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Domiciliation d'entreprise : chez soi (bail, copropriété, HLM, limite de cinq ans des sociétés), société de domiciliation agréée et contrat, local, pépinière ou couveuse, transfert de siège, et le piège du courrier non relevé.
Télécharger (PDF) Version à remplir (DOCX)Toute entreprise doit avoir une adresse, choisie avant l'immatriculation, et justifier de la jouissance des locaux : une boîte postale ne suffit pas. Quatre options : le domicile, une société de domiciliation, un local, une pépinière. Un entrepreneur individuel, micro compris, peut déclarer son logement comme adresse de l'entreprise sans limite de durée (code de commerce, L. 123-10). Une société peut installer son siège au domicile de son dirigeant ; si le bail ou la copropriété s'y oppose, c'est pour cinq ans au plus depuis la création, après notification écrite au bailleur ou au syndic, et la situation doit être régularisée au greffe avant l'échéance (L. 123-11-1). Recevoir clients ou marc
Le même texte que le PDF, à lire ici. Les modèles se remplissent plus facilement dans la version à télécharger.
Domicilier une entreprise, c'est lui donner une adresse administrative et juridique. C'est elle qui figure sur vos factures, vos contrats, votre site internet, et qui décide de quel greffe, de quel tribunal et de quels services fiscaux vous dépendez. Elle se choisit avant l'immatriculation : une société l'inscrit même dans ses statuts.
Le vocabulaire a son importance. Pour une société (SARL, SAS, SASU, SCI…), on parle de siège social. Pour une entreprise individuelle, micro-entreprise comprise, Service Public Entreprendre rappelle que le terme est inexact : on parle d'adresse de domiciliation, ou d'adresse de l'entreprise.
Cette adresse peut être celle où vous travaillez, ou une simple adresse administrative. Le plombier qui part chaque matin sur les chantiers, le formateur qui enseigne chez ses clients, le commerçant ambulant : leur adresse sert à recevoir du courrier et à les rattacher à un greffe, pas à accueillir du monde. À l'inverse, le coiffeur ou le boulanger ont besoin d'un lieu d'exploitation, qui devient souvent aussi leur adresse.
Dans tous les cas, la loi exige de justifier de la jouissance des locaux déclarés : un titre de propriété, un bail, une facture d'énergie à votre nom, ou un contrat de domiciliation (code de commerce, articles L. 123-10 et L. 123-11). Une simple boîte postale ne suffit donc pas.
| Option | Pour qui elle convient, en deux mots |
|---|---|
| Votre domicile | Le plus simple et le moins coûteux, si votre bail, votre copropriété et votre mairie ne s'y opposent pas. Votre adresse personnelle devient publique, sauf démarche de confidentialité. |
| Une société de domiciliation | Une adresse professionnelle sans local à vous, avec des services à la carte (courrier, accueil téléphonique, salle de réunion). Elle doit être agréée par la préfecture. |
| Un local commercial ou professionnel | Indispensable si vous recevez des clients, stockez de la marchandise ou travaillez à plusieurs. C'est aussi l'option la plus engageante. |
| Une pépinière, une couveuse | Pour démarrer entouré : hébergement, conseils, voisins qui vivent la même chose. Places limitées et durée bornée. |
Un entrepreneur individuel peut déclarer l'adresse de son logement comme adresse de l'entreprise (code de commerce, article L. 123-10). Le texte distingue deux cas. Pour y exercer l'activité, il faut qu'aucune loi ni aucune clause du bail ou du règlement de copropriété ne s'y oppose. Pour s'en servir seulement comme adresse, quand on n'a pas d'autre établissement, le texte ne pose pas cette condition, et il précise que cette déclaration « n'entraîne ni changement d'affectation des locaux, ni application du statut des baux commerciaux ».
Service Public Entreprendre le confirme : cette domiciliation chez vous « peut durer autant de temps que vous le souhaitez ». Il faut être propriétaire ou locataire du logement et en faire sa résidence principale. Si vous êtes locataire, prévenir le bailleur est conseillé, pas obligatoire.
Un point où les sources divergent : la même fiche demande de vérifier qu'aucune clause du bail, du règlement de copropriété ou des règles d'urbanisme ne s'oppose à cette domiciliation, alors que l'article L. 123-10 ne pose cette condition que pour l'exercice de l'activité dans le logement. Le texte de loi prime sur une fiche d'information ; une lettre simple au bailleur évite pourtant bien des malentendus.
Pour justifier l'adresse à l'immatriculation, une facture d'électricité, d'eau ou de téléphone suffit en général. Profitez-en pour appeler votre assureur : le contrat habitation ne couvre pas forcément l'ordinateur professionnel ni le client qui glisse dans l'escalier.
L'article L. 123-11-1 du code de commerce autorise toute société à installer son siège au domicile de son représentant légal (le gérant de SARL, le président de SAS ou de SASU) et à y exercer une activité. Un associé qui n'est pas dirigeant ne peut pas prêter son domicile de cette façon.
Tout dépend ensuite de ce que disent le bail et le règlement de copropriété.
Avant la fin des cinq ans, c'est à la société de communiquer au greffe les éléments qui justifient son changement de situation, sous peine de radiation d'office (article L. 123-11-1). Trois mois avant l'échéance, le greffe envoie d'ailleurs une lettre demandant l'adresse du nouveau siège. Faute de régularisation dans le délai, il radie la société (article R. 123-171). Ce courrier arrive, par définition, à l'adresse du siège : mieux vaut être là pour l'ouvrir.
La fiche « Domicilier une société et son activité » de Service Public Entreprendre (vérifiée le 15 septembre 2025, toujours dans cet état quand nous l'avons lue le 16 octobre 2026) présente la domiciliation au domicile du dirigeant comme un choix qui « doit être choisie au moment de la création » et qui « ne doit pas excéder une durée de 5 ans ». Le texte en vigueur est plus nuancé.
L'article L. 123-11-1 ne limite la durée que dans un cas : quand une loi, le bail ou le règlement de copropriété s'oppose à l'installation du siège. Sans clause contraire, aucune durée n'est fixée. Et la notification au bailleur est prévue avant une demande d'immatriculation « ou de modification d'immatriculation » : une société déjà créée peut donc ramener son siège chez son dirigeant. Sans clause contraire, à tout moment ; avec une clause contraire, seulement tant que les cinq ans comptés depuis sa création ne sont pas écoulés. La fiche de Service Public Entreprendre sur le transfert de siège cite d'ailleurs le domicile du représentant légal parmi les destinations possibles.
Avant de déménager le siège dans cinq ans ou de payer un domiciliataire, relisez donc votre bail et votre règlement de copropriété. Si aucune clause n'interdit l'activité, la limite des cinq ans ne vous concerne pas.
Valentin, graphiste à Fréjus, crée sa SASU en mars 2026 et en est le président. Il loue un appartement dont le bail précise : « usage exclusif d'habitation ». Il envoie à son bailleur, en recommandé, la lettre de notification, puis immatricule sa société avec le siège chez lui. Il a jusqu'à mars 2031 au plus tard, et moins si son bail se termine avant. Il note la date dans son agenda, avec un rappel un an plus tôt : trouver un local ou un domiciliataire se prépare mieux à froid.
Sa voisine de palier, Lucile, est micro-entrepreneuse et formatrice en bureautique : elle donne ses cours dans les locaux de ses clients et n'a pas d'autre établissement. Même bail, même clause. Elle déclare son appartement comme simple adresse de l'entreprise : pour elle, aucune durée maximale. Si elle se mettait à recevoir des stagiaires chez elle, ce serait une autre question, celle de l'activité exercée dans le logement.
Déclarer son domicile comme adresse est une chose. Y exercer, c'en est une autre, réglée par le code de la construction et de l'habitation. Si le bail et le règlement de copropriété ne l'interdisent pas, l'activité professionnelle, même commerciale, est permise dans une partie du logement, à condition qu'elle ne soit exercée que par ceux qui y ont leur résidence principale et qu'on n'y reçoive ni clientèle ni marchandises (article L. 631-7-3). Le même article s'applique au gérant ou au président d'une société qui travaille chez lui.
Au rez-de-chaussée, l'activité est possible aussi avec de la clientèle, pourvu qu'elle ne crée ni nuisance ni danger pour le voisinage et aucun désordre pour le bâtiment (article L. 631-7-4). Dans les autres cas, le maire peut autoriser l'activité (article L. 631-7-2).
Ces règles relèvent du régime du changement d'usage des logements, qui ne s'applique pas partout. Depuis la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, l'article L. 631-7 le réserve aux communes dont la liste est fixée par décret, celles où le logement est le plus tendu, et seulement si leur conseil (ou l'intercommunalité) décide d'y soumettre le changement d'usage à autorisation ; d'autres communes peuvent l'instituer par délibération (article L. 631-9). La fiche de Service Public Entreprendre, vérifiée le 2 juillet 2026, cite encore l'ancienne liste : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et les communes de plus de 200 000 habitants. Le plus sûr est de poser la question à votre mairie. La même fiche indique aussi qu'il faut prévenir les impôts de ce changement d'usage dans les 3 mois qui suivent le début de l'activité.
Dans un logement appartenant à un organisme HLM, l'activité sans clientèle ni marchandises reste permise dans les conditions de l'article L. 631-7-3. En revanche, l'autorisation du maire ne peut pas porter sur une activité commerciale, et l'activité en rez-de-chaussée demande une autorisation précédée de l'avis du bailleur social (article L. 631-7-5). Sans réponse dans un mois, cet avis est réputé favorable. Votre bail HLM peut contenir ses propres clauses : lisez-le avant toute chose.
Un domiciliataire (on dit aussi cabinet ou centre de domiciliation) vous fournit une adresse et, à la carte, des services autour : réception, numérisation et réexpédition du courrier, accueil téléphonique, bureaux ou salles de réunion. C'est l'option des activités sans local ouvert au public, des dirigeants qui ne veulent pas de leur adresse sur les registres, des créateurs dont le bail interdit tout.
Nul ne peut exercer l'activité de domiciliation sans un agrément de l'autorité administrative (code de commerce, article L. 123-11-3). Il est délivré par le préfet du département où se trouve le siège du domiciliataire, pour six ans (articles R. 123-166-1 et R. 123-166-3). Pour l'obtenir, le domiciliataire doit notamment :
L'activité de domiciliation ne peut pas s'exercer dans un local d'habitation principale ou à usage mixte professionnel (article L. 123-11-2). L'ami qui « prête » l'adresse de son appartement contre un petit loyer mensuel ne pourrait donc pas être agréé : s'il en fait une activité, il exerce sans agrément. Pour lui, c'est un délit puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende (article L. 123-11-8). Pour vous, c'est un siège bâti sur du sable.
Le contrat de domiciliation doit mentionner les références de l'agrément (article R. 123-168). Si elles manquent, demandez-les ; en cas de doute, la préfecture du département du domiciliataire peut vous renseigner. Service Public Entreprendre renvoie aussi à l'annuaire des adhérents du syndicat professionnel du secteur, le Synaphe : être adhérent d'un syndicat ne remplace pas l'agrément, c'est l'agrément qu'il faut vérifier.
Le contrat est écrit, conclu pour trois mois au moins et renouvelable par tacite reconduction, sauf préavis de résiliation (article R. 123-168). Il vous est demandé à l'immatriculation (article R. 123-167) et il est mentionné au registre du commerce (article R. 123-169).
| Le domiciliataire s'engage à | Vous vous engagez à |
|---|---|
| Être immatriculé au registre du commerce pendant toute la durée du contrat. Mettre à votre disposition une pièce pour vos réunions et la tenue de vos registres. Conserver un dossier sur vous. Informer le greffe à la fin du contrat. Prévenir le greffe si vous n'avez pas relevé votre courrier depuis trois mois. Renseigner les commissaires de justice munis d'un titre exécutoire. Transmettre chaque trimestre aux impôts et à l'Urssaf la liste des entreprises domiciliées. | Utiliser effectivement et exclusivement les locaux comme siège. Informer le domiciliataire de toute modification de votre activité, de votre domicile personnel ou, pour une société, de sa forme, de son objet et de ses dirigeants. Lui donner mandat de recevoir en votre nom toute notification. |
Le prix, lui, n'est fixé par aucun texte. Il dépend de la ville et surtout des options : une adresse seule, un courrier scanné, une réexpédition hebdomadaire, une permanence téléphonique ne coûtent pas la même chose. Comparez le coût sur un an, options et frais de dossier compris, et regardez le préavis de sortie. Service Public Entreprendre signale aussi qu'en pratique, beaucoup de cabinets n'acceptent les professions libérales non réglementées que si elles sont en société, et refusent les micro-entrepreneurs libéraux (coach, formateur, consultant…). Posez la question avant de signer.
En signant, vous donnez au domiciliataire mandat de recevoir en votre nom toute notification (article R. 123-168). Une mise en demeure, une lettre de l'administration ou du greffe reçue chez lui est donc en principe réputée reçue par vous, le jour où elle arrive. Que vous l'ouvriez trois semaines plus tard ne change rien aux délais.
Ensuite, si vous ne prenez pas connaissance de votre courrier pendant trois mois, le domiciliataire doit en informer le greffe. Le greffier vous écrit alors, à votre domicile personnel et à l'adresse du siège : sans nouvelles de votre part, il porte au registre la mention de la cessation d'activité (articles R. 123-168 et R. 123-125). Vos clients, votre banque et vos fournisseurs verront cette mention en consultant le registre.
Un abonnement à la numérisation du courrier, ou un passage régulier, coûte moins cher qu'une entreprise réputée fermée alors qu'elle tourne.
La boîte aux lettres est le seul collaborateur qui ne prend jamais de congés. Elle ne lit rien pour autant.
Si vous recevez des clients, stockez de la marchandise ou embauchez, il vous faut tôt ou tard un vrai local. Son adresse devient naturellement celle de l'entreprise. Plusieurs portes d'entrée existent :
Service Public Entreprendre conseille de garder un loyer annuel qui ne dépasse pas 8 % de votre chiffre d'affaires hors taxes. Repère utile pour ne pas signer un emplacement de rêve qui mange la marge.
Le coworking est un cas à part. Si votre entreprise fixe son adresse dans des locaux occupés en commun avec d'autres, la loi parle de domiciliation : il faut un contrat de domiciliation avec le propriétaire ou le locataire principal des lieux (article R. 123-167). La plupart des espaces de coworking n'acceptent ni stock ni clientèle régulière importante, rappelle Service Public Entreprendre.
Une pépinière d'entreprises héberge les entreprises jeunes : bureaux ou ateliers, équipements partagés, accueil, et un accompagnement pour démarrer. On y entre sur dossier, après un passage devant un comité. Service Public Entreprendre indique une durée d'hébergement de 48 mois au plus, et un bail de courte durée, de 3 ans au plus. Les règles du contrat de domiciliation s'y appliquent quand l'entreprise y fixe son adresse dans des locaux partagés. Notre page Pépinière d'entreprises : à quoi ça sert, pour qui détaille le fonctionnement.
Une couveuse intervient plus tôt, quand l'entreprise n'existe pas encore : vous testez votre activité en conditions réelles, sans vous immatriculer, dans le cadre d'un contrat d'appui au projet d'entreprise (CAPE). La question de l'adresse se pose donc au moment où vous créez votre propre structure. Voyez notre page Couveuse d'entreprise et CAPE : tester son activité.
Déménager le siège d'une société, c'est modifier ses statuts. Service Public Entreprendre décrit trois étapes :
Pensez à la déclaration des bénéficiaires effectifs : elle est à refaire en cas de transfert hors ressort, et aussi quand l'adresse personnelle d'un bénéficiaire change, ce qui arrive souvent lorsque le siège suit le dirigeant dans son déménagement. Voyez Bénéficiaires effectifs : qui déclarer, quand et comment, et pour la formalité elle-même Immatriculer son entreprise sur le guichet unique, pas à pas.
L'entrepreneur individuel n'a ni statuts ni annonce légale : il déclare sa nouvelle adresse sur le même guichet unique, par lequel passent toutes les modifications (code de commerce, article L. 123-33). Inscrit au registre du commerce, il a un mois pour le faire (articles R. 123-38 et R. 123-45). Pour tous, le changement de commune peut changer la CFE, dont le taux est voté par la commune, et l'adresse doit être corrigée partout où elle apparaît : factures, devis, site internet, papier à en-tête, fiche Google. Pour les mentions de votre site, voyez Mentions légales et RGPD du site d'une petite entreprise.
Le modèle ci-dessous (aussi en Word) réunit une check-list de choix, les clauses à vérifier avant de signer un contrat de domiciliation, et la lettre de notification prévue par l'article L. 123-11-1 quand le siège d'une société s'installe chez son dirigeant malgré une clause contraire.
Forme de l'entreprise : [EI / micro-entreprise / SARL / SAS / SASU / autre] · Dirigeant : [Prénom Nom]
Je reçois des clients ou des marchandises : [oui / non] · Je travaille seul : [oui / non] · J'ai besoin de stocker : [oui / non]
Si j'envisage mon domicile
Je suis propriétaire ou locataire, et c'est ma résidence principale
Bail relu, clause sur l'usage : [citer la clause ou « aucune »]
Règlement de copropriété relu, clause sur l'activité : [citer ou « aucune »]
Société avec clause contraire : lettre au bailleur ou au syndic envoyée le [date], fin de la période de cinq ans le [date], rappel noté le [date]
Activité exercée sur place : règles de la mairie vérifiées le [date] · Logement HLM : bailleur interrogé
Assureur prévenu · Non-diffusion ou occultation de l'adresse personnelle demandée
Si j'envisage une société de domiciliation
Références de l'agrément préfectoral : [numéro, préfecture, date] · Domiciliataire immatriculé au RCS : [SIREN]
Coût total sur un an, options comprises : [… €] · Le cabinet accepte ma forme et mon activité
Si j'envisage un local, un coworking, une pépinière
Bail commercial, professionnel ou convention lu en entier · Loyer annuel rapporté au chiffre d'affaires hors taxes : [… %]
Locaux partagés : contrat de domiciliation signé avec [nom] · Stock et accueil de clients autorisés : [oui / non]
Mon choix : [adresse retenue et raison principale]
Contrat écrit, d'une durée d'au moins trois mois, renouvelable par tacite reconduction
Références de l'agrément du préfet mentionnées dans le contrat
Préavis de résiliation : [durée, forme] · frais de sortie : [montant ou « aucun »]
Pièce mise à disposition pour les réunions et la tenue des registres : [conditions d'accès, réservation, coût]
Courrier : [mise à disposition / numérisation / réexpédition], fréquence […], délai d'information à l'arrivée d'un recommandé […]
Mandat de recevoir les notifications : procédure prévue pour me prévenir le jour même
Prix : abonnement [… € par mois], options […], frais de dossier […], révision du prix [clause]
Mes obligations : usage effectif et exclusif comme siège, information sur tout changement (activité, domicile, forme, objet, dirigeants)
Lieu de conservation des documents comptables indiqué, s'ils ne sont pas chez le domiciliataire
Ce qui se passe à la fin du contrat : réexpédition du courrier pendant [durée], information du greffe par le domiciliataire
[Prénom Nom], [gérant / président] de [dénomination, forme, en cours de constitution ou SIREN] · [adresse du logement]
À [nom du bailleur / syndic de la copropriété / représentant de l'ensemble immobilier], [adresse]
Lettre recommandée avec avis de réception · [lieu], le [date]
Objet : notification d'installation du siège social au domicile du représentant légal (article L. 123-11-1 du code de commerce)
[Madame, Monsieur],
En application de l'article L. 123-11-1 du code de commerce, je vous informe de l'intention de la société [dénomination], dont je suis le représentant légal, d'installer son siège social à mon domicile, [adresse], que j'occupe en qualité de [locataire / copropriétaire].
Cette installation est faite pour une durée qui n'excédera ni cinq ans à compter de la création de la société, ni le terme de mon occupation des lieux. Conformément au même article, elle n'entraîne ni changement de destination de l'immeuble ni application du statut des baux commerciaux. [Aucune clientèle ni marchandise ne sera reçue dans les lieux.]
Je vous prie d'agréer, [Madame, Monsieur], l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Oui, c'est le cas le plus courant. La micro-entreprise est une entreprise individuelle : l'adresse du logement peut servir d'adresse de l'entreprise, sans limite de durée, et la déclarer ne change ni l'affectation du logement ni le bail. Recevoir des clients ou des marchandises sur place suit, en revanche, les règles de la partie 2.
Pas dans le logement d'un parent ou d'un ami, en principe. Pour une société, la loi ne prévoit que le domicile du représentant légal (article L. 123-11-1) ; pour un entrepreneur individuel, l'adresse de son propre local d'habitation (article L. 123-10). Si vous vivez réellement chez ce parent, c'est votre résidence : Service Public Entreprendre demande toutefois d'être propriétaire ou locataire, donc vérifiez auprès du guichet unique les justificatifs acceptés avant l'immatriculation. Dans les locaux professionnels d'une autre entreprise, il faut un contrat de domiciliation avec le propriétaire ou le locataire des lieux (article R. 123-167), et celui qui en fait une activité doit être agréé.
Aucun tarif n'est réglementé. Le prix varie selon la ville et les options choisies. Comparez le total sur un an, frais de dossier et options compris, et vérifiez le préavis. Le domicile, lui, ne coûte rien de plus, en dehors de l'assurance.
Non : il est conclu pour trois mois au moins, puis se renouvelle par tacite reconduction sauf préavis (article R. 123-168).
Une adresse ne suffit pas à sortir de chez soi. Beaucoup de créateurs domiciliés à la maison ont surtout besoin de voisins de bureau : des entrepreneurs à qui poser une question, avec qui comparer un bail ou un contrat de domiciliation, et qui recommandent. Les CCI, les CMA, les pépinières et les réseaux d'entrepreneurs servent à cela.
L'association Réseau Actif, association loi 1901 à but non lucratif du Pays de Fayence, réunit des entrepreneurs de tous les secteurs pour s'entraider : rompre l'isolement, partager son expérience, apprendre des autres. Ses guides sont gratuits et ouverts à tous, adhérents ou non.
Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code de commerce, articles L. 123-10, L. 123-11, L. 123-11-1, L. 123-11-2, L. 123-11-3 (modifié par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, article 69), L. 123-11-4, L. 123-11-5, L. 123-11-8, L. 123-33, L. 526-1, R. 123-38, R. 123-45, R. 123-125, R. 123-166-1 à R. 123-166-5, R. 123-167 à R. 123-171, version à jour du 1er octobre 2026 (codes.droit.org), consulté le 16 octobre 2026 · Code de la construction et de l'habitation, articles L. 631-7 (modifié par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 108), L. 631-7-2 à L. 631-7-5 et L. 631-9, version à jour du 9 octobre 2026 (codes.droit.org), consulté le 16 octobre 2026 · Service Public Entreprendre : « Domicilier son entreprise individuelle et son activité », vérifiée le 2 juillet 2026 ; « Domicilier une société et son activité », vérifiée le 15 septembre 2025 ; « Changer le siège social d'une société », vérifiée le 5 septembre 2025 ; « Un professionnel exerçant à son domicile ou chez ses clients doit-il payer la CFE ? », vérifiée le 26 mars 2026 ; pages lues le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce document ne constitue pas un conseil juridique. Votre bail, votre règlement de copropriété et les règles d'urbanisme de votre commune peuvent prévoir des conditions particulières ; les exemples sont fictifs. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.
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