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Licenciement pour motif personnel : la convocation et ses mentions, le délai de 5 jours ouvrables, l'entretien préalable, la lettre motivée, la faute grave, la mise à pied conservatoire et le préavis.
Télécharger (PDF) Version à remplir (DOCX)Pour licencier un salarié pour motif personnel, l'employeur doit d'abord le convoquer à un entretien préalable, par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge (code du travail, article L. 1232-2). La lettre indique l'objet, la date, l'heure et le lieu de l'entretien et rappelle que le salarié peut se faire assister par un membre du personnel ; sans représentants du personnel, aussi par un conseiller du salarié, avec l'adresse de l'inspection du travail et de la mairie où consulter leur liste (L. 1232-4, R. 1232-1). L'entretien a lieu au moins 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre. L'employeur y expose les motifs et recueille les explications du salarié, sans a
Le même texte que le PDF, à lire ici. Les modèles se remplissent plus facilement dans la version à télécharger.
L'employeur qui envisage un licenciement pour motif personnel convoque d'abord le salarié à un entretien préalable, par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge. La lettre indique l'objet, la date, l'heure et le lieu de l'entretien, et la possibilité de se faire assister (articles L. 1232-2, L. 1232-4 et R. 1232-1 du code du travail). Sans représentants du personnel, elle mentionne le conseiller du salarié et l'adresse où trouver leur liste.
L'entretien a lieu au moins 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre. Vous y exposez les motifs et écoutez les explications du salarié (L. 1232-3). La lettre de licenciement, motivée, part en recommandé avec avis de réception au plus tôt 2 jours ouvrables après la date prévue de l'entretien (L. 1232-6). Pour une faute, elle doit partir au plus tard un mois après l'entretien (L. 1332-2).
Tout licenciement pour motif personnel doit reposer sur une cause réelle et sérieuse (article L. 1232-1). Le motif tient à la personne du salarié : une faute, une insuffisance professionnelle, par exemple. C'est ce motif que vous aurez à exposer, puis à écrire, puis peut-être à prouver devant le conseil de prud'hommes.
S'il s'agit d'une faute, le compte à rebours a déjà commencé. Vous avez deux mois, à partir du jour où vous avez connu les faits, pour engager la procédure (article L. 1332-4). Une sanction de plus de trois ans ne peut plus être invoquée à l'appui d'une nouvelle (L. 1332-5). Un licenciement peut être prononcé dès la première faute, s'il est proportionné aux faits (Service Public).
Certains salariés sont protégés. Une salariée enceinte ne peut être licenciée que pour une faute grave sans lien avec la grossesse, ou si le contrat ne peut être maintenu pour un motif étranger à celle-ci. Pendant le congé de maternité et les congés payés pris juste après, aucun licenciement ne peut être notifié ni prendre effet, même pour faute grave ; la protection court encore dix semaines après (article L. 1225-4). Un salarié en arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle est protégé de la même façon, sauf faute grave ou motif étranger à l'accident ou à la maladie (L. 1226-9).
Le salarié protégé suit une autre procédure. Délégué syndical, élu au CSE, mais aussi, dans une TPE, le salarié inscrit sur la liste des conseillers du salarié (article L. 2411-1) : son licenciement exige l'autorisation de l'inspecteur du travail, demandée après l'entretien préalable (L. 2421-3, Service Public). Ce cas n'est pas traité ici : faites-vous accompagner.
Votre convention collective peut ajouter des étapes, une commission de discipline par exemple (Service Public). Lisez-la avant d'envoyer quoi que ce soit. Ce guide ne traite ni du licenciement économique, ni de l'inaptitude, qui suivent des règles propres. Si le salarié est encore en période d'essai, voyez le guide Période d'essai.
La convocation se fait par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge (article L. 1232-2). Dans le second cas, faites signer et dater un double par le salarié : c'est votre preuve de la date de remise. Un appel ou un courriel ne suffit pas.
| Mention | Ce qu'il faut écrire |
|---|---|
| L'objet | Un entretien préalable à un éventuel licenciement. Le mot « éventuel » compte : la décision n'est pas prise avant l'entretien (L. 1232-2). |
| La date et l'heure | En respectant le délai de 5 jours ouvrables du § 3. |
| Le lieu | En principe le lieu de travail ou le siège de l'entreprise, avec l'adresse précise (Service Public). |
| L'assistance | Le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise (R. 1232-1). |
| Le conseiller du salarié | Sans représentants du personnel dans l'entreprise, il peut aussi choisir un conseiller du salarié. La lettre le dit, et donne l'adresse de l'inspection du travail et de la mairie où leur liste est consultable (L. 1232-4). |
Le conseiller du salarié est une personne extérieure à l'entreprise, inscrite sur une liste arrêtée par le préfet dans chaque département, qui exerce gratuitement (articles L. 1232-7, D. 1232-4 et D. 1232-5). La liste est tenue à disposition dans chaque section d'inspection du travail et dans chaque mairie. Si le salarié fait appel à lui, c'est le salarié qui lui communique la date, l'heure et le lieu, et qui vous informe de sa démarche (R. 1232-2).
Quelle mairie indiquer ? Celle du domicile du salarié s'il habite dans le même département que l'entreprise ; sinon, celle du lieu de travail (Service Public Entreprendre). Le ministère du Travail et Service Public proposent un modèle de convocation ; le nôtre, au § 9, en reprend les mentions.
L'entretien ne peut avoir lieu moins de 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou sa remise en main propre (article L. 1232-2). Le point de départ est la présentation de la lettre par La Poste, pas son envoi ni son retrait au bureau de poste.
Un jour ouvrable, c'est tout jour de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire, en général le dimanche, et les jours fériés habituellement chômés dans l'entreprise. Le samedi compte donc. Ni le jour de présentation, ni le jour de l'entretien n'entrent dans les 5 jours. Si le délai se termine un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu'au jour ouvrable suivant (Service Public Entreprendre).
L'exemple de Service Public : lettre présentée un mardi, sans jour férié dans la semaine, entretien au plus tôt le mardi suivant. Gardez une marge : un calendrier trop serré oblige à tout recommencer.
Cécile dirige une menuiserie de six salariés à Draguignan, sans représentants du personnel. Benoît, menuisier depuis quatre ans, accumule les retards et vient de manquer deux journées sans prévenir, après deux avertissements écrits. La dernière absence date du lundi 26 octobre 2026 : à partir de ce jour, Cécile a deux mois pour engager la procédure.
Sa convocation est présentée le mardi 3 novembre. Les 5 jours ouvrables sont le 4, le 5, le 6, le 7 (un samedi) et le 9 novembre : l'entretien pourrait avoir lieu dès le mardi 10. Cécile le fixe au jeudi 12 novembre, pour garder une marge. La lettre indique que Benoît peut venir avec un collègue ou un conseiller du salarié, et donne l'adresse de l'inspection du travail et celle de la mairie de son domicile, dans le Var.
Le code du travail tient l'entretien en une phrase : l'employeur indique les motifs de la décision envisagée et recueille les explications du salarié (article L. 1232-3). Vous, ou une personne de l'entreprise qui a le pouvoir d'embaucher et de licencier, recevez le salarié et, s'il en a choisi un, la personne qui l'assiste.
Rédigez, le jour même, un compte rendu de ce qui a été dit, daté et signé. Il vous servira à écrire la lettre, et à vous en souvenir si l'affaire va plus loin.
Si le salarié ne vient pas. Il n'est pas obligé de se présenter, et son absence ne peut pas lui être reprochée. Vous pouvez poursuivre la procédure (Service Public Entreprendre). Les délais suivants se comptent à partir de la date prévue de l'entretien (article L. 1232-6).
La décision est notifiée par lettre recommandée avec avis de réception (article L. 1232-6). Elle ne peut pas être expédiée moins de 2 jours ouvrables après la date prévue de l'entretien. L'exemple de Service Public : entretien un lundi, lettre envoyée au plus tôt le jeudi.
Et la remise en main propre ? Le code ne la prévoit pas pour cette lettre, mais elle est admise. Pour la Cour de cassation, le recommandé n'est qu'un moyen de prouver la date de notification (Cass. soc., 16 juin 2009, n° 08-40.722). Le modèle du ministère du Travail l'envisage : deux exemplaires, celui de l'employeur portant « Reçu le » et la signature du salarié. Le recommandé reste le plus sûr, car sa présentation fait courir le préavis (L. 1234-3). Si le salarié refuse de signer, envoyez la lettre en recommandé.
Un délai maximal, seulement pour la faute. Il n'existe pas de délai légal maximal pour un licenciement non disciplinaire. Pour un licenciement disciplinaire, la lettre part au plus tard un mois après la date de l'entretien (Service Public Entreprendre, article L. 1332-2).
Ce que la lettre contient. Le ou les motifs, obligatoirement (L. 1232-6). Énoncez des faits précis, objectifs et matériellement vérifiables, avec les dates, les lieux et le contexte, imputables au salarié lui-même ; pour une faute lourde, l'intention de nuire. C'est la consigne même des modèles officiels. La lettre est signée par l'employeur ou son représentant, et envoyée à l'adresse du salarié que vous connaissez.
Les modèles officiels. Le décret n° 2017-1820 du 29 décembre 2017 a établi six modèles types de lettres de licenciement : motif disciplinaire, motif personnel non disciplinaire, inaptitude, motif économique individuel, et deux modèles de licenciement économique collectif (DREETS Normandie). Leur usage est facultatif. L'article L. 1232-6 renvoie désormais à un arrêté du ministre du Travail, que la DREETS annonce encore pour l'avenir. Les modèles sont repris sur code.travail.gouv.fr et Service Public Entreprendre. Partez-en pour la lettre de licenciement : ils prévoient chaque option (préavis effectué ou dispensé, faute grave, mise à pied conservatoire, salarié protégé).
L'entretien a lieu le jeudi 12 novembre. Benoît vient avec un collègue et explique ses retards par des difficultés de transport. Cécile prend des notes, ne dit rien de sa décision. Les 2 jours ouvrables sont le vendredi 13 et le samedi 14 ; le dimanche ne compte pas : la lettre peut partir dès le lundi 16 novembre.
Comme le motif est disciplinaire, elle doit partir au plus tard le samedi 12 décembre, reporté au lundi 14 décembre parce que le délai finit un samedi (article R. 1332-3). Cécile n'attendra pas ce dernier jour. Elle retient une faute simple, décrit chaque absence et chaque retard avec sa date, et rappelle les deux avertissements.
Pour une faute, la procédure tient entre deux bornes que beaucoup d'employeurs confondent. La première : deux mois, à partir du jour où vous avez connu les faits, pour engager la procédure, c'est-à-dire envoyer la convocation (articles L. 1332-4 et R. 1332-1). La seconde : un mois au plus entre la date fixée pour l'entretien et la notification de la sanction (L. 1332-2 et R. 1332-2).
Ce mois expire à minuit le jour du mois suivant qui porte le même quantième que l'entretien, reporté au premier jour ouvrable si ce jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié (R. 1332-3). Dès que la date de l'entretien est fixée, notez la date limite d'envoi de la lettre.
Dans les 15 jours qui suivent la notification, le salarié peut vous demander, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, de préciser les motifs de la lettre. Vous avez alors 15 jours après réception pour répondre, si vous le souhaitez, dans les mêmes formes. Vous pouvez aussi préciser les motifs de votre propre initiative, dans les 15 jours suivant la notification (article R. 1232-13).
Vous pouvez informer le salarié de cette faculté dans la lettre, sans y être obligé : la Cour de cassation l'a jugé le 29 juin 2022 (ministère du Travail). Les modèles officiels l'écrivent.
La lettre de licenciement, précisée le cas échéant, fixe les limites du litige sur les motifs (article L. 1235-2). Devant le juge, vous ne pourrez pas invoquer un grief que la lettre ne contient pas. Écrivez donc tous les motifs que vous retenez, dès la première lettre.
Le même article contient un garde-fou. Si le salarié n'a pas demandé de précisions, une motivation insuffisante ne prive pas à elle seule le licenciement de cause réelle et sérieuse : elle ouvre droit à une indemnité d'un mois de salaire au plus. Et une irrégularité de procédure, quand le motif est réel et sérieux, est sanctionnée par une indemnité d'un mois de salaire au plus (L. 1235-2). Le motif reste ce qui pèse le plus.
Sauf faute grave, le salarié licencié a droit à un préavis : un mois entre six mois et deux ans d'ancienneté, deux mois à partir de deux ans, sauf durée ou condition plus favorable prévue par la loi, la convention collective, le contrat ou les usages (article L. 1234-1). En dessous de six mois, la durée dépend de la loi, de la convention ou des usages. Il commence à la date de présentation de la lettre recommandée (L. 1234-3).
Vous pouvez dispenser le salarié de l'effectuer ; écrivez-le, Service Public le recommande. Le contrat prend fin à la même date, et le salarié perçoit tout ce qu'il aurait touché en travaillant, congés payés compris (L. 1234-4 et L. 1234-5). Dans l'exemple, Benoît a quatre ans d'ancienneté : son préavis est de deux mois, sauf disposition plus favorable de la convention.
La faute grave rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, même pendant le préavis ; elle peut être reconnue dès la première fois. La faute lourde suppose en plus une intention de nuire. Dans les deux cas, ni préavis ni indemnité de licenciement ne sont dus, mais les congés payés acquis restent payés (Service Public). Le contrat prend fin dès la notification (Service Public Entreprendre). C'est le juge, en cas de contestation, qui qualifie la faute.
Quand les faits rendent indispensable d'écarter le salarié tout de suite, vous pouvez prononcer une mise à pied conservatoire, à effet immédiat. C'est une suspension provisoire du contrat, pas une sanction ; elle prend fin avec la sanction définitive (code.travail.gouv.fr, Service Public). Vous l'annoncez au salarié oralement ou par écrit ; mieux vaut un écrit, puis convoquer sans attendre. Aucune sanction définitive ne peut être prise sans l'entretien préalable (article L. 1332-3).
Le salaire de la période. Si la faute grave ou lourde est retenue, la période non travaillée entre la mise à pied et la notification n'est pas payée : c'est ce que prévoient les modèles officiels de lettre. Si vous retenez finalement une faute simple, un motif non disciplinaire ou aucune sanction, la jurisprudence est constante : la période doit être payée. Garder ce salaire tout en licenciant pour une faute simple revient à sanctionner deux fois les mêmes faits (Cass. soc., 16 mai 2018, n° 17-11.202). Même chose si le juge écarte ensuite la faute grave : le salaire de la mise à pied redevient dû. Ce point n'est pas écrit dans le code : faites-le confirmer par votre avocat si la situation est discutée.
La mise à pied n'est pas obligatoire pour licencier pour faute grave : la Cour de cassation l'a jugé le 2 mai 2024 (n° 22-13.869), décision rapportée par Service Public Entreprendre le 27 mai 2024. L'employeur avait convoqué la salariée une semaine après les faits et l'avait laissée à son poste ; cela n'excluait pas la faute grave. Ne laissez pas traîner pour autant : le ministère du Travail rappelle que, pour une faute grave, la convocation ou la mise à pied doit intervenir dans un délai restreint après la connaissance des faits, quand aucune vérification n'est nécessaire (Cass. soc., 24 novembre 2010).
Une procédure de licenciement se rattrape mal : un délai mal compté, un motif mal écrit, et c'est le juge qui tranche. Pour un premier licenciement, une faute grave ou un salarié protégé, faites relire la convocation et la lettre par votre expert-comptable ou un avocat en droit du travail, et vérifiez votre convention collective. Allô Service Public répond aussi aux questions de droit du travail, par des informateurs du ministère chargé du travail (Service Public Entreprendre).
Trois documents à remplir dans l'ordre de la procédure. Pour la lettre de licenciement elle-même, partez du modèle officiel qui correspond à votre motif.
[Dénomination de l'entreprise] · [adresse] · représentée par [prénom, nom, fonction]
[Prénom, nom du salarié] · [adresse]
[Lettre recommandée avec avis de réception n° …] ou [Lettre remise en main propre contre décharge]
À [ville], le [date]
Objet : convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement
[Madame / Monsieur],
Nous envisageons à votre égard une mesure de licenciement. En application des articles L. 1232-2 et R. 1232-1 du code du travail, nous vous convoquons à un entretien préalable le [jour, date] à [heure], à l'adresse suivante : [adresse précise, bureau ou salle].
[Option A, entreprise dotée de représentants du personnel :] Vous pouvez vous faire assister lors de cet entretien par une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise.
[Option B, entreprise sans représentants du personnel :] Vous pouvez vous faire assister lors de cet entretien soit par une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise, soit par un conseiller du salarié. La liste des conseillers du salarié est consultable à l'inspection du travail, [adresse], et à la mairie de [commune du domicile du salarié s'il réside dans le département de l'entreprise, sinon commune du lieu de travail], [adresse].
[En cas de mise à pied conservatoire :] Compte tenu de la nature des faits, nous vous confirmons la mise à pied conservatoire qui vous a été notifiée le [date], dans l'attente de la décision qui sera prise à l'issue de la procédure.
Si vous souhaitez vous faire assister, merci de nous en informer.
Veuillez agréer, [Madame / Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées.
[Prénom, nom, fonction, signature]
[En cas de remise en main propre :] Fait en deux exemplaires. Reçu le [date], signature du salarié : […]
Date, heure, lieu : […] · Présents : [employeur ou représentant ; salarié ; personne qui l'assiste, nom et qualité] · Salarié absent : [oui / non]
1. Ouverture. Rappeler l'objet : un licenciement est envisagé, aucune décision n'est prise. Rappeler que la décision sera communiquée par écrit.
2. Les motifs, un par un. Fait n° 1 : [date, lieu, circonstances, pièces] · Fait n° 2 : […] · Fait n° 3 : […] · Antécédents : [avertissements, dates]
3. Les explications du salarié, fait par fait : [noter ses réponses, sans les commenter]
4. Les observations de la personne qui l'assiste : […]
5. Clôture. « Je vous ferai connaître ma décision par écrit. » Aucune décision annoncée en séance.
Après l'entretien : compte rendu rédigé le [date] · Éléments nouveaux à vérifier : […] · Décision : [licenciement / autre sanction / pas de suite] · Qualification retenue : [motif non disciplinaire / faute simple / faute grave / faute lourde]
Faute : faits connus le [date] · convocation à envoyer au plus tard le [date + 2 mois] (L. 1332-4)
Vérifications : convention collective lue [intitulé, IDCC] · salarié protégé, enceinte, en arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle : [oui / non]
Convocation envoyée ou remise le [date] · présentée le [date de 1re présentation, avis de La Poste ou décharge]
5 jours ouvrables (sans le jour de présentation, sans dimanche ni jour férié chômé) : [j1, j2, j3, j4, j5] · entretien possible à partir du [date] · entretien fixé le [date]
Mise à pied conservatoire : [non / oui, notifiée le …, par écrit]
Entretien tenu le [date] · compte rendu rédigé · salarié [présent / absent]
2 jours ouvrables après la date prévue de l'entretien : [j1, j2] · lettre envoyable à partir du [date]
Motif disciplinaire : lettre envoyée au plus tard le [même quantième le mois suivant, reporté si samedi, dimanche ou férié] (L. 1332-2, R. 1332-3)
Lettre de licenciement (modèle officiel) envoyée en recommandé avec avis de réception le [date] · présentée le [date] = début du préavis
Préavis : [1 mois / 2 mois / durée conventionnelle / aucun pour faute grave ou lourde] · [effectué / dispensé par écrit] · fin du contrat le [date]
Précisions des motifs : demande reçue le [date, ou aucune] · réponse au plus tard le [date + 15 jours] (R. 1232-13)
Fin de contrat : certificat de travail · attestation France Travail · solde de tout compte · indemnité de licenciement [si 8 mois et pas de faute grave] · congés payés non pris
Au moins 5 jours ouvrables entre la présentation de la lettre, ou sa remise en main propre, et l'entretien (article L. 1232-2), sans compter ces deux jours ; le samedi compte, pas le dimanche ni les jours fériés chômés.
Vous exposez les motifs de la décision envisagée et recueillez les explications du salarié (article L. 1232-3) : les faits datés, puis l'écoute. Aucune décision annoncée en séance.
Au moins 2 jours ouvrables après la date prévue de l'entretien (article L. 1232-6). Pour un motif disciplinaire, un mois au plus après l'entretien (L. 1332-2). Pour un motif non disciplinaire, il n'y a pas de délai légal maximal.
Son absence ne peut pas lui être reprochée. Vous pouvez poursuivre, en comptant les délais à partir de la date prévue de l'entretien (Service Public Entreprendre, article L. 1232-6).
Oui, quand les faits rendent indispensable d'écarter le salarié immédiatement. Elle n'est pas une sanction, dure jusqu'à la décision, et la convocation suit sans tarder (article L. 1332-3, Service Public Entreprendre). Si la faute grave n'est pas retenue, la période doit être payée (§ 7).
Non. Le code exige l'objet, la date, l'heure, le lieu et la possibilité de se faire assister (article R. 1232-1). Les faits sont exposés pendant l'entretien, puis écrits dans la lettre de licenciement.
Licencier un salarié, dans une équipe de cinq ou six personnes, n'est jamais une simple formalité. En parler avec d'autres dirigeants qui sont passés par là aide à garder la tête froide. Pour la procédure elle-même, votre expert-comptable et un avocat en droit du travail restent vos premiers interlocuteurs.
Réseau Actif, association et club d'entrepreneurs, rassemble des dirigeants, artisans, commerçants et indépendants du Var autour de liens professionnels utiles et concrets, entre gens qui connaissent la réalité d'une petite entreprise.
Pour nous rencontrer : reseauactif.fr
Sources. Code du travail, articles L. 1225-4, L. 1226-9, L. 1232-1 à L. 1232-7, L. 1234-1, L. 1234-3, L. 1234-4, L. 1234-5, L. 1234-9, L. 1234-19, L. 1234-20, L. 1235-1, L. 1235-2, L. 1332-1 à L. 1332-5, L. 1471-1, L. 2411-1, L. 2421-3, R. 1232-1 à R. 1232-3, R. 1232-13, R. 1234-9, R. 1332-1 à R. 1332-3, D. 1232-4 et D. 1232-5, version à jour du 8 octobre 2026 (codes.droit.org), consultés le 16 octobre 2026 · Service Public Entreprendre (DILA) : « Procédure de licenciement d'un salarié pour motif personnel », vérifiée le 11 mai 2026 ; « Licenciement pour motif personnel nul, sans cause réelle et sérieuse ou irrégulier », vérifiée le 19 juin 2026 ; modèles de lettres R58714 (vérifié le 11 mai 2026) et R58718 (vérifié le 22 mai 2026) ; « Licenciement d'un représentant du personnel », vérifiée le 11 mars 2026 ; actualité « Le licenciement pour faute grave n'inclut pas obligatoirement une mise à pied immédiate du salarié », publiée le 27 mai 2024 (Cass. soc., 2 mai 2024, n° 22-13.869) · Service Public (DILA) : « Licenciement pour faute simple, grave ou lourde », vérifiée le 21 novembre 2025 ; « Sanctions disciplinaires d'un salarié du secteur privé », vérifiée le 7 mai 2025 · Code du travail numérique (ministère du Travail) : fiche « La procédure en cas de licenciement pour motif personnel » (mise à jour le 26 septembre 2025), modèles « Convocation à un entretien préalable au licenciement pour motif personnel » (mis à jour le 6 novembre 2024) et « Lettre de licenciement pour motif disciplinaire » (mis à jour le 21 novembre 2024), glossaire « Mise à pied conservatoire » · décret n° 2017-1820 du 29 décembre 2017 établissant des modèles types de lettres de notification de licenciement, modèle disciplinaire lu dans la reproduction de la DREETS Normandie, liste des six modèles sur la page « Nouveaux modèles types de lettre de licenciement » (mise à jour le 13 avril 2026) · Cour de cassation, chambre sociale : 16 juin 2009, n° 08-40.722 (texte reproduit par dictionnaire-juridique.com) ; 16 mai 2018, n° 17-11.202 (rapporté par Legisocial) ; 24 novembre 2010 et 29 juin 2022, cités par la fiche du ministère du Travail ; tous lus le 16 octobre 2026. Avertissement. Ce document ne constitue pas un conseil juridique. Il traite du licenciement pour motif personnel d'un salarié en CDI ; le licenciement économique, l'inaptitude et les salariés protégés suivent des règles propres. Votre convention collective peut prévoir des garanties supplémentaires. Version. Document établi le 16 octobre 2026 par Réseau Actif.
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