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Pacte d'associés en SAS ou SARL : ce qu'il ajoute aux statuts, préemption, leaver, non-concurrence, ses limites, et un modèle Word pour 2 à 4 associés.
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Le pacte d'associés, ou pacte d'actionnaires en SAS, est un contrat signé entre tout ou partie des associés pour organiser leurs relations, en plus des statuts. Il n'est pas obligatoire, il n'est pas publié, et il a force obligatoire entre ses signataires (article 1103 du code civil). Il sert surtout à encadrer les ventes de titres (préemption, agrément, inaliénabilité, sortie conjointe), le départ d'un associé (clauses de « good leaver » et de « bad leaver »), la non-concurrence et la prise des grandes décisions. Sa limite principale : il ne crée d'obligations qu'entre les parties (article 1199). Une vente faite en violation du pacte se règle en principe par des dommages et intérêts, alors qu'en SAS une cession contraire à une clause des statuts est nulle (article L. 227-15 du code de commerce). Fixez-lui une durée : sans terme exprès et sauf éléments contraires, la Cour de cassation le répute conclu pour la durée restant à courir de la société (11 mars 2026).
Les statuts, la règle publique. Ils sont obligatoires, écrits, et fixent la forme, l'objet, le siège, le capital, la durée de la société et les modalités de son fonctionnement (article 1835 du code civil). Ils sont déposés au registre : n'importe qui peut les consulter. Ils s'imposent à tous les associés, présents et futurs.
Le pacte, l'accord privé. Service Public Entreprendre le décrit comme un contrat conclu entre des associés pour fixer et organiser leurs relations : il n'est pas obligatoire, il n'est pas rendu public, et il a une force obligatoire entre ses signataires. Bpifrance Création précise qu'aucun texte particulier ne l'encadre : il obéit au droit commun des contrats du code civil. On l'appelle pacte d'actionnaires en SAS ou en SA, pacte d'associés en SARL ou en société civile ; sur le fond, c'est le même outil.
Pourquoi les deux. Les statuts donnent la force : ce qu'ils prévoient s'impose. Le pacte donne la souplesse et la discrétion : on y écrit la valeur de rachat des titres, le sort d'un associé qui part, l'engagement de ne pas faire concurrence, sans les afficher au registre. Pour une clause vraiment essentielle en SAS, comme l'agrément ou l'inaliénabilité, le plus sûr est souvent de la prévoir aussi dans les statuts, et de garder le détail dans le pacte.
| Statuts | Pacte d'associés | |
|---|---|---|
| Obligatoire ? | Oui (article 1835 du code civil) | Non, il est facultatif |
| Public ? | Oui, déposés au registre | Non, confidentiel |
| Qui est tenu ? | Tous les associés, et la société | Les seuls signataires (article 1199 du code civil) |
| Modification | Selon les majorités prévues par la loi et les statuts | Accord de tous les signataires, sauf clause du pacte |
| Cession contraire | En SAS, nulle (article L. 227-15 du code de commerce) | En principe valable ; dommages et intérêts entre signataires, nullité seulement dans les cas des articles 1123 et 1124 du code civil |
La préemption. Avant de vendre à un tiers, l'associé doit proposer ses titres en priorité aux autres signataires, au même prix et aux mêmes conditions. Le code civil connaît ce mécanisme sous le nom de pacte de préférence : une partie s'engage à proposer prioritairement à son bénéficiaire de traiter avec lui pour le cas où elle déciderait de contracter (article 1123). Le pacte doit dire comment notifier le projet, dans quel délai les autres répondent, et comment se partagent les titres si plusieurs veulent acheter.
L'agrément. L'entrée d'un nouvel associé suppose l'accord des autres. En SARL, la loi l'impose déjà pour une cession à un tiers : le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf majorité plus forte prévue par les statuts, et toute clause contraire à cet article est réputée non écrite (article L. 223-14 du code de commerce). Un pacte ne peut donc pas supprimer cet agrément légal. En SAS, l'agrément n'existe que si les statuts le prévoient (article L. 227-14). Dans le pacte, on peut ajouter l'obligation, pour tout acheteur, de signer le pacte avant d'entrer.
L'inaliénabilité. Les signataires s'interdisent de vendre leurs titres pendant une période, souvent les premières années de la société. En SAS, les statuts peuvent prévoir l'inaliénabilité des actions pour une durée n'excédant pas dix ans (article L. 227-13), et cette clause statutaire ne peut être adoptée ou modifiée qu'à l'unanimité (article L. 227-19). Dans le pacte, l'engagement est contractuel : fixez-lui une durée précise, les engagements perpétuels étant prohibés (article 1210 du code civil).
La sortie conjointe. Si un associé, souvent le majoritaire, trouve un acheteur, les autres peuvent exiger de vendre aussi, au même prix par titre. Bpifrance Création la range parmi les clauses qui protègent les minoritaires : personne ne se retrouve seul face à un nouveau majoritaire qu'il n'a pas choisi. La clause inverse, qui oblige les minoritaires à vendre si le majoritaire reçoit une offre pour toute la société, est plus délicate : réservez-la à un pacte rédigé avec un avocat.
Léa (50 %), Karim (30 %) et Sophie (20 %) créent une SAS de rénovation. Deux ans plus tard, Sophie veut vendre à un cousin. Grâce à la clause de préemption, elle doit d'abord proposer ses actions à Léa et Karim, au prix offert par le cousin. Ils ont trente jours pour répondre. Karim achète. Sans pacte ni clause statutaire, en SAS, rien n'aurait empêché le cousin d'entrer.
Le principe. Quand un associé qui travaille dans la société cesse d'y travailler, les autres veulent souvent racheter ses titres pour garder la société entre ceux qui la font tourner. Le pacte organise ce rachat par une promesse : chaque associé promet de vendre ses titres aux autres si un cas de départ survient. C'est une promesse unilatérale au sens de l'article 1124 du code civil : les éléments essentiels du contrat sont déterminés, il ne manque que la décision du bénéficiaire. Révoquer la promesse pendant le délai d'option n'empêche pas la vente de se former.
Le bon et le mauvais départ. Le pacte distingue le départ « bon » (maladie, invalidité, départ négocié, décès selon les cas) et le départ « mauvais » (démission dans les premières années, faute grave, violation du pacte). Le prix change : la valeur entière dans le premier cas, une valeur réduite dans le second. Écrivez la liste des cas une par une ; ce qui n'est pas listé sera discuté.
Un prix déterminable. Le prix doit être déterminé et désigné par les parties (article 1591 du code civil), ou laissé à l'estimation d'un tiers (article 1592). Donnez donc une méthode : un multiple du résultat, une valeur de l'actif net, ou l'avis d'un expert. Et si un expert est un jour désigné en application de l'article 1843-4, par exemple en SARL après un refus d'agrément (article L. 223-14 du code de commerce), il doit appliquer les règles de valeur prévues par les statuts ou par toute convention liant les parties : votre méthode écrite lui servira de règle.
Beaucoup d'associés sont aussi salariés de leur société. Si le prix réduit du « mauvais départ » dépend d'une faute commise dans le travail, faites vérifier la clause par un avocat : le code du travail interdit les amendes et autres sanctions pécuniaires (article L. 1331-2). Et la non-concurrence d'un associé salarié obéit à des conditions strictes, détaillées au point suivant.
Associé non salarié. À propos d'une cession de droits sociaux, la Cour de cassation juge qu'une clause de non-concurrence est licite à l'égard des associés qui la souscrivent dès lors qu'elle est limitée dans le temps et dans l'espace et proportionnée aux intérêts légitimes à protéger ; une contrepartie financière n'est exigée que si ces associés étaient salariés de la société à la date de leur engagement (Cass. com., 8 octobre 2013, n° 12-25.984). Délimitez donc l'activité visée, la zone et la durée, et faites-les correspondre au vrai risque.
Associé salarié. Lorsqu'elle entrave la liberté de se rétablir d'un salarié, actionnaire ou associé de la société qui l'emploie, la clause n'est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise, limitée dans le temps et dans l'espace, si elle tient compte des spécificités de l'emploi et comporte une contrepartie financière versée par la société, ces conditions étant cumulatives. La Cour de cassation l'a jugé pour une clause insérée dans un pacte d'actionnaires (Cass. com., 15 mars 2011, n° 10-13.824, publié au Bulletin). Le code du travail pose le même principe de proportion : nul ne peut apporter aux libertés de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche ni proportionnées au but recherché (article L. 1121-1). Notre guide Clause de non-concurrence : validité et modèles détaille ces conditions.
Ce que le pacte peut organiser. Bpifrance Création cite les décisions soumises à l'accord de tous, une information renforcée des associés, la politique de distribution des dividendes. Concrètement : avant un emprunt important, une embauche de cadre, la vente d'un actif ou l'entrée d'un investisseur, les signataires se concertent et votent ensuite dans le sens convenu. Le pacte peut aussi prévoir un point mensuel, l'envoi des comptes en cours d'année ou un budget annuel discuté ensemble.
Ce qu'il ne change pas. Tout associé a le droit de participer aux décisions collectives (article 1844 du code civil) : un pacte ne peut pas l'en priver. En SAS, ce sont les statuts qui fixent comment la société est dirigée et quelles décisions les associés prennent collectivement (articles L. 227-5 et L. 227-9 du code de commerce). En SARL, les majorités des décisions ordinaires et des modifications de statuts sont encadrées par la loi (articles L. 223-29 et L. 223-30). Un signataire qui vote contre son engagement manque au pacte et en répond envers les autres signataires ; le pacte ne modifie pas, à lui seul, ces règles de majorité.
Il n'engage que ceux qui le signent. Le contrat ne crée d'obligations qu'entre les parties ; les tiers ne peuvent ni en demander l'exécution ni être contraints de l'exécuter (article 1199 du code civil). Ils doivent seulement respecter la situation qu'il crée (article 1200). Un associé qui n'a pas signé n'est pas tenu. Un acheteur qui ignorait le pacte non plus : la vente faite en violation d'une préemption reste en principe valable, et le bénéficiaire obtient la réparation de son préjudice. Deux exceptions : si le tiers connaissait le pacte de préférence et l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir, le bénéficiaire peut agir en nullité ou demander au juge de le substituer à l'acheteur (article 1123) ; le contrat conclu en violation d'une promesse unilatérale avec un tiers qui en connaissait l'existence est nul (article 1124).
Il ne peut pas rendre une clause léonine valable. La part de chaque associé dans les bénéfices et les pertes suit en principe sa part du capital, sauf clause contraire. Mais la stipulation qui attribue à un associé la totalité du profit, qui l'exonère de la totalité des pertes, qui exclut un associé totalement du profit ou met à sa charge toutes les pertes est réputée non écrite (article 1844-1 du code civil). Une répartition inégale reste possible ; une exclusion totale, non. Les promesses de rachat à prix garanti entre associés sont un terrain délicat : faites-les relire.
Il ne peut pas tout. Un contrat ne peut déroger à l'ordre public, ni par ses stipulations, ni par son but (article 1162 du code civil). Une clause pénale, somme fixée d'avance en cas de manquement, peut être modérée ou augmentée par le juge si elle est manifestement excessive ou dérisoire (article 1231-5). Et en SARL, l'agrément légal des cessions à un tiers ne se contourne pas (article L. 223-14 du code de commerce).
Il doit avoir une durée. Les engagements perpétuels sont prohibés : chaque contractant peut y mettre fin comme à un contrat à durée indéterminée (article 1210 du code civil), c'est-à-dire à tout moment, avec un préavis (article 1211). Mais la Cour de cassation a jugé qu'un pacte d'associés non assorti d'un terme exprès est, en l'absence d'éléments contraires, réputé conclu pour la durée restant à courir de la société, de sorte que les associés ne peuvent pas y mettre fin unilatéralement (Cass. com., 11 mars 2026, n° 24-21.896, publié au Bulletin). La durée d'une société pouvant atteindre quatre-vingt-dix-neuf ans, écrivez la vôtre : un nombre d'années, renouvelable par accord.
Le pacte organise des ventes futures de titres. Si la société est à prépondérance immobilière (société non cotée dont l'actif est, ou a été au cours de l'année précédant la cession, principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France, ou de participations dans des sociétés elles-mêmes à prépondérance immobilière, selon l'article 726 du code général des impôts), toute cession de ses parts ou actions doit, à peine de nullité, être constatée par un acte authentique, un acte contresigné par avocat ou, dans les cas où il y est habilité, un acte rédigé par un expert-comptable (article 1865-1 du code civil, issu de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026). Et une promesse unilatérale de vente portant sur des titres de certaines sociétés immobilières (celles des articles 728 et 1655 ter du code général des impôts) est nulle si elle n'est pas constatée par un acte authentique ou par un acte sous signature privée enregistré dans les dix jours de son acceptation (article 1589-2 du code civil). Le modèle de ce guide ne vise pas ces sociétés : confiez leur pacte à un notaire ou à un avocat.
Faut-il l'enregistrer ? Aucun texte lu ne l'impose pour un pacte signé entre associés. L'article 635 du code général des impôts, qui liste les actes à enregistrer dans le mois, ne le cite pas ; il vise en revanche les actes des notaires, donc un pacte reçu par un notaire, et les actes portant cession de parts ou d'actions : la cession réalisée plus tard, en application du pacte, suivra ses propres règles (voir notre guide Cession de parts sociales : SARL, SCI, modèle). Les signataires peuvent choisir de le faire enregistrer, par exemple pour lui donner date certaine à l'égard des tiers (article 1377 du code civil). Demandez au service de l'enregistrement quels droits s'appliquent à votre pacte avant de le déposer.
Cette trame vise une SAS ou une SARL de deux à quatre associés, personnes physiques, qui ne sont pas à prépondérance immobilière et n'ont pas d'investisseur extérieur. Elle ne contient ni clause de sortie forcée, ni mécanisme anti-dilution, ni promesse de rachat à prix garanti. Les clauses entre crochets sont des options : gardez celles qui vous concernent. Relisez-la avec vos statuts sous les yeux, car les deux doivent dire la même chose, et faites-la relire par un avocat, un notaire ou votre expert-comptable avant de signer, surtout si un associé est aussi salarié. Pour les apports de chacun, voir notre guide Apport en nature et en industrie : SARL, SAS.
Entre les soussignés :
1. [Prénom Nom, date et lieu de naissance, adresse, régime matrimonial], titulaire de [nombre] [actions / parts sociales] ;
2. [Prénom Nom, date et lieu de naissance, adresse, régime matrimonial], titulaire de [nombre] [actions / parts sociales] ;
3. [Associé 3 : mêmes mentions, ou supprimer] ;
4. [Associé 4 : mêmes mentions, ou supprimer] ;
ci-après ensemble « les associés » et chacun « un associé ».
Société : [dénomination], [SAS / SARL] au capital de […] €, divisé en [nombre] [actions / parts sociales], siège [adresse], RCS [ville, numéro], ci-après « la société ». Le mot « titres » désigne les actions ou parts sociales de la société, et tout droit de souscription ou d'attribution qui s'y rattache.
Préambule. Les associés détiennent ensemble la totalité du capital. Ils concluent le présent pacte pour organiser leurs relations, la vente de leurs titres et le départ de l'un d'eux, en complément des statuts. Il ne crée d'obligations qu'entre eux.
Le pacte entre en vigueur à sa signature, pour une durée de [huit] ans. Il pourra être renouvelé par écrit, signé de tous les associés alors parties. Il prend fin par anticipation, pour un associé, le jour où il ne détient plus aucun titre, sous réserve des articles 6 et 7 qui survivent pour la durée qu'ils prévoient.
[Option] Chaque associé s'interdit de céder tout ou partie de ses titres pendant [deux / trois] ans à compter de la signature, sauf accord écrit de tous les autres associés ou cas de départ prévu à l'article 6.
L'associé qui souhaite céder tout ou partie de ses titres à quiconque, y compris à un autre associé, notifie son projet à chacun des autres associés par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, en indiquant le nombre de titres, le prix, les conditions de paiement et l'identité de l'acquéreur pressenti.
Les autres associés disposent d'un délai de [trente] jours à compter de la réception pour exercer leur droit de préemption, par la même voie, au prix et aux conditions notifiés. Si plusieurs associés exercent ce droit, les titres sont répartis entre eux à proportion de leur participation, dans la limite de leur demande.
La préemption ne vaut que si elle porte sur la totalité des titres proposés. À défaut, le cédant peut céder à l'acquéreur pressenti, au prix et aux conditions notifiés, dans les [quatre-vingt-dix] jours suivant la fin du délai, sous réserve de l'agrément prévu par la loi ou les statuts et de l'article 4.
Aucun associé ne cède de titres à une personne qui n'est pas partie au pacte sans que celle-ci y ait adhéré au préalable, par un écrit signé remis à chacun des associés.
Si un projet de cession, non préempté, aurait pour effet de transférer à un acquéreur [plus de la moitié / la majorité] des titres de la société, chacun des autres associés peut exiger que l'acquéreur achète aussi ses titres, au même prix par titre et aux mêmes conditions. Il le notifie au cédant dans le délai prévu à l'article 3. Le cédant ne peut céder ses propres titres que si l'acquéreur achète aussi ceux des associés qui l'ont demandé.
Cas de départ. Constitue un cas de départ, pour un associé qui exerce une fonction dans la société [mandat social / contrat de travail / prestation], la cessation de cette fonction, pour quelque cause que ce soit.
Promesse. Chaque associé promet de céder la totalité de ses titres aux autres associés, qui pourront lever cette promesse, ensemble ou séparément, dans les [trois] mois suivant le cas de départ, par notification à l'associé partant. La cession reste soumise à l'agrément prévu, le cas échéant, par les statuts.
Prix. Le prix est égal à la valeur des titres déterminée selon la méthode suivante : [par exemple : capitaux propres du dernier bilan approuvé + … fois le résultat d'exploitation moyen des deux derniers exercices, divisés par le nombre de titres / valeur fixée par un expert choisi d'un commun accord]. En cas de « bon départ » ([invalidité, maladie de plus de … mois, décès, départ d'un commun accord, cessation après … ans]), le prix est égal à cette valeur. En cas de « mauvais départ » ([démission ou révocation pour faute avant … ans, manquement grave au présent pacte]), le prix est égal à […] % de cette valeur.
[Si l'associé est aussi salarié : faire vérifier la clause de « mauvais départ » au regard de l'article L. 1331-2 du code du travail.]
Paiement. Le prix est payé [à la signature de l'acte de cession / en … versements sur … mois]. L'acte de cession est signé dans le mois de la levée de la promesse.
[Option] Pendant qu'il est associé, puis pendant [douze / vingt-quatre] mois après la cession de ses titres, chaque associé s'interdit d'exercer, directement ou par personne interposée, l'activité de [activité précise de la société] dans [zone géographique précise], et de solliciter les clients que la société servait à la date de son départ.
[Si l'associé est salarié de la société à la date de son engagement : prévoir une contrepartie financière versée par la société, de … € ou … % de la rémunération, et vérifier la convention collective.]
Avant toute décision sur les sujets suivants, les associés se concertent et votent ensuite, en assemblée ou par écrit, dans le sens arrêté à [l'unanimité / la majorité de … % des titres] des associés : [emprunt ou investissement de plus de … € ; vente ou location d'un actif essentiel ; embauche d'un salarié payé plus de … € ; entrée d'un nouvel associé ; création de filiale ; distribution de dividendes ; modification des statuts].
La direction de la société est assurée par [Prénom Nom], [président / gérant]. Les associés se concertent avant toute décision sur sa nomination, sa rémunération ou sa révocation. Cet engagement ne limite pas le droit des associés de le révoquer dans les conditions prévues par la loi et les statuts.
Le [président / gérant] adresse à chaque associé [chaque trimestre] une situation de trésorerie et du chiffre d'affaires, et chaque année, avant l'approbation des comptes, un budget de l'exercice suivant. Les associés se réunissent au moins [une fois par mois].
L'associé qui manque à l'une de ses obligations, après mise en demeure restée sans effet pendant [quinze] jours, doit aux autres associés une somme forfaitaire de […] €, sans préjudice de leurs autres droits. [Option : il constitue en outre un cas de « mauvais départ » au sens de l'article 6.]
En cas de contradiction entre le pacte et les statuts, les associés appliquent le pacte entre eux et votent les modifications des statuts nécessaires pour les accorder, dans le respect de la loi. Le pacte et son contenu sont confidentiels, sauf communication à leurs conseils, à l'administration ou à un juge.
Tout différend sur le pacte fait d'abord l'objet d'une réunion des associés, puis, à défaut d'accord dans les [trente] jours, d'une tentative de médiation [auprès de …]. À défaut d'accord, il est porté devant le tribunal compétent.
Fait à [ville], le [date], en [nombre] originaux, un pour chaque associé.
Signatures des associés, précédées de la mention « lu et approuvé » : [associé 1] · [associé 2] · [associé 3] · [associé 4]
Je soussigné [Prénom Nom, adresse], acquéreur de [nombre] [actions / parts sociales] de la société [dénomination], déclare avoir reçu un exemplaire du pacte d'associés du [date] et y adhérer sans réserve, avec effet au jour de mon entrée au capital.
Fait à [ville], le [date] · Signature : […]
Non. Service Public Entreprendre le présente comme un acte facultatif qui complète les statuts. Il devient vite utile dès que les associés ne détiennent pas tous la même part, ou qu'ils ne travaillent pas tous dans la société.
Pas pour le pacte lui-même : aucun texte lu n'impose de professionnel. En revanche, la cession des titres d'une société à prépondérance immobilière exige un acte notarié, d'avocat ou, dans certains cas, d'expert-comptable (article 1865-1 du code civil). Et un pacte mal écrit se découvre au pire moment : faites au moins relire le vôtre.
Oui, et c'est même là qu'il sert le plus, car aucun des deux ne peut décider seul. Bpifrance Création conseille d'éviter le 50/50 ; si vous le gardez, prévoyez dans le pacte comment sortir d'un blocage : médiation, puis rachat de l'un par l'autre.
Il engage sa responsabilité envers les autres signataires : dommages et intérêts, ou la pénalité prévue, que le juge peut modérer (article 1231-5 du code civil). La vente faite à un tiers de bonne foi reste en principe valable (article 1199) ; elle peut être annulée si l'acheteur connaissait le pacte de préférence ou la promesse (articles 1123 et 1124).
S'il a une durée, il s'exécute jusqu'à son terme (article 1212 du code civil). S'il n'en a pas, la Cour de cassation le répute, sauf éléments contraires, conclu pour la durée restant à courir de la société, et aucun associé ne peut y mettre fin seul (11 mars 2026). D'où l'intérêt d'écrire une durée raisonnable.
N'entreprenez pas seul : la CCI, la CMA, les réseaux d'accompagnement à la création, les pépinières et les réseaux d'entrepreneurs vous font rencontrer des dirigeants qui se sont associés, puis séparés, et qui savent ce qu'ils auraient voulu écrire au départ. Pour la rédaction du pacte et des statuts, votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable restent vos premiers interlocuteurs. Si un associé apporte de l'argent en plus du capital, voir aussi notre guide Compte courant d'associé : taux, débiteur, modèle.
Réseau Actif, association loi 1901 à but non lucratif du Pays de Fayence, réunit des entrepreneurs de tous les secteurs pour s'entraider : rompre l'isolement, partager son expérience, apprendre des autres. Ses guides sont gratuits et ouverts à tous, adhérents ou non.
Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code civil, articles 1102, 1103, 1123, 1124, 1162, 1199, 1200, 1210 à 1212, 1231-5, 1377, 1589-2, 1591, 1592, 1835, 1843-4, 1844, 1844-1 et 1865-1, version à jour du 29 juillet 2026 (codes.droit.org) ; code de commerce, articles L. 223-14, L. 223-16, L. 223-29, L. 223-30, L. 227-5, L. 227-9 et L. 227-13 à L. 227-19, version à jour du 1er octobre 2026 (codes.droit.org) ; code du travail, articles L. 1121-1 et L. 1331-2, version à jour du 8 octobre 2026 (codes.droit.org) ; code général des impôts, articles 635, 726 et 728, version à jour du 1er septembre 2026 (codes.droit.org) ; consultés le 16 octobre 2026 · Cour de cassation, chambre commerciale : 15 mars 2011, n° 10-13.824 (courdecassation.fr) ; 8 octobre 2013, n° 12-25.984 (courdecassation.fr) ; 11 mars 2026, n° 24-21.896 (courdecassation.fr) ; lus le 16 octobre 2026 · Service Public Entreprendre (DILA) : « Création d'une société : rédaction et enregistrement des statuts », vérifiée le 27 février 2026 ; « Cession d'actions d'une SAS / SASU », vérifiée le 22 juillet 2026 ; lues le 16 octobre 2026 · Bpifrance Création : « Pacte d'associés : organisation et fonctionnement », publiée en juin 2026 ; « Bien choisir ses associés » ; lues le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Vos statuts peuvent prévoir des règles particulières, à lire avant de signer un pacte. Réseau Actif n'est pas un service de l'administration ni un cabinet d'avocats, et ne fournit aucun document officiel. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.
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