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Mutuelle d'entreprise obligatoire : couverture dès le premier salarié, panier minimal, 50 % à la charge de l'employeur, dispenses, CDD, portabilité, décision unilatérale en Word.
Télécharger (PDF) Version à remplir (DOCX)Tout employeur privé, entreprise ou association, doit faire bénéficier ses salariés, dès le premier, d'une complémentaire santé collective et obligatoire (code de la sécurité sociale, L. 911-7). Il en paie au moins 50 %. Le contrat, responsable, couvre au minimum le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier, le dentaire prothétique à 125 % et un forfait d'optique d'au moins 100 €. Sans accord de branche ou d'entreprise, une décision unilatérale de l'employeur, écrite et remise à chaque salarié, met le régime en place (L. 911-1). Le salarié ne peut refuser d'adhérer que dans les cas prévus par les textes (D. 911-2, R. 242-1-6) : complémentaire santé solidaire, contrat individuel en
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Dès le premier salarié, l'entreprise doit le faire bénéficier d'une couverture collective et obligatoire de frais de santé (code de la sécurité sociale, article L. 911-7). L'employeur en finance au moins 50 %. Le contrat couvre au minimum le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier, le dentaire prothétique à 125 % de la base de remboursement et un forfait d'optique.
Sans accord de branche ni d'entreprise, c'est une décision unilatérale de l'employeur, écrite et remise à chaque salarié (article L. 911-1). Certains salariés peuvent refuser d'adhérer, sur demande écrite, dans des cas fixés par décret (article D. 911-2). Le dirigeant non salarié n'est pas concerné : l'obligation vise les salariés.
L'obligation vaut pour tout employeur du secteur privé, entreprise ou association. Seul le particulier qui emploie un salarié à domicile y échappe (Service Public Entreprendre).
Elle vise tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté : CDI, CDD, apprentis, temps partiel. Les catégories que vous pourriez créer ne peuvent jamais reposer sur le temps de travail, la nature du contrat, l'âge ou, en principe, l'ancienneté (article R. 242-1-1).
Les ayants droit, une option. Couvrir le conjoint et les enfants n'est pas obligatoire. Vous pouvez le prévoir, et votre convention collective peut l'imposer.
Deux situations à connaître. Le salarié qui a plusieurs employeurs et déjà un contrat collectif chez l'un d'eux peut refuser les autres, sur justificatif annuel. Pendant un arrêt maladie, un congé maternité ou une activité partielle indemnisés, la couverture est maintenue (Service Public Entreprendre).
Le salarié dont l'employeur n'a mis aucune couverture en place peut saisir le conseil de prud'hommes (Service Public).
| Poste | Prise en charge minimale du contrat collectif |
|---|---|
| Consultations, actes, médicaments remboursables | Le ticket modérateur, c'est-à-dire la part que l'Assurance maladie laisse à votre charge sur son tarif, sauf exceptions |
| Hospitalisation | Le forfait journalier hospitalier, en totalité |
| Dentaire prothétique et orthodontie | 125 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale |
| Optique | Un forfait d'au moins 100 € pour des verres simples, 150 € ou 200 € selon la complexité de la correction, en principe tous les deux ans |
Code de la sécurité sociale, articles L. 911-7 (II) et D. 911-1 ; Service Public Entreprendre, fiche F33754.
Le contrat doit en outre être « responsable » au sens de l'article L. 871-1 : un cahier des charges fixé par l'État, sans questionnaire de santé. C'est aussi la condition de l'exonération de cotisations (BOSS, §370). Vous pouvez choisir des garanties plus généreuses que le minimum. Le panier minimal est un plancher, pas une cible.
Au moins 50 % à votre charge. L'employeur assure au minimum la moitié du financement de la couverture des salariés (article L. 911-7, III). Si vous couvrez aussi la famille à titre obligatoire, la règle des 50 % s'applique à la cotisation « famille » entière (BOSS, §750). Votre branche peut imposer un pourcentage plus élevé ou des garanties plus larges.
La branche fixe souvent le cadre. Si votre convention collective ou un accord de branche organise la complémentaire santé, vous devez le respecter : garanties minimales, taux de cotisation plancher, parfois un organisme recommandé (Service Public Entreprendre).
Trois façons de décider. La loi en prévoit trois (article L. 911-1) :
La décision unilatérale, en pratique. C'est un écrit remis à chaque salarié. Le BOSS (Bulletin officiel de la Sécurité sociale, la doctrine que l'Urssaf applique) admet la transmission par voie électronique, à condition de pouvoir la prouver (§590). En contrôle, vous montrez l'écrit et la façon dont il a été remis : joint au bulletin de paie, en main propre contre signature, par courrier ou par courriel avec accusé de réception (§620).
Le piège des salariés déjà là. L'article 11 de la loi Evin du 31 décembre 1989 est net : aucun salarié employé avant la mise en place d'un régime par décision unilatérale « ne peut être contraint à cotiser contre son gré à ce système ». Si votre décision demande une cotisation au salarié, ceux qui étaient déjà là peuvent donc refuser d'adhérer, sans limite de durée (BOSS, §810). Le même droit s'ouvre si vous ajoutez plus tard une part salariale à un régime que vous payiez entièrement.
Si vous payez 100 % de la cotisation, ce refus n'existe plus, sauf si votre décision le prévoit (article R. 242-1-6, 1° ; BOSS, §890).
Flavie n'a pas d'accord d'entreprise. Sa convention collective impose un régime santé, elle part donc de ses garanties. L'offre qu'elle retient coûte 60 € par mois et par salarié (tarif fictif). Elle en prend 36 € à sa charge, soit 60 %, au-dessus du minimum de 50 %.
Sa vendeuse a une mutuelle individuelle à la date de l'embauche : elle demande une dispense, valable jusqu'à l'échéance de ce contrat. Le boulanger et l'apprentie adhèrent. Coût pour Flavie : 2 × 36 € × 12 = 864 € par an. Elle note dans son agenda l'échéance du contrat de la vendeuse, qui devra alors adhérer.
Un salarié ne peut pas refuser la mutuelle d'entreprise parce qu'il la trouve chère. Il peut demander une dispense dans les seuls cas prévus par les textes. Certains s'imposent à vous ; d'autres ne jouent que si votre décision les mentionne.
| Cas de dispense | S'impose à vous ? | Jusqu'à quand |
|---|---|---|
| Bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire | Oui (D. 911-2, 1°) | Fin de cette aide |
| Contrat individuel de santé déjà en cours à l'embauche ou à la mise en place | Oui (D. 911-2, 2°) | Échéance du contrat individuel |
| Couvert pour les mêmes risques au titre d'un autre emploi, y compris comme ayant droit : contrat collectif obligatoire, régime des agents publics, contrat de groupe « Madelin » d'un indépendant, Alsace-Moselle, industries électriques et gazières | Oui (D. 911-2, 3°) | Fin de cette couverture |
| CDD ou mission dont la couverture collective durerait moins de 3 mois, avec un contrat responsable par ailleurs | Oui (L. 911-7, III ; D. 911-6) | Fin du contrat |
| Salarié déjà présent lors d'une décision unilatérale qui prévoit une cotisation salariale | Oui (loi Evin, art. 11) | Permanente |
| CDD, mission ou apprentissage de 12 mois ou plus, avec une couverture individuelle | Non : si la décision le prévoit (R. 242-1-6, 2° a) | Fin du contrat |
| CDD, mission ou apprentissage de moins de 12 mois, même sans autre couverture | Non : si la décision le prévoit (R. 242-1-6, 2° b) | Fin du contrat |
| Temps partiel ou apprenti dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute | Non : si la décision le prévoit (R. 242-1-6, 2° c) | Tant que la condition est remplie |
Code de la sécurité sociale, articles L. 911-7, D. 911-2, D. 911-5, D. 911-6 et R. 242-1-6 ; BOSS, protection sociale complémentaire, §810 à §940.
Le bon moment. La demande se fait à l'embauche, ou à la mise en place des garanties si elle est postérieure. Pour la complémentaire santé solidaire ou une couverture liée à un autre emploi, elle peut se faire à la date où cette couverture commence (article D. 911-5).
Le bon contenu. C'est une déclaration sur l'honneur du salarié. Elle indique le motif, l'organisme qui le couvre ou la date de fin de droit, les garanties auxquelles il renonce. Elle porte la mention qu'il a été informé par l'employeur des conséquences de son choix (article R. 242-1-6 ; BOSS, §920). Le salarié doit vous signaler tout changement de situation (§930).
Une dispense orale ne vaut rien en contrôle. L'employeur doit pouvoir produire la demande écrite de chaque salarié non affilié (articles D. 911-2 et R. 242-1-6 ; BOSS, §940). Sans elle, le régime perd son caractère obligatoire, et l'exonération de cotisations est en jeu.
Le principe : toutes les contributions patronales de la période sont réintégrées dans l'assiette des cotisations. Le redressement est réduit si l'employeur reconstitue les sommes qu'il aurait dû verser pour les salariés en cause : 1,5 fois ces sommes pour une erreur formelle, comme une demande de dispense absente, 3 fois pour un autre manquement sans gravité particulière (article L. 133-4-8 ; BOSS, §650 à §690).
Pas de réduction si la même irrégularité a déjà été relevée lors d'un contrôle des cinq années précédentes (§700). Et l'employeur ne peut pas réclamer aux salariés les cotisations salariales dues à cause du redressement (§710).
Les demandes de dispense ont un point commun avec les parapluies : on les cherche le jour où il pleut. Classez-les dans le dossier du personnel, à côté du contrat de travail.
Le salarié en CDD ou en mission dont la couverture collective durerait moins de 3 mois peut se dispenser d'adhérer, s'il justifie d'un contrat responsable (article L. 911-7, III ; D. 911-6). Il a alors droit au versement santé : une somme versée par l'employeur pour l'aider à payer sa propre complémentaire (article L. 911-7-1, IV).
Le calcul. Le montant de référence est votre contribution mensuelle habituelle pour la catégorie du salarié. On lui applique 125 % pour un CDD ou une mission, 105 % pour un CDI. Si la contribution est forfaitaire, elle est proratisée selon la durée du travail (article D. 911-8).
Quand votre contribution ne peut pas être déterminée, la référence est de 22,27 € par mois en 2026, hors Alsace-Moselle, proratisée pour un temps partiel. Ce montant sert aussi de plancher : la référence ne peut pas descendre en dessous (article D. 911-8 ; BOSS, §850 ; arrêté du 8 janvier 2026).
Pour qui d'autre ? Un accord de branche ou d'entreprise peut prévoir le versement santé, au lieu de l'adhésion, pour les contrats de 3 mois au plus ou de 15 heures par semaine au plus (articles L. 911-7-1, III et D. 911-7). Une décision unilatérale le peut aussi, si ces salariés ne sont pas déjà couverts par le régime collectif. Le versement n'est jamais cumulable avec la complémentaire santé solidaire ou une autre couverture collective obligatoire (L. 911-7-1, II).
Le temps partiel de 15 heures, une fausse dispense. Certaines fiches pratiques rangent le salarié à 15 heures par semaine ou moins parmi ceux qui peuvent refuser la mutuelle. Le code ne dit pas cela. Ce seuil permet seulement à un accord, ou à votre décision, de couvrir ces salariés par le versement santé au lieu de l'adhésion (articles L. 911-7-1, III et D. 911-7). Sans un tel texte, ils adhèrent comme les autres. Seule exception : la dispense des 10 % du tableau, si votre décision la prévoit.
Les apprentis sont des salariés : ils adhèrent comme les autres. Votre décision peut leur ouvrir les dispenses facultatives du tableau. Vous pouvez aussi prendre en charge toute leur cotisation quand elle atteindrait 10 % de leur rémunération brute, sans perdre l'exonération (BOSS, §1410). Pour le reste du contrat, voir notre guide Embaucher un apprenti dans une TPE.
Fernand embauche un renfort en CDD de deux mois, à temps plein, pour un chantier de cuisines. Le salarié a déjà une complémentaire responsable et demande la dispense. Fernand paie d'habitude 36 € par mois et par salarié pour la mutuelle. Le versement santé est de 36 € × 125 % = 45 € par mois, sur l'attestation de l'assureur du salarié. Calcul indicatif, à faire valider par votre gestionnaire de paie.
À la fin du contrat de travail, sauf faute lourde, le salarié qui a droit au chômage garde gratuitement la couverture de l'entreprise (article L. 911-8). Le maintien dure autant que son indemnisation chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat (ou des derniers contrats successifs chez vous), arrondie au mois supérieur, et de 12 mois. Il couvre aussi ses ayants droit déjà couverts.
Votre rôle tient en deux gestes : le signaler dans le certificat de travail et prévenir l'organisme assureur de la fin du contrat. Le modèle de certificat est dans notre guide Certificat de travail et attestation employeur.
| Prélèvement | Sur la part patronale de la mutuelle |
|---|---|
| Cotisations de sécurité sociale | Exonérées dans une limite annuelle par salarié : 6 % du plafond de la Sécurité sociale plus 1,5 % de la rémunération, sans dépasser 12 % de ce plafond. En 2026 : 2 884 € plus 1,5 % du salaire, dans la limite de 5 767 €, prévoyance comprise (BOSS, §170-180). Le contrat doit être collectif, obligatoire et responsable. |
| CSG et CRDS | Dues sur la part patronale (BOSS, §50) |
| Forfait social | 0 % en dessous de 11 salariés, 8 % à partir de 11 (article L. 137-15 ; BOSS, §50) |
| Impôt sur le revenu du salarié | La part patronale santé s'ajoute à son revenu imposable ; sa propre cotisation est déductible, dans des limites (code général des impôts, article 83, 1° quater) |
Concrètement, sur un bulletin de paie, la part patronale santé n'est pas totalement « invisible ». Elle augmente un peu le net imposable du salarié. Le logiciel de paie n'y est pour rien, c'est la loi fiscale qui le veut. Pour chiffrer le coût complet d'une embauche, voir notre guide Salaire brut en net et coût employeur.
L'obligation vise les salariés (article L. 911-7). Entrepreneur individuel, micro-entrepreneur ou gérant majoritaire de SARL, vous n'avez pas de contrat de travail avec votre entreprise : le contrat collectif ne vous concerne pas. Votre protection santé relève de votre régime d'indépendant et de vos choix personnels.
Président de SAS ou gérant minoritaire de SARL ? Sans contrat de travail, vous êtes « assimilé salarié » pour la Sécurité sociale (article L. 311-3), mais pas salarié : l'obligation ne vous vise pas. L'entreprise peut toutefois vous rattacher à son contrat collectif si l'organe compétent le décide, l'équivalent d'un conseil d'administration. Gardez le procès-verbal pour l'Urssaf. Sa participation est alors exonérée dans les mêmes limites, si vous remplissez les critères de la catégorie couverte (BOSS, §1200).
Pour vos droits en cas d'arrêt, voir nos guides Arrêt maladie de l'auto-entrepreneur et de l'indépendant et Congé maternité et paternité de l'indépendant.
Un lien peu connu avec votre propre contrat. Si votre conjoint est votre salarié et qu'il est déjà couvert comme ayant droit par votre contrat de groupe « Madelin » d'indépendant, il peut demander une dispense (article D. 911-2, 3°, c). Sur les statuts possibles du conjoint, voir notre guide Conjoint collaborateur : quel statut choisir.
La première embauche déclenche souvent une série d'appels. Un vendeur qui vous presse de signer avant vendredi parle rarement au nom du code de la sécurité sociale.
Un point d'actualité. Le cahier des charges du contrat responsable a été modifié par un décret du 26 novembre 2025. Il prévoit la prise en charge sans reste à charge de certains fauteuils roulants depuis le 1er décembre 2025, et de certaines prothèses capillaires depuis le 1er janvier 2026.
Les contrats conclus, renouvelés ou prenant effet après le 1er juin 2026 doivent mentionner ces garanties. Pour ceux conclus jusqu'au 1er juin 2026 inclus, l'Urssaf ne leur retire pas le caractère responsable pour cet oubli, jusqu'au 31 décembre 2026 (BOSS, §380). Demandez à votre assureur si votre contrat est à jour.
La décision convient à une petite entreprise sans accord collectif ni régime de branche qui couvre déjà tout. La demande de dispense se fait remplir par chaque salarié qui refuse d'adhérer. Vous retrouvez les deux, et une check-list, dans le document Word offert avec ce guide.
Entreprise : [dénomination, forme, adresse, SIRET], représentée par [Prénom Nom, qualité]. Convention collective applicable : [intitulé et numéro IDCC].
Article 1. Objet. En l'absence d'accord collectif d'entreprise, et en application des articles L. 911-1 et L. 911-7 du code de la sécurité sociale, l'entreprise met en place, à compter du [date], un régime collectif et obligatoire de remboursement complémentaire des frais de santé (maladie, maternité, accident).
Article 2. Bénéficiaires. Le régime bénéficie à l'ensemble des salariés de l'entreprise, sans condition d'ancienneté, quel que soit leur contrat de travail. [Option : il couvre aussi, à titre obligatoire, le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin et les enfants à charge du salarié.] L'adhésion est obligatoire, sous réserve des dispenses prévues à l'article 6.
Article 3. Organisme et garanties. Les garanties sont assurées par [organisme assureur], au titre du contrat n° [numéro]. Le contrat respecte les conditions des contrats dits responsables (article L. 871-1) et la couverture minimale prévue aux articles L. 911-7 et D. 911-1 du code de la sécurité sociale. Le détail des garanties figure dans la notice d'information de l'organisme, remise à chaque salarié.
Article 4. Financement. La cotisation est de [montant en euros ou pourcentage] par mois [pour le salarié seul / pour la formule famille]. Elle est prise en charge à [50 % au moins] par l'employeur et à [50 % au plus] par le salarié, par précompte sur le salaire. Toute évolution de la cotisation est répartie dans les mêmes proportions.
Article 5. Salariés présents à la date de la décision. [Si une part de la cotisation est à la charge du salarié :] Conformément à l'article 11 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, les salariés présents dans l'entreprise à la date d'effet de la présente décision peuvent refuser d'adhérer au régime, par une demande écrite remise au plus tard le [date].
Article 6. Dispenses. Peut se dispenser d'adhérer, à son initiative et sur demande écrite, le salarié qui se trouve dans l'un des cas prévus par les articles L. 911-7 et D. 911-2 du code de la sécurité sociale : bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire ; couvert par un contrat individuel lors de son embauche ou de la mise en place du régime, jusqu'à l'échéance de ce contrat ; couvert pour les mêmes risques au titre d'un autre emploi, y compris en tant qu'ayant droit ; en contrat à durée déterminée ou de mission dont la couverture collective serait inférieure à trois mois, s'il justifie d'un contrat responsable. [Option, cas de l'article R. 242-1-6 retenus : salariés et apprentis en contrat à durée déterminée ou de mission de moins de 12 mois ; de 12 mois ou plus s'ils justifient d'une couverture individuelle ; salariés à temps partiel et apprentis dont la cotisation atteindrait au moins 10 % de leur rémunération brute.] La demande est formulée à l'embauche ou à la date de mise en place du régime, ou à la date de prise d'effet de la couverture qui la justifie. Elle comporte la mention que le salarié a été informé des conséquences de son choix. Le salarié justifie chaque année de sa situation lorsque le cas de dispense l'exige et signale tout changement. Il peut à tout moment demander à adhérer.
Article 7. Versement santé. Le salarié en contrat à durée déterminée ou de mission dispensé au titre de la couverture inférieure à trois mois perçoit le versement santé prévu aux articles L. 911-7-1 et D. 911-8 du code de la sécurité sociale, sur justificatif de son contrat responsable.
Article 8. Suspension du contrat de travail. Les garanties sont maintenues pendant les périodes de suspension du contrat de travail indemnisées par l'employeur ou par la Sécurité sociale, avec maintien du financement dans les mêmes conditions. [Préciser le sort des suspensions non indemnisées.]
Article 9. Fin du contrat de travail. L'ancien salarié bénéficie du maintien gratuit des garanties dans les conditions de l'article L. 911-8 du code de la sécurité sociale. L'entreprise le mentionne dans le certificat de travail et informe l'organisme assureur de la cessation du contrat.
Article 10. Information et durée. La présente décision est à durée indéterminée. Elle est remise à chaque salarié présent et à chaque nouvel embauché, [en main propre contre signature / jointe au bulletin de paie / par courriel avec accusé de réception]. Elle peut être modifiée par un accord collectif, par un accord ratifié par les salariés ou par une nouvelle décision de l'employeur, après information des salariés.
Fait à [ville], le [date]. [Signature]
Je soussigné(e) [Prénom Nom], salarié(e) de [entreprise] depuis le [date d'embauche], en [CDI / CDD jusqu'au (date) / contrat d'apprentissage],
demande à être dispensé(e) d'adhérer au régime collectif et obligatoire de frais de santé de l'entreprise, pour le motif suivant :
je bénéficie de la complémentaire santé solidaire, jusqu'au [date]
je suis couvert(e) par un contrat individuel souscrit auprès de [organisme], dont l'échéance est le [date]
je suis couvert(e), y compris comme ayant droit, par un régime collectif obligatoire ou un autre dispositif lié à un autre emploi, auprès de [organisme]
je suis en CDD ou en mission et la couverture collective durerait moins de trois mois ; je justifie d'un contrat responsable auprès de [organisme] et je demande le versement santé
j'étais présent(e) dans l'entreprise lors de la mise en place du régime par décision unilatérale prévoyant une cotisation salariale
autre cas prévu par la décision de l'employeur : [préciser]
Je renonce aux garanties suivantes : [frais de santé du salarié / et des ayants droit]. Je joins le justificatif de ma situation.
Je reconnais avoir été préalablement informé(e) par mon employeur des conséquences de mon choix, notamment l'absence de remboursements par le contrat de l'entreprise et de participation de l'employeur à ma cotisation. Je m'engage à signaler tout changement de ma situation. Je sais que je peux demander à adhérer à tout moment, et que je devrai adhérer quand le motif de dispense prendra fin.
Fait à [ville], le [date]. [Signature du salarié]
Convention collective et accord de branche santé lus · Contrat responsable choisi, panier minimal couvert
Part patronale d'au moins 50 % · Décision signée, remise à chaque salarié, preuve de remise classée
Une demande de dispense écrite, datée et signée pour chaque salarié non affilié, avec son justificatif
Échéances des dispenses notées (contrat individuel, complémentaire santé solidaire, fin de CDD)
Versement santé calculé pour les CDD dispensés · Nouvel embauché : décision remise le premier jour
Départ d'un salarié : portabilité mentionnée au certificat de travail, assureur prévenu
Oui. L'obligation vaut dès le premier salarié, quel que soit l'effectif. Seul le particulier employeur, pour un salarié à domicile, n'est pas concerné.
Seulement dans les cas de dispense prévus par les textes, par une demande écrite. Hors de ces cas, l'adhésion est obligatoire, même s'il trouve la cotisation trop élevée.
Oui, en principe. Le salarié en CDD peut toutefois se dispenser si la couverture durerait moins de 3 mois et qu'il a un contrat responsable ; il reçoit alors le versement santé. Votre décision peut aussi prévoir d'autres dispenses pour les CDD.
Non, sauf si votre convention collective ou votre décision le prévoit. Le salarié peut, à ses frais, ajouter ses proches si le contrat le permet.
Le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes. En contrôle, un régime mal tenu peut aussi coûter l'exonération des cotisations sur la part patronale.
Lire sa convention collective, comparer des contrats, rédiger la décision : votre gestionnaire de paie ou votre expert-comptable vous accompagne, et l'Urssaf répond aux employeurs. Les retours d'expérience, eux, se partagent bien entre dirigeants qui sont passés par là.
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Sources. Code de la sécurité sociale, articles L. 137-15, L. 911-1, L. 911-7, L. 911-7-1, L. 911-8, D. 911-1 à D. 911-8, R. 242-1-1 et R. 242-1-6, version à jour du 15 octobre 2026 (codes.droit.org) · Code général des impôts, article 83, 1° quater, version à jour du 1er septembre 2026 (codes.droit.org) · Loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, article 11 (citée par le BOSS) · Code de la sécurité sociale, articles L. 133-4-8 et L. 311-3 · Bulletin officiel de la Sécurité sociale, rubrique « Protection sociale complémentaire », version en vigueur au 1er janvier 2026, §50, §170-180, §370-380, §580-620, §650-710, §740-750, §810-940, §1200 et §1410 · Assemblée nationale, réponse à la question écrite n° 1857 (XIVe législature), citant l'article 11 de la loi Evin · Service Public Entreprendre : « Quelle obligation pour l'employeur en matière de complémentaire santé ? », fiche F33754 vérifiée le 20 janvier 2026 · Service Public : « Complémentaire santé d'entreprise (mutuelle santé) », fiche F20739 vérifiée le 15 mai 2024 ; pages et textes lus le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique ou social. Il traite des employeurs de droit privé, hors régime local d'Alsace-Moselle pour le montant du versement santé. Votre convention collective peut imposer des garanties et un financement plus favorables. Réseau Actif n'est pas un service de l'administration et ne fournit aucun document officiel. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.
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