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Assurances de l'entrepreneur : ce qui est obligatoire selon le métier (décennale, RC pro des professions réglementées, véhicule), ce qui est prudent, la mention sur devis et factures, le recours au BCT, lire un contrat et le résilier. Guide d'information, sans vente d'assurance.
Télécharger (PDF) Version à remplir (DOCX)Aucune assurance n'est imposée à tous les entrepreneurs : l'obligation dépend du métier, pas du statut, micro-entreprise comprise. Tout constructeur lié au client par un contrat de travaux doit être couvert par une assurance de responsabilité décennale et le justifier à l'ouverture de chaque chantier (code des assurances, article L. 241-1) ; sans elle, il encourt six mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (L. 243-3). Certaines professions réglementées doivent avoir une RC professionnelle : agent immobilier, diagnostiqueur immobilier, expert-comptable, taxi et VTC, agence de voyages, infirmier, avocat. Tout véhicule qui circule doit être assuré en responsabilité civile (L. 211-1). Le cons
Le même texte que le PDF, à lire ici. Les modèles se remplissent plus facilement dans la version à télécharger.
Micro-entrepreneur, EURL, SAS : pour l'assurance, la forme de l'entreprise ne change presque rien. Ce qui compte, c'est ce que vous faites. Service Public Entreprendre le résume ainsi : souscrire une assurance professionnelle n'est pas toujours obligatoire, tout dépend de la situation et de l'activité exercée.
Il n'existe donc pas de « RC pro obligatoire pour tous les auto-entrepreneurs ». Il existe des obligations précises, chacune écrite dans un texte. Les voici.
| Assurance | Qui est obligé, et d'après quel texte |
|---|---|
| Responsabilité décennale | Tout constructeur d'un ouvrage (code civil, article 1792-1) : le maçon, l'architecte, le peintre en bâtiment pour certains travaux, et plus largement toute entreprise dont les travaux touchent la solidité de l'ouvrage. Code des assurances, articles L. 241-1 et L. 241-2. Détails en partie 2. |
| RC professionnelle de certaines professions réglementées | Quelques cas fréquents : agent immobilier (loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, article 3), diagnostiqueur immobilier (code de la construction et de l'habitation, article R. 271-2), expert-comptable, taxi, VTC et moto-taxi (code des transports, article L. 3120-4), agence de voyages (code du tourisme, article L. 211-18), infirmier, avocat. La liste complète, métier par métier, est dans l'annuaire des activités et professions réglementées de l'INPI. |
| Véhicule | Tout véhicule terrestre à moteur qui circule, remorque comprise, même non attelée : la responsabilité civile est obligatoire (code des assurances, article L. 211-1). Utilitaire de chantier, scooter de livraison, voiture personnelle qui sert aux rendez-vous : vérifiez que l'usage professionnel est déclaré. |
| Local loué | Si vous louez un local, Service Public Entreprendre indique que vous devez l'assurer. C'est le bail qui précise quoi et comment : relisez sa clause d'assurance. |
| Salariés | Dès le premier salarié, la complémentaire santé collective, financée à 50 % au moins par l'employeur. Voir notre guide Mutuelle d'entreprise obligatoire. |
Un exemple chiffré de ce qu'une obligation peut imposer : le diagnostiqueur immobilier doit être couvert à hauteur d'au moins 300 000 € par sinistre et 500 000 € par an (fiche Service Public Entreprendre, vérifiée le 25 juin 2026). D'autres professions ont leurs propres planchers : lisez la fiche officielle de votre métier, pas le prospectus.
Le code civil rend tout constructeur responsable de plein droit, pendant dix ans après la réception des travaux, des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (articles 1792 et 1792-4-1). Est constructeur l'entrepreneur, l'architecte ou le technicien lié au client par un contrat d'ouvrage (article 1792-1). Le code des assurances en tire l'obligation : toute personne exposée à cette responsabilité doit être assurée, et le justifier à l'ouverture de chaque chantier (article L. 241-1).
Le statut n'y change rien : le maçon doit s'assurer, qu'il soit entrepreneur individuel, en SARL ou en SAS. Le maçon salarié, lui, est couvert par la garantie de son employeur (fiche « Maçon », vérifiée le 21 février 2026).
Et le sous-traitant ? Il n'a pas de contrat avec le client final, seulement avec l'entreprise principale. Il n'est donc pas « constructeur » au sens de l'article 1792-1, et l'obligation de l'article L. 241-1 ne le vise pas. Il ne s'en tire pas pour autant : on peut agir contre lui pendant dix ans après la réception (article 1792-4-2), et l'entreprise principale peut exiger une attestation dans le contrat de sous-traitance. Demandez à votre assureur ce qui couvre ce travail-là.
C'est souvent la vraie question, celle des métiers « à cheval ». Pour le peintre en bâtiment, Service Public Entreprendre cite comme travaux soumis à la décennale l'isolation extérieure, le revêtement de façade et la réparation des fissures, une terrasse, une piscine. La fiche y ajoute la pose d'une gaine technique anti-incendie. Elle est en revanche facultative pour la simple peinture décorative d'intérieur et pour la pose de plaques de plâtre en isolation intérieure. Les équipements comptent aussi quand ils font indissociablement corps avec l'ouvrage, c'est-à-dire qu'on ne peut pas les enlever sans abîmer le mur, le sol ou la toiture (article 1792-2).
Certains ouvrages échappent à l'obligation : voiries, réseaux, ouvrages portuaires ou de traitement des déchets, ouvrages sportifs non couverts, entre autres (article L. 243-1-1). Et la décennale n'est pas la seule garantie du constructeur : il doit aussi la garantie de parfait achèvement pendant un an (article 1792-6) et la garantie de bon fonctionnement des autres équipements pendant deux ans au moins (article 1792-3).
Ne pas souscrire la décennale obligatoire est un délit : jusqu'à six mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (article L. 243-3). Le vrai risque est ailleurs. Un sinistre décennal se chiffre au prix de la réparation de l'ouvrage, démolition comprise ; sans assureur, c'est votre patrimoine qui répond, pendant dix ans.
Ferdinand est maçon en micro-entreprise. Son attestation de décennale porte sur la « maçonnerie et le béton armé ». Au printemps, un client lui demande de refaire aussi la toiture de son garage : « vous savez le faire, et ça m'évite de chercher quelqu'un ». Ferdinand sait le faire. Mais la couverture ne figure pas dans les activités déclarées à son assureur.
Avant de signer, il appelle son assureur, qui accepte d'étendre le contrat moyennant une nouvelle attestation. Sans cet appel, le jour où la toiture fuit, il aurait été seul face au client. Le chantier de toiture n'aurait pas été « mal assuré » : il n'aurait pas été assuré du tout.
Ce qui compte, c'est la date d'ouverture du chantier, pas la date du sinistre. Les clauses types imposées à tout contrat de décennale (annexe I de l'article A. 243-1 du code des assurances) couvrent les travaux dont le chantier a été ouvert pendant la période de validité du contrat. La garantie est ensuite maintenue pendant toute la durée de la responsabilité décennale, « sans paiement de prime subséquente ». Autrement dit : si vous changez d'assureur ou cessez votre activité, vos anciens chantiers restent couverts par le contrat en cours au jour de leur ouverture.
L'inverse est vrai aussi. Un chantier ouvert un jour sans contrat, ou pour une activité absente de votre attestation, n'est couvert par personne. L'attestation type (article A. 243-3) liste justement les activités couvertes, l'étendue géographique et les chantiers visés. Le code prévoit enfin que la résiliation pour « changement de situation » (article L. 113-16) ne s'applique pas aux assurances construction obligatoires (article L. 243-7) : on ne sort pas d'une décennale comme d'une assurance de local.
Hors de ces obligations, rien ne vous impose d'être assuré. Le code civil, lui, vous rend responsable des dommages que vous causez dans votre travail, à vos clients comme à des tiers. La question n'est donc pas « suis-je obligé ? » mais « que se passerait-il si ? ».
| Assurance | Ce qu'elle couvre, et pour qui elle compte |
|---|---|
| RC professionnelle « générale » | Les dommages causés aux clients et aux tiers par votre activité : le dégât des eaux chez un client, l'erreur de conseil qui lui coûte de l'argent, le visiteur qui se blesse dans votre atelier. Elle compte surtout pour les métiers de conseil, de service à domicile, de manipulation de biens d'autrui. |
| Multirisque professionnelle | Un contrat modulable qui regroupe locaux, matériel, stocks et souvent la RC. Service Public Entreprendre précise que toutes les assurances obligatoires peuvent y être réunies. |
| Perte d'exploitation | La marge perdue pendant que l'activité est arrêtée après un sinistre garanti (incendie, dégât des eaux). Utile si un local ou une machine fait tout votre chiffre d'affaires. |
| Prévoyance | Les revenus pendant un arrêt de travail, l'invalidité, le décès. Ce que verse le régime de base des indépendants, et à quelles conditions : voir notre guide Arrêt maladie de l'auto-entrepreneur. |
| Protection juridique, RC du dirigeant, homme-clé | Les frais d'un litige ; les décisions du dirigeant de société mises en cause ; la perte d'un collaborateur indispensable. Service Public Entreprendre les cite parmi les assurances facultatives. |
Pour les créateurs, Service Public Entreprendre signale aussi la micro-assurance : des contrats à coût réduit, réservés aux entreprises en début d'activité, sans gros stocks, suivies par un réseau d'aide à la création avec un financement.
Clarisse forme des salariés de PME à la bureautique. Aucune assurance ne lui est imposée. Un jour, en installant un logiciel sur le poste d'un client, elle efface par erreur un dossier comptable. Le client lui envoie la facture de reconstitution. Clarisse avait souscrit une RC pro l'année précédente, et lu la liste des exclusions avant de signer : les « dommages immatériels non consécutifs » (une perte d'argent sans dégât matériel) étaient bien couverts.
Vous êtes soumis à la décennale. Vous joignez votre attestation d'assurance à vos devis et à vos factures (article L. 243-2 du code des assurances). Elle suit un modèle fixé par arrêté : numéro de contrat, période de validité, activités couvertes, étendue géographique (article A. 243-3). Le client peut aussi vous la demander pendant les travaux (article R. 243-2). L'attestation de décennale est d'ailleurs le seul document que certains clients lisent avant votre devis.
Vous êtes artisan ou micro-entrepreneur, et votre métier impose une autre assurance. Depuis la loi du 18 juin 2014 relative à l'artisanat, au commerce et aux très petites entreprises (dite loi Pinel), vous indiquez sur chaque devis et chaque facture l'assurance professionnelle obligatoire souscrite, les coordonnées de l'assureur ou du garant et la couverture géographique du contrat. La règle figure aujourd'hui à l'article L. 132-1 du code de l'artisanat. Elle vise tous les micro-entrepreneurs, pas seulement les artisans : un agent immobilier ou un chauffeur VTC en micro-entreprise est concerné. Elle vise l'assurance professionnelle exigée pour exercer le métier, pas celle du véhicule.
Ce même article, dans sa dernière phrase, écarte les assujettis à la décennale : pour eux, c'est l'attestation jointe qui vaut. Rien ne vous empêche pour autant de reprendre aussi ces références sur le devis ; nos modèles prévoient la ligne. Voir Modèle de devis et Mentions obligatoires d'une facture.
Il arrive qu'un assureur refuse de couvrir un risque que la loi oblige pourtant à assurer. Pour ce cas, elle a prévu un recours. Le Bureau central de tarification (BCT) ne vous assure pas lui-même : il fixe la prime moyennant laquelle l'assureur qui vous a refusé est tenu de vous garantir, et peut fixer une franchise (article L. 243-4). L'assureur qui maintient son refus encourt le retrait de son agrément (article L. 243-6).
Le BCT n'intervient que pour les assurances obligatoires prévues par le code : construction (décennale et dommages-ouvrage), responsabilité civile automobile, responsabilité civile médicale, catastrophes naturelles, et responsabilité des locataires et copropriétaires. Pas pour une RC pro facultative.
Un refus suffit. Pour la décennale comme pour l'automobile, le code parle d'« un refus » (articles L. 243-4 et L. 212-1). La fiche de Service Public Entreprendre (vérifiée le 7 juillet 2026) écrit « après 2 refus » : c'est la règle de la seule RC médicale (article L. 252-1), étendue à tort à tous les cas. Rien ne vous empêche de consulter plusieurs assureurs. Mais chaque refus fait courir son propre délai de 15 jours : ne laissez pas filer celui de l'assureur que vous voulez voir désigné.
Coordonnées données par cette fiche : Bureau central de tarification, 26 boulevard Haussmann, 75311 Paris cedex 09 ; bct@agira.asso.fr ; 01 53 21 50 40, de 9 h à 11 h 45.
Les conditions générales d'un contrat d'assurance sont rarement lues avant le premier sinistre. C'est dommage : c'est le seul moment où l'on peut encore choisir. L'assureur doit vous remettre avant la signature une fiche d'information et le projet de contrat, ou une notice qui décrit les garanties et leurs exclusions (article L. 112-2). Cinq lignes suffisent pour comparer.
Vous pouvez traiter directement avec une compagnie ou passer par un courtier, qui compare plusieurs offres ; Service Public Entreprendre le recommande surtout pour les activités à risques particuliers. En cas de sinistre, prévenez l'assureur dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (article L. 113-2).
La règle de base : vous pouvez résilier chaque année, en notifiant l'assureur au moins deux mois avant l'échéance ; le délai court à partir de la date d'envoi (article L. 113-12). Pour un contrat souscrit à des fins professionnelles, l'assureur a le même droit, et il doit motiver sa résiliation (article L. 113-12-1). La résiliation « à tout moment après un an » de la loi Hamon (article L. 113-15-2) vise les personnes physiques en dehors de leur activité professionnelle : pas vos contrats pro.
La loi du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a créé un droit nouveau pour les microentreprises et les PME : résilier après un an, sans frais, les contrats couvrant les dommages directs à leurs biens professionnels (article L. 113-15-2-1). Son application attend un décret en Conseil d'État, qui doit aussi dresser la liste des contrats exclus. Au 16 octobre 2026, nous n'en avons trouvé aucune trace. Tant qu'il n'est pas paru, ce droit ne joue pas, et il ne visera que les contrats conclus ou reconduits après sa parution.
Service Public Entreprendre le présente déjà comme acquis, et pour « tout contrat ». Le texte est plus étroit : il vise l'assurance de vos biens (local, matériel, stock), pas votre RC pro ni votre décennale. Avant de vous en prévaloir, faites-vous confirmer par écrit que le décret est paru et qu'il couvre votre contrat.
Un changement de profession, la retraite ou la cessation d'activité permettent aussi de résilier, dans les trois mois de l'événement, si le risque disparaît avec lui (article L. 113-16), sauf pour la décennale (partie 2). Les lettres types sont dans notre guide Lettre de résiliation d'un contrat professionnel.
Pour une décennale, une RC pro imposée par votre métier ou l'assurance d'un véhicule, signez le nouveau contrat avant de résilier l'ancien, et faites coïncider les dates. Un chantier ouvert pendant un trou de garantie n'est couvert par personne.
Remplissez la check-list avant de demander des devis d'assurance : elle vous dira ce qui est obligatoire chez vous. Emportez ensuite la liste de questions à chaque rendez-vous, et notez les réponses : deux contrats se comparent alors ligne à ligne. Les deux sont dans le document Word offert avec ce guide.
Entreprise : [nom, forme juridique, SIREN] · Activités exercées, toutes : [liste précise, y compris les travaux occasionnels]
Je réalise des travaux de construction pour des clients, en direct (gros œuvre, toiture, façade, isolation extérieure, équipements indissociables du bâti) : décennale obligatoire (code des assurances, L. 241-1) · activités à déclarer : […]
Mon métier est une profession réglementée qui impose une RC pro (fiche Service Public Entreprendre de mon métier, annuaire INPI) : [métier, texte, plancher de garantie s'il existe]
J'utilise un véhicule ou une remorque pour l'activité : RC automobile obligatoire (L. 211-1), usage professionnel déclaré · véhicules : [immatriculations]
Je loue un local : assurance du local · bail signé le [date], clause d'assurance lue
J'ai ou j'aurai des salariés : complémentaire santé collective
Je travaille aussi en sous-traitance : couverture de ce travail demandée à l'assureur · entreprises principales : […]
Aucune case cochée : aucune assurance ne m'est imposée ; je passe aux assurances prudentes
Je cause un dommage chez un client ou à un tiers (matériel, corporel, perte d'argent) : RC pro · pire cas imaginable : [… €]
Mon local, mon matériel ou mon stock brûle ou est volé : multirisque · valeur à remplacer : [… €]
Mon activité s'arrête plusieurs semaines après un sinistre : perte d'exploitation · charges fixes par mois : [… €]
Je ne peux plus travailler (maladie, accident) : prévoyance · réserve de trésorerie actuelle : [… mois]
Un litige avec un client ou un fournisseur : protection juridique
Assureur ou courtier consulté : [nom, interlocuteur, date]
1. Quelles activités exactes le contrat couvre-t-il ? Mes travaux occasionnels […] sont-ils inclus ? Réponse : […]
2. Quel est le plafond par sinistre et par année, pour les dommages corporels, matériels et immatériels ? Réponse : […]
3. Quelle franchise reste à ma charge, par sinistre ? Réponse : […]
4. Quelles sont les exclusions principales ? Les dommages immatériels non consécutifs sont-ils couverts ? Réponse : […]
5. La garantie RC est-elle déclenchée par le fait dommageable ou par la réclamation ? Quel délai subséquent après la fin du contrat ? Réponse : […]
6. Quelle couverture géographique (département, France, étranger) ? Réponse : […]
7. Décennale : l'attestation suit-elle le modèle réglementaire, et quel coût de chantier maximal couvre-t-elle ? Réponse : […]
8. Quelle prime annuelle, quelle échéance, quel préavis de résiliation ? Réponse : […]
9. En cas de sinistre, quel délai pour le déclarer, et à qui ? Réponse : […]
10. Quels documents me remettez-vous avant la signature (fiche d'information, projet de contrat ou notice, conditions générales) ? Réponse : […]
Attestation reçue et classée · valable du [date] au [date]
Décennale : attestation jointe à chaque devis et facture · autre assurance obligatoire d'un artisan : assureur et couverture géographique mentionnés sur devis et factures
Échéance notée dans l'agenda, avec un rappel trois mois avant · [date]
Toute nouvelle activité déclarée à l'assureur avant le premier chantier ou la première mission
Pas en règle générale. Elle l'est si votre métier est une profession réglementée qui l'impose, et la décennale l'est si vous construisez pour autrui. Le régime micro ne change rien à ces obligations : c'est l'activité qui décide (partie 1).
Pour la simple peinture décorative d'intérieur, Service Public Entreprendre la dit facultative. Elle devient obligatoire pour des travaux qui touchent la solidité ou le clos et le couvert : isolation extérieure, façade, terrasse (partie 2). Déclarez à votre assureur tout ce que vous faites réellement.
Oui, pour la décennale : le contrat en vigueur à l'ouverture de chaque chantier le couvre pendant dix ans, sans prime supplémentaire. Pour une RC pro en base réclamation, le délai subséquent est d'au moins cinq ans après la fin du contrat (partie 6).
Le bon réflexe avant de signer : demander à un confrère du même métier ce que son contrat couvre vraiment et ce qu'un sinistre lui a appris. Les chambres de métiers, les CCI et les organisations professionnelles connaissent aussi les obligations propres à chaque activité.
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Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code des assurances, articles L. 112-2, L. 112-4, L. 113-1, L. 113-2, L. 113-9, L. 113-12, L. 113-12-1, L. 113-15-2, L. 113-15-2-1, L. 113-16, L. 124-5, L. 211-1, L. 212-1, L. 241-1, L. 241-2, L. 243-1-1, L. 243-2, L. 243-3, L. 243-4, L. 243-6, L. 243-7, L. 252-1, R. 243-2, R. 250-1, R. 250-2, R. 250-5, A. 243-1 et son annexe I, A. 243-3, version à jour du 20 août 2026 (codes.droit.org) · Code de l'artisanat, article L. 132-1, version à jour du 11 décembre 2025 (codes.droit.org) · Code civil, articles 1792, 1792-1, 1792-2, 1792-3, 1792-4-1, 1792-4-2 et 1792-6, version à jour du 29 juillet 2026 (codes.droit.org) · Code des transports, article L. 3120-4 (codes.droit.org) · Code du tourisme, article L. 211-18 (codes.droit.org) · Service Public Entreprendre : « Assurances de la société » (vérifiée le 7 juillet 2026), « Maçon » F39037 et « Peintre en bâtiment » F39038 (vérifiées le 21 février 2026), « Diagnostiqueur immobilier » F38442 (vérifiée le 25 juin 2026), « Agent immobilier » F38657 (vérifiée le 1er janvier 2026), « Infirmier » F39604 (vérifiée le 1er septembre 2026), « Expert-comptable » F38330 (vérifiée le 27 février 2026) · Assemblée nationale, réponse à la question écrite n° 65479 (14e législature) sur la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 · S. Abravanel-Jolly, « Apports au droit des assurances de la loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026 », BJDA n° 105 (entrée en vigueur différée de l'article L. 113-15-2-1). Sources consultées le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce document est une information générale : il ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance. Les obligations propres à chaque profession réglementée se vérifient sur la fiche officielle du métier. Réseau Actif n'est pas un intermédiaire d'assurance : il ne vend ni ne recommande aucun contrat et ne cite aucun tarif. Exemples fictifs. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.
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