Contrat de travail à durée déterminée : règles et modèle

Publié le · par Réseau Actif · sources officielles citées

CDD : motifs autorisés et interdits, contrat écrit remis sous 2 jours ouvrables, mentions obligatoires, durée maximale, renouvellements, délai de carence, prime de précarité, refus d'un CDI, rupture anticipée, requalification. Modèle de contrat et check-list en Word.

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En bref

Un CDD ne peut pas pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise (article L. 1242-1 du code du travail). Il n'est permis que pour une tâche précise et temporaire : remplacement d'un salarié ou du chef d'entreprise, accroissement temporaire d'activité, emploi saisonnier ou d'usage (L. 1242-2). Il est écrit, précise son motif, sinon il est réputé conclu en CDI, et il est remis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche (L. 1242-12 et L. 1242-13). Sauf accord de branche, il dure 18 mois au plus, renouvellements compris, et se renouvelle deux fois au plus (L. 1242-8-1 et L. 1243-13-1). Entre deux CDD sur le même poste, un délai de carence

Le document en ligne

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1Un motifautorisé par la loi, écrit dans le contrat
2Un écritremis au salarié sous 2 jours ouvrables
3Une durée18 mois au plus en général, 2 renouvellements
4Une finprime de 10 % ou proposition de CDI

1. Un CDD répond à un besoin temporaire, jamais à un poste permanent

C'est la règle mère. Un CDD, quel que soit son motif, ne peut ni avoir pour objet ni avoir pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise (article L. 1242-1 du code du travail). Il sert à une tâche précise et temporaire.

Les motifs autorisés sont limités (articles L. 1242-2 et L. 1242-3) :

  • remplacer un salarié absent, passé provisoirement à temps partiel, dont le contrat est suspendu, ou en attendant l'arrivée de son remplaçant en CDI ;
  • remplacer le chef d'entreprise artisanale, industrielle ou commerciale, le professionnel libéral ou le chef d'exploitation agricole, ou son conjoint qui travaille réellement dans l'entreprise ;
  • faire face à un accroissement temporaire d'activité : un surcroît de commandes, une commande exceptionnelle ;
  • pourvoir un emploi saisonnier, ou un emploi d'usage dans les secteurs listés par décret (voir partie 8) ;
  • des cas particuliers : contrats aidés pour les personnes sans emploi, complément de formation, période de reconversion, CDD à objet défini pour les ingénieurs et cadres.

Les cas interdits sont nets. Pas de CDD pour remplacer un salarié en grève, ni pour certains travaux particulièrement dangereux (article L. 1242-6). Et dans les six mois qui suivent un licenciement économique, pas de CDD pour accroissement d'activité sur les postes supprimés, sauf contrat de trois mois au plus non renouvelable ou commande exceptionnelle à l'exportation (article L. 1242-5).

2. Le contrat s'écrit, mentionne son motif et se remet sous 2 jours ouvrables

Sans écrit, pas de CDD. Le contrat est établi par écrit et donne la définition précise de son motif. À défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée (article L. 1242-12). « Surcroît d'activité » ne suffit pas : écrivez lequel, et pourquoi il est passager.

Il est remis au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche (article L. 1242-13). Ce retard, à lui seul, n'entraîne pas la requalification en CDI, mais il ouvre droit à une indemnité d'un mois de salaire au plus (article L. 1245-1). Le contrat qui attend une signature au fond d'un tiroir n'a jamais rassuré personne.

Le contrat est rédigé en français. Un salarié étranger peut demander une traduction dans sa langue (article L. 1221-3). La signature électronique est valable (Service Public). Et la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) se fait avant la prise de poste (article L. 1221-10).

Les mentions obligatoires (article L. 1242-12) :

  • le nom et la qualification de la personne remplacée, s'il s'agit d'un remplacement ;
  • la date du terme et, s'il y a lieu, une clause de renouvellement ; ou la durée minimale, si le contrat n'a pas de terme précis ;
  • le poste occupé, en précisant s'il figure sur la liste des postes à risques particuliers pour la santé ou la sécurité ;
  • l'intitulé de la convention collective ;
  • la durée de la période d'essai, s'il y en a une ;
  • la rémunération et ses composantes : primes, accessoires de salaire ;
  • le nom et l'adresse de la caisse de retraite complémentaire et, s'il y a lieu, de l'organisme de prévoyance.

À temps partiel, ajoutez la durée hebdomadaire ou mensuelle et sa répartition entre les jours ou les semaines (article L. 3123-6). Pour décrire le poste sans rien oublier, partez d'une fiche : notre guide Modèle de fiche de poste.

Même salaire qu'un CDI. La rémunération ne peut être inférieure à celle d'un salarié en CDI de même qualification, aux mêmes fonctions, après sa période d'essai (article L. 1242-15). Pour chiffrer ce que le poste vous coûtera, charges comprises : notre guide Salaire brut, net et coût employeur.

3. 18 mois au plus en général, deux renouvellements, sauf accord de branche

Votre convention de branche passe en premier. Un accord de branche étendu peut fixer la durée totale du CDD et le nombre de renouvellements (articles L. 1242-8 et L. 1243-13). Les plafonds ci-dessous s'appliquent quand il ne dit rien (articles L. 1242-8-1 et L. 1243-13-1).

CasDurée totale maximale, renouvellements compris
Cas général (accroissement d'activité, remplacement)18 mois
Attente de l'arrivée d'un salarié en CDI, travaux urgents de sécurité9 mois
Départ définitif avant suppression du poste, commande exceptionnelle à l'exportation, contrat exécuté à l'étranger24 mois
Emploi saisonnierJusqu'à la fin de la saison (Service Public)
CDD à objet défini (ingénieurs et cadres)18 à 36 mois, sans renouvellement (article L. 1242-8-2)

Terme précis ou non. En principe, le CDD fixe une date de fin dès sa signature. Il peut s'en passer pour un remplacement, un emploi saisonnier ou d'usage, ou l'attente d'un salarié en CDI. Il prévoit alors une durée minimale et prend fin au retour de la personne remplacée ou à la fin de la saison (article L. 1242-7).

Le renouvellement. Sans accord de branche, le CDD se renouvelle deux fois au plus, sans dépasser la durée maximale. Les conditions figurent dans le contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme initial (article L. 1243-13-1). Un avenant signé après le terme, alors que le salarié a continué de travailler, arrive trop tard : le contrat est devenu un CDI (article L. 1243-11).

Le renouvellement vise le CDD à terme précis. Le CDD sans terme précis, lui, court jusqu'au retour de la personne remplacée ou jusqu'à la fin de la saison (article L. 1242-7) : il n'a pas de date de fin à repousser, et Service Public le dit non renouvelable. Si l'absence se prolonge, il continue simplement.

4. Entre deux CDD sur le même poste, un délai de carence

Le délai de carence porte bien son nom : le poste doit rester sans CDD ni intérim pendant un temps, même si le travail, lui, n'attend pas. Sans autre règle dans votre accord de branche, il est égal (article L. 1244-3-1) :

  • au tiers de la durée du contrat terminé, renouvellements compris, si elle atteint 14 jours ou plus ;
  • à la moitié de cette durée, si elle est inférieure à 14 jours.

Pas de carence (article L. 1244-4-1) pour un nouveau remplacement du même salarié absent, des travaux urgents de sécurité, un emploi saisonnier ou d'usage, le remplacement d'un chef d'entreprise, un contrat aidé ou de formation. Ni quand le salarié a lui-même rompu son contrat avant le terme. S'il a refusé son renouvellement, la carence ne joue pas pour la durée du renouvellement refusé.

Avec le même salarié, des CDD successifs sans carence restent permis pour un remplacement, un emploi saisonnier ou d'usage, ou le remplacement d'un chef d'entreprise (article L. 1244-1).

Le détail qui change tout

La durée du CDD se compte en jours calendaires (Service Public). Mais la carence se compte en jours d'ouverture de l'entreprise ou de l'établissement (articles L. 1244-3 et L. 1244-3-1). Les jours où vous êtes fermé ne comptent pas.

Pour un atelier ouvert du lundi au vendredi, l'écart est considérable. Un CDD de 121 jours (du 2 mars au 30 juin 2026) impose un tiers, soit 40,33 jours, arrondis par prudence à 41 jours d'ouverture.

En jours d'ouverture, sans les week-ends ni le 14 juillet (le 15 août 2026 tombe un samedi), la carence court du 1er juillet au jeudi 27 août. Le poste ne peut reprendre un CDD ou un intérimaire que le vendredi 28 août 2026, et non le 11 août comme en jours calendaires.

Ne pas respecter la carence fait requalifier le contrat en CDI (article L. 1245-1).

5. La période d'essai : un jour par semaine, plafonnée

Le CDD peut prévoir un essai, écrit dans le contrat. Il compte un jour par semaine de contrat, dans la limite de 2 semaines si le contrat dure 6 mois au plus, et d'un mois au-delà, sauf usage ou convention plus courts. Sans terme précis, on part de la durée minimale (article L. 1242-10). L'essai d'un CDD ne se renouvelle pas.

Pendant l'essai, chacun peut rompre sans les règles de la rupture anticipée, et la prime de fin de contrat n'est pas due (article L. 1242-11). Durées, délai de prévenance et lettres : notre guide Période d'essai : durées, renouvellement et rupture.

6. À la fin : prime de précarité de 10 % et congés payés

Le CDD s'arrête tout seul à son terme (article L. 1243-5). Si la relation de travail ne continue pas en CDI, le salarié touche une indemnité de fin de contrat, dite prime de précarité. Elle est égale à 10 % de la rémunération totale brute versée pendant le contrat (article L. 1243-8). Elle est payée avec le dernier salaire et figure sur le dernier bulletin.

Un accord de branche ou d'entreprise peut la ramener à 6 %, en échange d'un accès privilégié à la formation (article L. 1243-9).

Elle n'est pas due (article L. 1243-10 et Service Public) :

  • quand le CDD se poursuit par un CDI ;
  • pour un emploi saisonnier ou d'usage, un contrat aidé ou de formation, sauf convention plus favorable ;
  • pour un jeune embauché pendant ses vacances scolaires ou universitaires ;
  • quand le salarié refuse un CDI pour le même emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente ;
  • en cas de rupture anticipée à l'initiative du salarié, pour faute grave ou force majeure, et pendant l'essai.

Les congés payés. Quelle que soit la durée du contrat, les congés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice d'au moins un dixième de la rémunération totale brute du contrat (article L. 1242-16). Le détail du calcul : notre guide Congés payés.

Exemple fictif : une menuiserie qui honore une grosse commande

Gwendoline dirige une menuiserie de quatre salariés à Brignoles. Un hôtel lui commande l'agencement de quarante chambres, à livrer avant l'été. Elle embauche Garance en CDD pour accroissement temporaire d'activité, du 2 mars au 30 juin 2026, à 2 200 € brut par mois. Le motif écrit : « Fabrication et pose du mobilier de l'hôtel X, commande du 10 février 2026, livraison au 30 juin 2026 ».

Au 30 juin, Garance a perçu 8 800 € brut. Sa prime de précarité est de 880 € (10 %). S'y ajoute l'indemnité de congés payés, puisqu'elle n'a pas pris de congés. Les deux figurent sur son dernier bulletin. Garance, elle, n'a retenu qu'un mot du contrat : « prime ».

Le jour de la fin du contrat, remettez le certificat de travail, l'attestation France Travail et le reçu pour solde de tout compte (Service Public). Nos guides Certificat de travail et attestation employeur et Solde de tout compte détaillent chaque document.

7. Proposer un CDI à la fin : par écrit, avant le terme

Si le salarié continue à travailler après le terme, sans renouvellement prévu, le CDD devient un CDI. Il garde son ancienneté, et la durée du CDD se déduit de l'essai du nouveau contrat (article L. 1243-11).

Si vous proposez un CDI pour le même emploi ou un emploi similaire, au même salaire au moins, même durée de travail, même classification et même lieu, la proposition se fait par écrit (article L. 1243-11-1). Lettre recommandée, remise en main propre contre décharge ou tout moyen donnant date certaine, avant la fin du CDD (article R. 1243-2).

Vous laissez au salarié un délai raisonnable pour répondre, en précisant que son silence vaudra refus. En cas de refus, vous avez un mois pour en informer France Travail, en ligne, avec la description du poste proposé (article R. 1243-2). Cette obligation s'applique depuis le 1er janvier 2024 (Service Public).

L'enjeu est double. Le salarié qui refuse ce CDI ne touche pas la prime de précarité (article L. 1243-10). Et deux refus de CDI dans les douze mois peuvent lui fermer l'allocation chômage, sauf s'il a travaillé en CDI pendant cette période (article L. 5422-1).

8. Rompre avant le terme : seulement dans les cas prévus

Hors période d'essai, le CDD ne peut être rompu avant son terme que dans ces cas (articles L. 1243-1 et L. 1243-2) :

  • l'accord des deux parties (gardez-en une trace écrite) ;
  • la faute grave ;
  • la force majeure ;
  • l'inaptitude constatée par le médecin du travail ;
  • l'embauche du salarié en CDI ailleurs : il prévient alors un jour par semaine de contrat, deux semaines au plus, sauf accord.

En dehors de ces cas, l'employeur qui rompt doit des dommages et intérêts au moins égaux aux salaires restant jusqu'au terme, en plus de la prime de précarité (article L. 1243-4). Le salarié qui part sans motif admis peut, lui, devoir des dommages et intérêts selon le préjudice subi (article L. 1243-3). Pour un salarié protégé, l'autorisation de l'inspection du travail est requise (Service Public).

9. Requalification en CDI et sanctions : ce que coûte une erreur

Le CDD est réputé à durée indéterminée s'il est conclu hors des motifs permis, pour un poste permanent, sans écrit ou sans motif précis, au-delà de la durée maximale, avec trop de renouvellements, ou sans respecter la carence (article L. 1245-1).

Le salarié saisit le conseil de prud'hommes, qui statue directement au fond dans le mois. S'il obtient gain de cause, il reçoit une indemnité d'au moins un mois de salaire, à la charge de l'employeur (article L. 1245-2). Si le contrat a pris fin, les règles du licenciement d'un CDI s'appliquent en plus.

Côté pénal, la plupart des manquements (motif interdit, absence d'écrit, contrat non remis dans les délais, durée ou renouvellements dépassés, carence non respectée, salaire inférieur au CDI) sont punis d'une amende de 3 750 €. En cas de récidive : 7 500 € et six mois d'emprisonnement (articles L. 1248-1 à L. 1248-11). Pour une société, l'amende maximale est multipliée par cinq (article 131-38 du code pénal).

10. CDD saisonnier et CDD d'usage, en bref

Le CDD saisonnier couvre des tâches qui reviennent chaque année à peu près aux mêmes dates, au rythme des saisons ou des modes de vie : vendanges, tourisme (article L. 1242-2 et Service Public). Il peut prévoir une clause de reconduction pour la saison suivante. Les saisons successives dans la même entreprise se cumulent pour l'ancienneté (article L. 1244-2).

Le CDD d'usage, ou contrat d'extra, n'existe que dans les secteurs listés par décret ou par un accord de branche étendu (article L. 1242-2). Parmi ceux du décret : hôtellerie et restauration, déménagement, spectacle, enseignement, activités foraines (article D. 1242-1). Il faut en plus que l'usage du secteur exclue le CDI pour cet emploi, par nature temporaire (Service Public Entreprendre).

Pour ces deux contrats, pas de prime de précarité sauf convention plus favorable, et pas de délai de carence (articles L. 1243-10 et L. 1244-4-1). Le reste des règles s'applique : écrit, motif, mentions. Moins d'un mois de contrat : un seul bulletin de paie (article L. 1242-2).

Avant de signer, ouvrez votre convention collective

Elle peut changer la durée maximale, le nombre de renouvellements, le délai de carence, le taux de la prime de précarité ou la durée de l'essai. Les règles de ce guide sont celles du code du travail, qui s'appliquent quand l'accord de branche ne dit rien.

11. Le modèle de contrat et la check-list

Contrat de travail à durée déterminée

Entre [dénomination, forme juridique], [adresse], Siret [numéro], code APE [code], représentée par [Prénom Nom, fonction], ci-après « l'employeur » ;

Et [Madame / Monsieur Prénom Nom], né(e) le [date] à [lieu], demeurant [adresse], numéro de sécurité sociale [numéro], ci-après « le salarié ».

Le présent contrat est conclu sous réserve de la déclaration préalable à l'embauche, effectuée le [date]. Il est régi par le code du travail et par la convention collective [intitulé, IDCC].

Article 1. Motif du recours au contrat à durée déterminée

Le présent contrat est conclu pour le motif suivant (article L. 1242-2 du code du travail) :

☐ Remplacement de [Prénom Nom], [qualification professionnelle], absent(e) pour [motif de l'absence].

☐ Accroissement temporaire d'activité : [description précise et datée du surcroît d'activité].

☐ Emploi à caractère saisonnier : [saison, tâches].

☐ Autre motif prévu par la loi : [motif et article].

Article 2. Durée du contrat

☐ Contrat à terme précis : il prend effet le [date] et prend fin le [date] au soir. Il pourra être renouvelé [une / deux] fois, par avenant soumis au salarié avant le terme, dans la limite de la durée maximale légale ou conventionnelle.

☐ Contrat sans terme précis : il prend effet le [date] pour une durée minimale de [durée]. Il prendra fin [au retour de la personne remplacée / à la fin de la saison].

Article 3. Période d'essai

Le contrat ne deviendra ferme qu'à l'issue d'une période d'essai de [nombre] jours, soit un jour par semaine de contrat, dans la limite de deux semaines pour un contrat de six mois au plus et d'un mois au-delà. [Ou : le présent contrat ne comporte pas de période d'essai.]

Article 4. Poste, fonctions et lieu de travail

Le salarié est engagé en qualité de [intitulé du poste], classification [niveau, coefficient] de la convention collective. Ses missions sont [principales missions, ou : décrites dans la fiche de poste annexée].

Ce poste [figure / ne figure pas] sur la liste des postes présentant des risques particuliers pour la santé ou la sécurité (article L. 4154-2). Il s'exerce à [adresse du lieu de travail].

Article 5. Durée du travail

☐ Temps plein : [35] heures par semaine, selon l'horaire collectif de l'entreprise.

☐ Temps partiel : [nombre] heures par [semaine / mois], réparties ainsi : [jours et horaires]. Cas et nature des modifications possibles : [à préciser]. Horaires communiqués par écrit : [modalités]. Heures complémentaires dans la limite de [nombre] heures.

Article 6. Rémunération

Le salarié perçoit un salaire mensuel brut de [montant] € pour la durée de travail prévue à l'article 5. S'y ajoutent [primes, majorations, avantages en nature, ou : aucun élément variable].

Cette rémunération n'est pas inférieure à celle d'un salarié en CDI de même qualification occupant les mêmes fonctions dans l'entreprise.

Article 7. Retraite complémentaire et prévoyance

Caisse de retraite complémentaire : [nom, adresse]. Organisme de prévoyance : [nom, adresse, ou : sans objet].

Article 8. Congés payés et fin du contrat

Le salarié acquiert des congés payés dans les conditions légales et conventionnelles. Ceux qu'il n'aura pas pris donneront lieu à une indemnité compensatrice à la fin du contrat.

À l'échéance, si la relation de travail ne se poursuit pas en CDI, le salarié percevra une indemnité de fin de contrat de [10 % / taux conventionnel] de la rémunération totale brute versée, sauf dans les cas où la loi l'exclut. Lui seront remis son certificat de travail, son attestation France Travail et son reçu pour solde de tout compte.

Article 9. Rupture anticipée

Hors période d'essai, le contrat ne peut être rompu avant son terme qu'en cas d'accord des parties, de faute grave, de force majeure, d'inaptitude constatée par le médecin du travail, ou à l'initiative du salarié qui justifie d'une embauche en CDI, moyennant le préavis légal.

Fait à [lieu], le [date], en deux exemplaires, dont un remis au salarié le [date, au plus tard deux jours ouvrables après l'embauche].

L'employeur : [Prénom Nom, fonction, signature] · Le salarié : [signature, précédée de « Lu et approuvé »]

Check-list de l'employeur

Avant l'embauche

☐ Le motif figure dans la liste légale et le besoin est vraiment temporaire.

☐ Pas de licenciement économique sur ce poste depuis six mois, si le motif est un accroissement d'activité.

☐ Le délai de carence est écoulé depuis le dernier CDD ou intérim sur ce poste, compté en jours d'ouverture.

☐ Convention collective lue : durée maximale, renouvellements, carence, essai, prime : [notes].

☐ Salaire au moins égal à celui d'un CDI au même poste.

☐ DPAE faite le [date], avant la prise de poste.

À l'embauche

☐ Contrat signé par les deux parties, toutes mentions remplies, remis au salarié le [date], au plus tard dans les deux jours ouvrables.

☐ Date de fin de l'essai notée : [date]. Date du terme notée : [date].

Pendant le contrat

☐ Renouvellement éventuel : avenant signé avant le [date du terme], renouvellement n° [1 / 2], durée totale [mois].

À la fin

☐ CDI proposé ? ☐ non ☐ oui : proposition écrite remise le [date, avant le terme], délai de réponse jusqu'au [date].

☐ Refus du salarié : France Travail informé en ligne le [date, dans le mois].

☐ Dernier bulletin : prime de fin de contrat [montant] € et indemnité de congés payés [montant] €.

☐ Certificat de travail, attestation France Travail et reçu pour solde de tout compte remis le [date].

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Sources. Code du travail, articles L. 1221-3, L. 1221-10, L. 1242-1 à L. 1242-8-2, L. 1242-10 à L. 1242-17, L. 1243-1 à L. 1243-5, L. 1243-8 à L. 1243-13-1, L. 1244-1 à L. 1244-4-1, L. 1245-1, L. 1245-2, L. 1248-1 à L. 1248-11, L. 3123-6, L. 5422-1, R. 1243-2, D. 1242-1 et D. 1243-1, version à jour du 8 octobre 2026 (codes.droit.org), consultés le 16 octobre 2026 · Code pénal, article 131-38 (codes.droit.org, version à jour du 26 août 2026) · service-public.gouv.fr : « Conclusion d'un contrat de travail à durée déterminée (CDD) », vérifiée le 21 août 2026 ; « Prime de précarité », vérifiée le 6 octobre 2026 ; « Fin d'un contrat à durée déterminée », vérifiée le 22 janvier 2024 ; « Renouvellement d'un CDD », vérifiée le 31 juillet 2023, seul son mode de calcul de la durée et de la carence est repris · Entreprendre Service Public : « Embauche en contrat d'extra (CDD d'usage) », vérifiée le 4 décembre 2025 ; pages lues le 16 octobre 2026. Avertissement. Exemples fictifs. Ce guide ne constitue pas un conseil juridique ; votre convention collective peut prévoir d'autres règles. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.


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