques ne suffisait pas, sans recherche plus précise, à faire de deux sociétés des professionnels de la même spécialité. Toute clause qui prive de sa substance l'obligation essentielle du vendeur est en outre réputée non écrite (article 1170 du code civil).
Face à un consommateur, n'essayez pas. Les dispositions du titre du code de la consommation qui contient la garantie de conformité sont d'ordre public (article L. 219-1). Et sont présumées abusives de manière irréfragable, donc interdites, les clauses qui suppriment ou réduisent le droit du consommateur à être indemnisé de son préjudice, ou lui interdisent de demander la résolution du contrat quand le professionnel n'exécute pas ses obligations de délivrance ou de garantie (article R. 212-1, 6° et 7°).
Avant la vente. Vous informez le consommateur, de manière lisible et compréhensible, de l'existence et des modalités de mise en œuvre des garanties légales et des éventuelles garanties commerciales (article L. 111-1, 5°).
Dans vos conditions générales de vente. Elles mentionnent les garanties légales et, le cas échéant, la garantie commerciale et le service après-vente (article L. 211-2). Concrètement :
Pour la structure du reste de vos CGV, voyez notre guide Conditions générales de vente : trame et mentions.
Sur la facture, pour douze catégories de biens : appareils électroménagers, équipements informatiques, produits électroniques grand public, téléphonie, appareils photo, appareils de bricolage ou de jardinage à moteur électrique ou thermique, jeux et jouets (consoles comprises), articles de sport, montres et horlogerie, éclairage et luminaires, lunettes de soleil, éléments d'ameublement (article D. 211-6). La facture remise au consommateur mentionne que le bien bénéficie auprès du vendeur d'une garantie légale de conformité d'au moins deux ans à compter de sa remise. Cette obligation ne vise pas les ventes à distance ni hors établissement (article D. 211-7).
Si vous offrez une garantie commerciale, remettez-la sur un support durable au plus tard à la délivrance, avec son contenu, sa mise en œuvre, son prix, sa durée, son étendue territoriale, le nom et les coordonnées du garant, et la mention qu'elle s'applique sans préjudice des deux garanties légales. Mal rédigée, elle vous engage quand même (article L. 217-22), comme la publicité qui l'annonçait si elle était plus favorable (article L. 217-21).
Garanties légales. Le professionnel qui répond de la garantie légale de conformité et de la garantie des vices cachés est [nom ou dénomination de l'entreprise], [adresse postale], téléphone [numéro], courriel [adresse électronique ou autre moyen de contact numérique]. Elles s'appliquent dans les conditions rappelées dans l'encadré ci-dessous.
Le consommateur dispose d'un délai de deux ans à compter de la délivrance du bien pour obtenir la mise en œuvre de la garantie légale de conformité en cas d'apparition d'un défaut de conformité. Durant ce délai, le consommateur n'est tenu d'établir que l'existence du défaut de conformité et non la date d'apparition de celui-ci.
Lorsque le contrat de vente du bien prévoit la fourniture d'un contenu numérique ou d'un service numérique de manière continue pendant une durée supérieure à deux ans, la garantie légale est applicable à ce contenu numérique ou ce service numérique tout au long de la période de fourniture prévue. Durant ce délai, le consommateur n'est tenu d'établir que l'existence du défaut de conformité affectant le contenu numérique ou le service numérique et non la date d'apparition de celui-ci.
La garantie légale de conformité emporte obligation pour le professionnel, le cas échéant, de fournir toutes les mises à jour nécessaires au maintien de la conformité du bien.
La garantie légale de conformité donne au consommateur droit à la réparation ou au remplacement du bien dans un délai de trente jours suivant sa demande, sans frais et sans inconvénient majeur pour lui.
Si le bien est réparé dans le cadre de la garantie légale de conformité, le consommateur bénéficie d'une extension de six mois de la garantie initiale.
Si le consommateur demande la réparation du bien, mais que le vendeur impose le remplacement, la garantie légale de conformité est renouvelée pour une période de deux ans à compter de la date de remplacement du bien.
Le consommateur peut obtenir une réduction du prix d'achat en conservant le bien ou mettre fin au contrat en se faisant rembourser intégralement contre restitution du bien, si :
1° Le professionnel refuse de réparer ou de remplacer le bien ;
2° La réparation ou le remplacement du bien intervient après un délai de trente jours ;
3° La réparation ou le remplacement du bien occasionne un inconvénient majeur pour le consommateur, notamment lorsque le consommateur supporte définitivement les frais de reprise ou d'enlèvement du bien non conforme, ou s'il supporte les frais d'installation du bien réparé ou de remplacement ;
4° La non-conformité du bien persiste en dépit de la tentative de mise en conformité du vendeur restée infructueuse.
Le consommateur a également droit à une réduction du prix du bien ou à la résolution du contrat lorsque le défaut de conformité est si grave qu'il justifie que la réduction du prix ou la résolution du contrat soit immédiate. Le consommateur n'est alors pas tenu de demander la réparation ou le remplacement du bien au préalable.
Le consommateur n'a pas droit à la résolution de la vente si le défaut de conformité est mineur.
Toute période d'immobilisation du bien en vue de sa réparation ou de son remplacement suspend la garantie qui restait à courir jusqu'à la délivrance du bien remis en état.
Les droits mentionnés ci-dessus résultent de l'application des articles L. 217-1 à L. 217-32 du code de la consommation.
Le vendeur qui fait obstacle de mauvaise foi à la mise en œuvre de la garantie légale de conformité encourt une amende civile d'un montant maximal de 300 000 euros, qui peut être porté jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel (article L. 241-5 du code de la consommation).
Le consommateur bénéficie également de la garantie légale des vices cachés en application des articles 1641 à 1649 du code civil, pendant une durée de deux ans à compter de la découverte du défaut. Cette garantie donne droit à une réduction de prix si le bien est conservé ou à un remboursement intégral contre restitution du bien.
Ce bien bénéficie auprès du vendeur, [nom de l'entreprise], d'une garantie légale de conformité d'une durée minimale de deux ans à compter de sa remise au consommateur.
[Entreprise, adresse, téléphone, courriel] · [Prénom Nom du client, adresse] · [Lieu], le [date]
Objet : votre demande du [date] au titre de la garantie légale de conformité, [désignation du bien], facture n° […] du [date]
[Madame, Monsieur], nous avons bien reçu votre demande concernant [description du défaut signalé]. Nous prenons en charge ce défaut au titre de la garantie légale de conformité, sans aucun frais pour vous.
Conformément à votre choix, nous procéderons à [la réparation / le remplacement] du bien au plus tard le [date, dans les trente jours suivant votre demande]. [Nous viendrons le reprendre le … / Vous pouvez le déposer à notre magasin contre récépissé.] [Les frais d'envoi que vous avez avancés, soit … euros, vous seront remboursés le …, dans les quatorze jours.]
[En cas de réparation :] Une fois le bien réparé, la garantie légale de conformité est prolongée de six mois. La période d'immobilisation du bien suspend la garantie qui restait à courir jusqu'à sa remise en état.
[Si votre choix est impossible ou d'un coût disproportionné, à la place des deux paragraphes précédents :] La [réparation / le remplacement] que vous avez choisi n'est pas possible pour la raison suivante : [motif précis : pièce indisponible, coût de … euros pour un bien d'une valeur de … euros]. Nous vous proposons [l'autre solution], au plus tard le [date], sans frais pour vous.
Veuillez agréer, [Madame, Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées. [Prénom Nom, fonction, signature]
Deux ans à compter de la délivrance du bien, pour un bien neuf comme pour un bien d'occasion vendu par un professionnel à un consommateur. Ce qui change avec l'occasion, c'est la présomption : un défaut qui apparaît dans les douze mois (vingt-quatre pour un bien neuf) est présumé exister dès la délivrance.
La première protège le consommateur pendant deux ans à compter de la délivrance, sans preuve de l'antériorité du défaut pendant vingt-quatre mois. La seconde vaut pour tout acheteur, dans les deux ans de la découverte du vice et au plus vingt ans après la vente, et l'acheteur doit prouver le vice.
Non. Elle vise les ventes à un consommateur, et à un non-professionnel, comme une association qui n'agit pas à des fins professionnelles. Entre entreprises, ce sont le contrat, l'obligation de délivrance et la garantie des vices cachés qui s'appliquent.
Pas à un consommateur : les règles de la garantie de conformité sont d'ordre public et une clause qui la supprime est interdite. Entre professionnels, une clause excluant la garantie des vices cachés n'est opposable qu'à un acheteur de même spécialité que le vendeur, et elle tombe s'il est prouvé que le vendeur connaissait le vice.
Seulement si la solution choisie par le client est impossible ou d'un coût disproportionné, et par un refus motivé par écrit.
Oui pour les douze catégories de l'article D. 211-6 (électroménager, informatique, téléphonie, meubles, articles de sport…) vendues à un consommateur, sauf vente à distance ou hors établissement : la facture indique une garantie légale de conformité d'au moins deux ans.
N'entreprenez pas seul : la CCI, la CMA, les réseaux d'entrepreneurs et les pépinières vous font rencontrer des commerçants et des artisans qui gèrent des retours clients depuis des années, et qui savent comment parler à leurs fournisseurs. Pour vos CGV et vos clauses entre professionnels, un avocat ou un juriste vous évite les mauvaises surprises.
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Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code de la consommation, article liminaire et articles L. 111-1, L. 211-2, L. 216-1, L. 217-1 à L. 217-32, L. 219-1, L. 224-25-12, L. 241-5 à L. 241-10, R. 122-4, R. 212-1, D. 211-1 à D. 211-7 et annexe à l'article D. 211-2, version à jour du 10 octobre 2026, codes.droit.org, consulté le 15 octobre 2026 · Code civil, articles 1170, 1603, 1604, 1641 à 1649, 2224 et 2232, version à jour du 29 juillet 2026, codes.droit.org, consulté le 15 octobre 2026 · Service Public : « Achat d'un produit : garantie légale de conformité », vérifiée le 17 août 2026 ; « Achat d'un produit : garantie légale des vices cachés », vérifiée le 25 novembre 2025 ; « De nouvelles règles pour favoriser la réparation de vos appareils en panne », mise à jour le 10 septembre 2026 ; consultées le 15 octobre 2026 · Cour de cassation : chambre mixte, 21 juill. 2023, n° 21-15.809 et n° 20-10.763 ; chambre commerciale, 5 juill. 2023, n° 22-11.621 ; troisième chambre civile, 23 oct. 2025, n° 23-18.469 ; chambre commerciale, 6 mai 2026, n° 25-13.130 ; décisions lues sur courdecassation.fr le 15 octobre 2026. Avertissement. Exemple fictif. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique ; les règles propres à certains produits (véhicules, animaux, immeubles) ou à certains secteurs peuvent prévoir autre chose. Version. Document établi le 15 octobre 2026 par Réseau Actif.
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